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Satyricon › Rebel extravaganza

cd | 10 titres

  • 1 Tied in bronze chains
  • 2 Filthgrinder
  • 3 Rhapsody in filth
  • 4 Havoc vulture
  • 5 Prime evil renaissance
  • 6 Supersonic journey
  • 7 End of journey
  • 8 A moment of clarity
  • 9 Down south, up north
  • 10 The scorn torrent

enregistrement

Enregistré et mixé aux studios Ambience de mars à Juin 1999, during millenium paranoïa.

line up

Frost (nor) (batterie), Satyr (Voix, guitares lead et rythmiques)

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
black metal

Selon Satyr, le black mélodique et symphonique a fait son temps. Telle est sa vision après trois albums de légende qui, à partir d'une approche assez calme et mélodique, montrent une progression constante vers la vitesse, la violence, et la technique. Comme en 1994, où le groupe définissait son style avec " Dark Medieval Times ", retour au duo. Retour à Frost et Satyr, à l'heure de poser un nouveau son, une nouvelle optique et un nouveau message. La nouvelle optique en question est simple : violent, vite, efficace… totalement dévastateur ! L'ambiance est d'une froideur clinique assez dérangeante, rien à voir avec le froid neigeux de leurs anciens efforts, " Dark medieval… " et " Shadowthrone " en tête. Il n'y a plus de jolies choses dans la tête de Satyr… pas même celles qu'il faisait surgir du passé, ou de son amour pour les terres nordiques. Finies les épées ! Finies la forêt… la neige, la mélancolie et les armures… voici l'an 2000. Et comme Satyricon n'est pas un simple groupe de black metal, mais un groupe qui définit, à chaque album, le black metal, le black 2000 s'impose en 1999 par " Rebel Extravaganza ". Le but de Satyr est de frapper très violent, très agressif et sans compromis, sans chichi… mais Satyricon reste Satyricon, et Satyr continue de nous asséner des structures riches et fines, de plus en plus basées sur les cassures de rythmes, mesures impaires, ponts composés de riffs cassés, rentre-dedans… ultimes. L'album présente donc une musique extrêmement violente et agressive, avec des pointes de vitesse purement hallucinantes : Maître Frost enfonce une fois de plus le clou de sa suprématie incontestable. Il atteint le sommet de son fameux son mat comme des percussions, de sa frappe précise comme une machine, et tout cela en jonglant avec les exigences imprévisibles des structures de Satyr. Les mélodies sont infimes, simples comme on a jamais entendu ça chez Satyricon. Satyr ne raconte plus d'histoires, ne peint plus de tableaux : il nous crache à la gueule en nous tendant son doigt bien haut, et tout cela avec une maîtrise technique encore accrue : Satyricon est définitivement le groupe technique du black metal. (Emperor est hors-norme…). Quant à la voix, elle est d'une noirceur vraiment impressionnante. Satyr est haineux, c'est assez clair, et il a des critiques à faire… des gens à insulter… " Tied in Bronze Chains " va vous éclater la face, puis " Filthgrinder ", avec son riff malsain parfait (intelligemmentissimement repris en clair dans " Rhapsody in filth "), et sa succession de couches de violence qui s'ajoutent alors que l'on croyait le maximum atteint va terminer de vous démontrer si besoin est que cet album est bien l'Album de black nouvelle génération. (Ce qui n'enlève rien aux autres types de démarches…). Mais force est de constater que tout en modernisant le vocabulaire, Satyr reste totalement intègre vis à vis de la " Blackitude " de sa musique. Tout cela est bel et bien du black ; un black moderne, loin des ambiances visuelles jusqu'ici propre aux plus grands du genre, mais un black pur jus, enrichi, et, c'est là le grand pas de Satyr, tourné vers l'avenir. Que les puristes se rassurent, on est chez Moonfog mais ça n'est pas pour autant Dodheimsgard ; Satyricon n'a pas besoin de textures electroniques, de vocaux grandiloquents… d'effets divers et variés. Tout cela est beaucoup trop fin pour être appelé brutal black, mais la puissance de feu de cet album vaut tout les marduk du monde. Le Satyricon des bois n'est plus… voici Satyricon la machine de guerre. On peut être nostalgique des images médiévales dont Satyr était expert... Ou est Satan ? me direz-vous… mais partout, voyons… " Sinfull woman, walk with me, 'cause I'm the wolf on your shoulder… but complain not to me, 'cause I'm the accuser ! ". Imparable, incontestable, inoubliable et dans son genre, j'en mets ma main à couper : inégalable !

note       Publiée le samedi 9 mars 2002

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Note moyenne :        82 votes

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Wotzenknecht › lundi 11 janvier 2016 - 16:39  message privé !

Vraiment ce que je cherche en ce moment ! 'The scorn torrent' mérite bien son nom et ses éloges.

Demonaz Vikernes › samedi 25 octobre 2014 - 10:18  message privé !

L'EP Intermzzo n'était pas déplaisant, mais sur la longue durée, ça ne passe pas...

Note donnée au disque :       
heirophant › samedi 30 novembre 2013 - 11:34  message privé !

Dans le cul?

saïmone › vendredi 29 novembre 2013 - 15:04  message privé !
avatar

Brutal, enculé

passepartouze › vendredi 18 novembre 2011 - 12:45  message privé !

ouais 'time is the sulphur in the veins of the saints": c'est ça le titre dont je me rappelais pas. le précédent, fractal possessions est dans la même veine mais avec plusieurs morceaux de structure "conventionnelle" au lieu de deux blocs de 20min. @stéphane: ouais t'as raison, je sais pas pourquoi j'étais sur que 666... datait de 2001 (même pas pensé à vérifier ici) surement parce que je l'ai découvert + tard (en tout cas ça change pas le fond de ma pensée: rebel extravaganza me semble rétrospectivement faiblard par rapport à ses prédécesseurs/successeurs/contemporains/doubles d'un monde parallèle)

Note donnée au disque :