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Klaus Schulze › Ballett 2 (SPV)

  • 2006 • Spv SPV 305512 CD - REV 072 • 1 CD digipack

5 titres - 75:45 min

  • 1 Atmosphère Concrète 7:35
  • 2 Kagi's Lament 30:12
  • 3 Wolf's Ponticelli 24:18
  • 4 The Smile Of Shadows 12:06
  • 5 Trance 4 Motion 5:42 (Bonus Track)

enregistrement

Produit et enregistré entre 1998 et 2000, réalisé originalement sur Rainhorse avec le boîtier Contemporary Works 1, le 30/10/2000

line up

Klaus Schulze (synthés, batterie et effets électroniques), Thomas Kagermann (Flûte, violon et voix) Wolfgang Tiepold (Cello)

remarques

chronique

Fan inconditionnel ou pas, on doit admettre que Klaus Schulze aime bien étiré ses œuvres jusqu’à la limite de leurs émotions. Ce faisant, certaines longueurs peuvent agacer les néophytes de son immense catalogue, de même que les plus farouches amateurs du synthésiste Allemand. Ce qui fait la force de Schulze peut être aussi sa faiblesse, selon nos attentes et nos perceptions. C’est la façon d’approcher la sinuosité des Ballett de la collection de Contemporary Works. Collection originalement épuisée qui retrouve sa noblesse artistique avec une réédition de haute qualité, tant par la qualité sonore que sa présentation. Même que la pièce bonus fut rematerisée pour s’insérer adéquatement dans cette œuvre clanique aux effluves du Moyen Orient.
Une flûte des déserts Arabes souffle sur un synthé aux nappes sombres et froides, un peu comme s’il venait des cavernes Afghanes. Nous sommes au plus profond des territoires contemporains de Klaus Schulze et d’un monde ethnique qui se moulera étonnamment aux ébullitions sonores du maître Allemand. Avec ses percussions spontanées, ses orchestrations à la dérive et ses effets sonores aussi tribaux que les délires vocaux de Thomas Kagermann, Atmosphere Concrète erre comme une brise aride dans un désert aux ondes métalliques. Des longues minutes introductives qui laissent perplexes, mais qui prennent plus de chaleur avec Kagi’s Lament. Un long 30 minutes de douceur ethnique sur de belles envolées de flûte et de doux murmures berbères sur un synthé discret qui étale ses strates avec nuance et des séquences souples qui vrillent en fines boucles. Un peu comme Tiepold, le violon de Kangermann y est fort présent et remplace adéquatement les envolées d’un synthé trop discret. Si on inclut la flûte et les murmures, Schulze semble avoir écrit ce segment pour le flûtiste à l’étrange voix de nomade. On ne peut pas dire que ce n’est pas beau. Sauf que ça sent la tristesse et que c’est un peu long.
Le cello de Wolfgang Tiepold fend l’atmosphère en ouverture de Wolf's Ponticelli. Doucement, le tempo s’allume et on approche plus l’ère numérique de Schulze avec un rythme doux sur de fines percussions, un beau jeu de séquences et un synthé qui pousse ses beaux solos d’antan. Le travail de Tiepold ici est tout à fait remarquable. Il court sur ses cordes et les pince avec une telle dextérité que l’on croirait entendre des percussions tribales. Une autre bonne pièce, quoique encore un peu longue. Une belle flûte, aux souffles hachurés, ouvre The Smile Of Shadows sur un tempo qui s’éveille de plus en plus. Le doux synthé de Schulze flotte dans une ambiance des années 70, alors que la flûte de Kangermann rivalise d’audace sur les percussions de Schulze et ses mouvements plus accentués. J’aime bien l’ambiance de ce titre qui nous plonge définitivement au cœur des années analogues de Schulze. La pièce en bonus devrait être la plus longue….Une intro sur un léger fracas, un rythme évolutif lent et sensuel épouse une belle nappe d’un synthé langoureux, où voix anonymes se fondent à un doux solo qui se termine trop tôt.
J’ai bien aimé ce Ballett 2, même si on y trouve des longueurs. De douces longueurs qui coulent aisément avec un brin de nostalgie. Car au-delà des méandres ethniques et des prouesses de Tiepold et Kangermann, on entend clairement la chaleur, douceur et la sensualité d’un Schulze fort inspiré.

note       Publiée le samedi 2 février 2008

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snooky › samedi 28 novembre 2009 - 19:36  message privé !

Ballett1 regorgeait d'émotions.Mais que dire du deuxième volume encore supérieur.Dès le premier morceau, Atmosphere concrete, KS plante le décor; souffle synthétique sombre ponctué de quelques voix et d'une flûte très orientale.Kagi's lament(pour moi le tour de force de cet album) est une longue plainte au rythme lent, doux,bercé par quelques strasses synthétiques où tour à tour,la flûte, le violon et le violoncelle tissent leurs arpèges.C'est très très beau, fondant mais d'une incommensurable tristesse.Wolf's Ponticelli c'est encore une fois beaucoup de nostalgie même si le rythme moins lent le rend moins triste.The Smile of Shadows est lui très enlevé et KS rythme sur fond de flûte arabisante.En résumé, Ballett2 est un disque émotionnel, très sensuel, le disque que l'on n'a envie de partager avec personne en raison de sa beauté pure. Exceptionnel...Et moi je craque sur ce disque...

Note donnée au disque :       
gkar02300 › samedi 2 février 2008 - 16:01  message privé !
Encore une belle serie de 4 cd qui demontre l'immense creativité de ce grand monsieur souvent imité mais jamais egale.
Note donnée au disque :