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The Residents › The Voice Of Midnight

12 titres - 60:36 min

  • 1/ The sandman
  • 2/ Mental decay
  • 3/ Claire's response
  • 4/ In the dark
  • 5/ Professor caligari
  • 6/ The telescope
  • 7/ True love
  • 8/ Seven cats
  • 9/ Catatonia
  • 10/ The proposal
  • 11/ The tower
  • 12/ Epilogue

line up

The Residents, Nolan Cook

remarques

Adaptation libre d'un conte de E.T.A. Hoffmann.

chronique

Styles
gothique
ovni inclassable
Styles personnels
conte musical barré en couille

(Il jette du sable dans leurs yeux pour les manger...) La comédie musicale de minuit, ha ! Et le théâtre des automates maîtrise sa respiration. J’ai dit : le théâtre des respirations épuise son automatisme. J’ai dit : ceci est un ballon, ceci est un docteur, ceci est un cancer trop mou pour perdurer dans votre corps ma mie. Et je vous ai dit mangez la rétine. Et ma chère le mangea… dans la salle de bain ? Il y’a un chat - aussi - et il est dérangeant. Et ils aiment les chansons louches qui surviennent, et les disputes du couple qui surgissent, les larmes, les gouffres… alors ils chantent n’importe comment pour exorciser ce bordel et ils font leurs scènes, leurs petites scènes… Acte 1, Acte 2, Acte 3, Acte 123, Acte 231. Autant de scénettes… C’est triste mais c’est gai. On dirait du Tom Attend par moments surtout quand les sept chats ils viennent, mais c’est parfois long et chiant. Alors que c’est beau, si vous voyez le tableau… mais, mais, mais non… Claire j’ai dit… Je ressens comme une sorte d’obscurité… Les voix des protagonistes qui échangent leurs lignes sur les mélodies de minuit… C’est « veux-tu m’épouser ? » C’est liant comme un ver de terre mais non car c’est plom plom rythme d’abysse & chant d’église des enfants de chœurs dont les tétons se chamaillent la place au creux du cœur… c’est chant de guitare et hurlements de cordes… mais c’est articulé car le concept eh bah il dit que c’est comme ça. Mais concept ? Mais temps ? Téléphone… police, meurtre là, meurtre ! Non… Claire… c’est l’éternelle convalescence du marchand de sable, ce salaud, cette bête de nuit, la peur du jeune homme… Car sable ! Car marchand ! Oui, marchand, et pas de quartier ! HOMME AU SABLE QUI REGARDE DANS LES YEUX HI HI HI, pour goûter… Car oui yeux pour goûter, c’est un cake, un sablé de nuit qu’on marchande à qui mieux-mieux, et l’étrange maladie de Clara/Claire et ce salaud d’oeilliste et l’avocat coupé en mille et puis Nathanaël/Nate - à moins que ce ne soit un de ces oiseaux stupidement oisifs de l’Amour Vrai… J’ai peur ! Et puis c’est un enfant traumatisé, un rejeton du quartier bleu qui a trop tripoté les savates de Beetlejuice ou mangé les peaux mortes de Coppélius… Et puis c’est le robot… la voix de lui. Oh, et c’est un simili-western à la pleine lune, dans une école abandonnée ou un immeuble à cordes et touches… ce chant dans le tuyau en plastique qui coule comme de la glace et les piou-piou goth’hic ! Et les gémissements partout j’entends… Longs monologues soporifiques courtes mélodies qui changent tout le temps je perçois… L’histoire je perçois… Claire je perçois… L’homme au sable je perçois. Cette ritournelle sèche. Sèche et noiraude… Colo-colo ? Apristbtum ? Gnian-gnian mélodie oui ! Gnian-gnian gloup-gloup ! Gloup ? Ting-ting ? Happy Birthday ? L’enfance est gloup et ting-ting et happy birthday, car ses peurs sont gloup et ting-ting et happy birthday… Du reste, on devine les écosystèmes gémisuintants dans ce parongule phréatique, piano discreto, chorus dissimulus, mucus melodius mmmh, violons échappés de Hitchcock, rythmes surgissant, gloubi-boulga intime, cacophonie… mais rien des réverbères ne semble dicter la loi conjugale des loups, alors que la guitare électrique couine ses élégieuses meurtrissures dans la baignoire ou au fond du puit, je me surprends à y voir des encres sympathiques. Claire ? Ou alors serait-ce une farandole mon cher Lother ? Bien qu’un presque firmament de ces violons qui tapissent le cloaque ? Les gazouillis perçants ? Les berceuses recouvertes de nodules et de métastases ? Les comptines perverses ? La crasse psychique du Télescope qui revient hanter les âmes girouettes ? Peut-être... Un de ces contes nocturnes qu’on ne peut interpréter sans trébucher - Un cauchemar infantile en actes multiples et mélodies saupoudrées de grillons dans lesquelles l’amour et la peur se nuisent mutuellement et marchent main dans la main… en digérant l’esprit... … …?

note       Publiée le mercredi 9 janvier 2008

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Note moyenne        8 votes

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HiM › jeudi 20 janvier 2011 - 16:12  message privé !

Je découvre celui-ci et wahou... peut-être bien mon préféré parmi leurs albums récents que j'ai écoutés. Et puis ça leur va bien aussi une narration un peu plus "suivable" que d'habitude.

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Autre-Huche › mercredi 10 mars 2010 - 16:12  message privé !

Ça me fais un effet fou !

Note donnée au disque :       
rockerfinitquimangedesbannannesaubarbitu › mercredi 10 février 2010 - 14:52  message privé !

Pas le meilleur des residents, mais quand même, il y a de quoi de chouette ici quand même.

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Cockrellus Wumbus › samedi 6 février 2010 - 04:05  message privé !

Ouais il est bon !

Note donnée au disque :       
Raven › vendredi 11 janvier 2008 - 00:40  message privé !
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@Lapin: la note de la chro c'est celle du chroniqueur, et l'autre c'est la mienne... je vois pas où est la confusion, d'autres chroniqueurs font ça aussi, ça permet de distinguer note 'de la tête' et note 'du coeur' quand on peut se le permettre pour certains disques qu'on aime mais auxquels on se sent incapable de donner une note trop élevée compte tenu de leurs défauts (et aussi de se la péter façon schizo, admettons-le). @Mangetout: eh eh... ;)
Note donnée au disque :