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Sunn O))) › White2

cd • 3 titres • 62:52 min

  • 1Hell-O)))-Ween14:11
  • 2BassAliens23:22
  • 3Decay2 [Nihil's Maw]25:19

enregistrement

Enregistré à Magneticpark, mars et avril 2004. - Voix sur "Decay" enregistrées et mixées par Attila Csihar et C.Ice à Temple of Noise, à Rome - Mixé par Stephen O'Malley & Rex Ritter - Masterisé par Scott Hull - produit par SunnO)))

line up

Greg Anderson, Stephen O'malley

Musiciens additionnels : Attila Csihar (chant sur "Decay2 [Nihils' Maw]"), Nick Phit (riff-spiration), Joe Preston, C.ice, Rex Ritter, Dawn Smithson, Nate Carson (Tympanik Exekution)

remarques

Artwork par Bruegel , Imperial Casket Co. , Schwarz - MAXIMUM VOLUME YIELDS MAXIMUM RESULTS Optimized for blackened Sub-Bass systems White2 is dedicated to Thomas Nieuwenhuizen for the continual above & beyond

chronique

Styles
ambient
doom metal
drone
noise
Styles personnels
ambient drone doom + guests

Amis du vrombissement tellurique, bonsoir. Vous qui avez tremblé de bonheur, de peur, ou tout simplement sous l’effet des basses subsoniques en écoutant Earth², réjouissez-vous. Car 4 ans après les stoners imberbes (un concept nouveau) que sont Takeshi, Wata et et Atsuo – alias Boris – un homme aux dents longues, à l’autre bout de la planète, allait à son tour ériger un temple à la gloire du dieu larsen (dieu larsen… dylan carlson… bref, à la gloire de Earth). Son nom : Stephen O’Malley. Passons sur les perspectives de jeux de mots débiles ouvertes par ce nom ridicule, pour se concentrer sur la musique du monsieur. Graphiste génial à ses heures, O’Malley, quand il ne sort pas de très beaux objets collectors par essence à 12 exemplaires sur son label, histoire de récolter ce qu’à semé Earth avant lui, donne des concerts en capuche de jedi aux airs de cérémonies sacrificielles (ben oui, on sacrifie vos tympans). Certains parlent de branlerie, voire de fumisterette ; d’autres, comme moi, y voient un moyen comme un autre de vouer un culte à un groupe décidément marquant via des albums et des concerts très esthétiques renforçant le côté religieux de l’héritage "doom-drone", en ces temps barbares pleins de mécréants en jean slim. SunnO))) est donc le véhicule pour cette vision, et White2 en est l’un des artefacts. Vous vous doutiez bien que si O’Malley et son fidèle acolyte Greg Anderson avaient pondu un Blanc1, c’était pour le plaisir de balancer un Blanc², comme papa. Et le voici donc, resplendissant avec sa pochette occulte, moyenâgeuse (Bruegel is the law) et fleurant bon le mysticisme 70’s, tout en se la pétant conceptuel. Car SoleilO))) à quand même le mérite d’aller dans des coins ou personne n’est encore jamais allé. Si Hell-O)))-Ween, (rien à avoir avec Helloween ni avec Ween), est un genre de morceau drone-doom parfait, rite sabbathien invoquant les bons vieux démons fossilisés depuis l’age de plomb (certains y trouvent quand même des restes de la 3eme symphonie de Gorecki), la suite largue bel et bien les amarres pour une dérivée sur le Phlégéton en compagnie de la mort en personne. bassAliens, lente traversée du fleuve maudit vers le centre des enfers, est une occasion de saisir quand même la maîtrise à la guitare du gars O’Malley, qui, en bon Hendrix (1983, sur electric ladyland, quelqu'un ?) déterré le temps de 20 minutes post-apocalyptiques, reproduit à merveille le bruit de gouttes d’eau qui perlent des stalactites à intervalles réguliers depuis la nuit des temps, le tout sur fond de raclements métalliques et de tocsin crépusculaire annonçant que la demeure de la Bête n’est plus très loin. Et en effet, Decay², nous signifie clairement que nous venons de franchir le seuil de l’antre du malin. On bascule à ce moment dans un aspect clairement "evil" de la musique du groupe, qui prend pour le coup des airs de tribute-band non plus d’Earth, mais de toute la frange gutsienne du métal au sens large. Si l’auditeur se voit rapidement encerclé de toutes parts (la production est assez tuante) par des ectoplasmes aux râles déchirants, des formes spectrales translucides, et autres illustrations sonores des brumes du Tartare, le cœur du malaise, c’est bien cette voix monocorde déclamant une litanie crépusculaire en ancien sanskrit (la langue des Aryens, ha ha, suivez un peu), accompagnée de son double à la voix rauque, qui n’est autre qu’Attila Csihar, le hongrois le plus célèbre après Nicolas Sarkozy, et incontestablement l’invité poids lourd de cette livraison, conférant l’aura sulfureuse indispensable au truc pour attirer le chaland. On pourra préférer largement la démarche underground d’Earth ou jusqu'au boutiste et artisanale de Boris, mais force est de constater que White2, c’est léché, diablement original, et ça bute.

note       Publiée le dimanche 10 février 2008

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Note moyenne        14 votes

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Wotzenknecht › mercredi 16 juin 2010 - 14:18 Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Earth 2 et demi

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Demonaz Vikernes › mardi 2 juin 2009 - 10:06 Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

un peu moins bon que son predecesseur. La premier piste est vraiment bonne, mais le reste un peu long

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Rendez-Moi › dimanche 11 janvier 2009 - 12:57 Envoyez un message privé àRendez-Moi

peut-être qu'en position tortue dans le noir et la nuit ça peut le faire, certains dixes exigent tellement de conditions. Puis c'est l'hiver, la période de la musique désolée (je l'excuserait pas).

kama › samedi 3 janvier 2009 - 15:38 Envoyez un message privé àkama

Skepticism, sinon.

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born to gulo › vendredi 2 janvier 2009 - 19:42 Envoyez un message privé àborn to gulo

essaye les forceps

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