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Jim Kirkwood › Hecate Vol. I

5 titres - 71:25 min

  • 1 Dark Ale Lane 11:02
  • 2 This Ae Night 14:15
  • 3 A Soul on the Bridge of Dread 10:02
  • 4 Shadows on the Horizon 25:01
  • 5 A Heartbeat of Mortality 11:05

line up

Jim Kirkwood: Keyboards, synthétiseurs, percussions électroniques, séquenceurs et FX

remarques

chronique

Même si l’impression de déjà entendu subsiste, le bouillant univers sonore de Jim Kirkwood demeure encore attrayant. Se cachant toujours derrière d’épais mellotron, de lourds synthés aux odes spectrales et des séquences aux mutations autant mélodieuses que chthoniennes, Jim Kirkwood se porte à merveille, comme en fait foi ce 4ième opus en paraître en 2007. Déesse Grecque des enfers, Hecate fut abordé durant la période de Foxhalt Edge et terminé en juillet 2006.
Fidèle à la marque de commerce de l’homme en noir, Dark Ale Lane démarre avec fracas. Une grosse orgue aux ondes ténébreuses qui tournoie, telle les menaces d’un nouveau fantôme de l’opéra, sur des percussions aux martèlements échotiques. Les pénombres musicales de Kirkwood sont à portées d’oreilles. Une lourde intro qui se terre sous une accalmie provisoire, où pulsations battent sous un synthé spectral, avant de reprendre sa procession infernale. Roulements de peaux sur séquences névrotiques, mellotrons enveloppants et solos de synthé tortueux, Dark Ale Lane croise les ambiances éthérées qui se nourrissent de rythmes poussés à leurs limites. Si cette pièce introductive, tout comme Heartbeat of Mortality, semble prévisible et que Soul on the Bride of Dread sonne comme du déjà entendu, Sieur Kirkwood reste toujours à l’aise dans l’exploitation de ses contes musicaux gothiques. Il évite un rabâchage facile en fignolant sans cesse ses rythmes et séquences, tout en exploitant un peu plus ses atmosphères, créant l’illusion de nouveauté.
This Ae Night croule sous une pesanteur métallisée de percussions pulsatives et de synthés lourds qui s’aromatisent d’effluves très TD, années Logos. Un déferlement sonore titanesque, enveloppé dOndes métalliques synthétiques percutantes et de séquences névrotiques sous des brides de synthés nostalgiques de Froese/Schmoelling. Le titre évolue sous différentes approches séquentielles, entremêlant rythme pesamment infernal à des séquences plus harmonieuses, voire lyriques, qui roulent avec une propension à faire hurler les souffles synthétisés.
Shadows on the Horizon est la surprise d’Hecate I. Une intro à la Legion de Shreeve qui nous conduit aux travers les sombres méandres musicaux qui ponctuent cette œuvre de 25 minutes. Comme une sombre histoire d’horreur, le Sieur du Sleepy Rabbit Studio nous fait sursauter à quelques reprises sur des rythmes infernaux qui surgissent d’atmosphères vaporeuses. Un long titre aux ambiances démoniaques cachant de petites comptines qui épousent à merveille les ambiances sinistres qui se cachent sous d’épais voiles synthétisés. Ici et là, l’univers métallique du Dream se fait sentir sur des séquenceurs bouillants qui galopent et tirent à bout portant, donnant la formidable impression de courir pour échapper à la faucheuse.
Ceux qui aiment le style échevelé et effréné de Kirkwood seront servis à souhait sur Hecate Vol.I. Un album lourd qui croule comme une tonne de brique dans un fracas sonore aux mélodies dispersées et empreintes d’une terreur progressive.

note       Publiée le vendredi 22 février 2008

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