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Adrian Beasley › Powerhouse

cd • 6 titres

  • 1Turbines
  • 2Generator
  • 3The Great Hall
  • 4Power Surge
  • 5Off-Line
  • 6Powerhouse

line up

Adrian Beasly: Synthés, électroniques et FX

remarques

chronique

On ouvre l’interrupteur et les premières ondes métalliques de Turbines jaillissent avec une dure cacophonie industrielle. Atonique et pesant, Turbines gruge nos tympans en flottant sur de lourdes réverbérations aux arches sonores déviantes et hachurées comme une sirène apocalyptique. Un huit minutes de métal hululant qui crisse comme une craie métallique sur une épaisse feuille de d’acier. Dur pour les oreilles …et les voisins! On ferme l’interrupteur et hop…nous voilà à l’envers du cataclysme sonore. Un peu comme dans l’univers de Michael Stearns, Adrian Beasly, membre d’Air Sculpture, offre en Powerhouse un album où les contrastes sonores convergent dans un irréalisme intrigant. Generator brille sous un doux mouvement qui vient des froides profondeurs de Turbines, avant de nous faire entendre un léger fluide synthétisé qui flotte dans un statisme mélodieux. Graduellement, un mouvement séquencé aux tintements irréguliers s’installe avec la complicité d’un synthé charmeur. Tout le contraire de son introduction, Generator est un titre mélodieux aux belles séquences frileuses sur un beau synthé aux ondes lyriques.
The Great Hall est un superbe mouvement atmosphérique, avec un piano aux arpèges hésitants qui dansent dans une brume mélancolique. Pas d’évolution, juste une belle ambiance feutrée qui sent la tristesse, comme la tendresse. Comme un vent inattendu, Power Surge vient du lointain avec de fines pulsations qui s’amplifient sur une belle basse séquencée. Un superbe titre qui gagne en intensité avec un séquenceur aux ondulations lourdes qui s’entremêle à des percussions aux martèlements intenses et fébriles sur un synthé aux souffles symphoniques. Un mélange d’Arc et Redshift, tout simplement exquis.
Off-Line nous ramène aux lourdes ambiances de Turbines, mais avec une approche qui combine lourdeur et délicatesse. Un peu comme un gros nuage qui se déplace sous les souffles d’un vent céleste. Lourd, atmosphérique mais avec une approche très sensible. Après une douce intro flottante Powerhouse, la pièce titre, se balance sur une douce séquence basse aux soubresauts ondulés. Synthé aux souffles éthérés, séquence plus ronde, le titre plonge dans une rythmique mordante où furieux solos de synthés ornent une cadence de plus en plus débridée qui se termine dans la même férocité que Power Surge.
Avec Powerhouse Adrian Beasly ouvre toute les portes à une musique ambiante aux lourdes nappes métalliques qui peuvent froisser les oreilles, comme elles peuvent aussi les charmer. Au-delà de ses lourdes réverbérations caustiques, Powerhouse offre des titres d’une tendre mélancolie et d’autres plus explosifs qui font oublier une introduction dont les charmes se découvrent après avoir écouter Off-Line; un pur délice atmosphérique.

note       Publiée le lundi 28 janvier 2008

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