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Goretex › The art of dying

cd | 19 titres | 46:58 min

  • 1 The Art Of Dying
  • 2 Destined To Rep
  • 3 60:00 (feat. Sabac, Mr. Hyde & Necro)
  • 4 Ground Zero
  • 5 Momentary Lapse Of Reason
  • 6 Celebrity Roast
  • 7 Service For Taking Out The Torah
  • 8 Born Of Fire
  • 9 Earth Rot
  • 10 Shabbos
  • 11 Blessed Are The Sick (feat. Necro)
  • 12 The Last 100 Days Of Sodom
  • 13 Uncle H.
  • 14 The Virtual Goat (feat. Ill Bill)
  • 15 Pigmartyr (feat. Necro)
  • 16 555
  • 17 Extreme Makeover
  • 18 Crawlspace
  • 19 Eulogy (feat. Sexy Sadie)

line up

Goretex (MC), Necro (MC, production), Ill Bill (MC), Sabac (MC), Mr. Hyde (MC), Uncle Howie (voix), Sexy Sadie (voix)

chronique

Styles
hip-hop
Styles personnels
underground

A chaque fois que l’on ouvre le livret d’une prod Psycho-Logical, il n’y a rien d’étonnant à voir éparpillées, côte à côte, les photos d’enfance du Mc et les traditionnelles pub pour films porno, quand ce ne sont pas les tofs de l’Oncle Howie tapotant sa légendaire seringue ou draguant les donzelles… Goretex n’échappe pas à la necro-sainte règle, mais il y a quelque chose, chez lui, d’un peu moins "évident" que chez le reste de la clique, ses délires à lui fonctionnent de façon moins prévisible sans doute, oscillant entre moments de mélancolie (le skit je-ne-sais-plus-combien où l’on entend une chanson espagnole tout droit sortie d’un navet d’Almodovar), et les passages flippés dans le style cheap et vicelard cher à l’écurie de Necro. Quelque chose de plus glauque aussi, à l’image de la pochette satanique et incrustée de signes hébreux, de ce singe mutant dont les yeux comme deux billes noires semblent sonder notre esprit malade. Mais même si ce pseudo digne d'un K-way et cette pochette originale tranchent un peu avec les habitudes de la maison, pas de panique - ou pas d’illusion plutôt - on reste en terrain balisé… Goretex se plonge dans quelques salves malades et vindicatives, tout en donnant bien sûr dans les délires paranoïaques sans filets comme au bon vieux temps de Non-Phixion : extra-terrestres, agents de la CIA et egotrips déjantés s’entrecroisent tout au long de l’album. Notons un sens aiguisé des lyrics provocateurs (l’excellent "Celibrity Roast" dans lequel le lascar part bien en couille question mythomanie lucide, dressant une liste peu élogieuse de stars ‘déviantes’)… Le flow de Goretex est disgracieux et sec comme un cou de trique, parfois à la limite de l’essoufflement mais puissant et accrocheur, et c’est bien l’essentiel me direz-vous. Quelques passages décontractés du gland jonchent le skeud, dans l’esprit plus relax d’un Ill Bill (le jazzy "Eulogy" ou les pistes "60:00" et "Earth Rot" dans une ambiance de gangster movie des années 30), mais en comparaison à ses collègues elles semblent mineures. On sent bien que Goretex, sans faire tâche sombre au milieu de ses potes, veut sonner personnel alors qu’il n’a pas un emceeing franchement transcendant (tout comme Sabac et Mr Hyde du reste), même s’il reste encore « prisonnier » de l’écurie Psycho-Logical et par conséquent des traditions de Necro bien prévisibles et un peu chiantes à la longue (le clin d’œil à Uncle Howie, les featurings obligés avec la team). Pour ce qui est des productions, une fois n’est pas coutume elles varient pas des masses en style mais beaucoup en efficacité, Necro oscillant toujours entre le sympa et le bâclé ce qui, chez lui, rime souvent avec beats lo-fi et étalage de samples recyclés à tour de bras en mode ultra-linéaire. Fort heureusement, dans l’ensemble elles restent très appréciables, et à ce propos "Born Of Fire", sur un sample très bien choisi de Mart Garson, restera probablement comme l’une des toutes meilleures prods de Necro à mes yeux. Passée une introduction tragicoviolonesque et cinématographique à la late Jedi Mind Tricks, on se paye donc quelques bonnes tranches de flippe – et, comme d’habitude, ce sont les pièces les plus sombres qui retiennent l’attention : en l’occurrence "Pigmartyr" en feat. avec le boss - qui rappelle le "Agent Orange" de Cage, et le crasseux "The Last 100 Days Of Sodom". Pour le reste on reste dans de la bonne qualité, mais rien de bien méchant, juste de l’énergique old-school accrocheur mais sans surprise (l'electro et minimal "Momentary Lapse Of Reason", "Destined To Rep", "Extreme Makeover" et une petite déception avec "Blessed Are The Sick" et ses samples metal dans le style du Pre-Fix For Death de Necro en moins inspiré) avec interludes excellents et bien sentis… Un psycho-logical fort appréciable en définitive.

note       Publiée le mercredi 9 janvier 2008

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Virus S.T.N › vendredi 16 juillet 2010 - 19:24  message privé !

Je cherche désespérément à connaître l'origine du sample utilisé pour la 10ème plage, "Shabbos". Une âme cultivée et charitable pourrait-elle me renseigner SVP? Je promets de récompenser la personne qui me sortira le titre et l'interprète. Sans déc'.

Painkiller › samedi 12 janvier 2008 - 17:36  message privé !
Un disque plus malsain et varié, mais par la même occasion moins accessible que ce que P-L Records a l'habitude de pondre. Celebrity Roast, The Last 100 Days Of Sodom et Extreme Makeover sont des titres ravageurs. J'attend avec impatience son prochain album hors P-L Records, avec des titres mélancopiques comme New America ou The Most Hated.
Note donnée au disque :       
Emperor Gestahl › jeudi 10 janvier 2008 - 21:21  message privé !
le dernier necro c'est death rap, sexorcist c'était celui d'avant... d'une platitude consternante dans tous les cas...
vargounet › mercredi 9 janvier 2008 - 17:42  message privé !
Je le trouve quand même relativement potable le dernier Necro. C'est un peu plus standardisé et accessible que par le passé, ceci dit. Après ce que je préfère de cette bande de joyeux drilles de psy records c'est la fournée circle of tyrants pour ma part !
Note donnée au disque :       
braincras › mercredi 9 janvier 2008 - 16:45  message privé !
j'ai un vilain penchant à presque toute apprécie de cette maisoné. c'est my house of the dead du hiphop horror meet hardcore meet death-violence. Goretex, Mr. Hyde, Ill Bill et Necro forment une bonne team, n'empêche qu'il s'évade pas trop dans l'expérimental. par contre, le dernier Necro, Sex--quelque chose, est vraiment moins bon de mon côté... ce côté "porno", pas que je suis prude, loin de là, héhé, mais au hiphop la porn n'apporte pas grand, tant qu'à être porne, du moins, le pornogrind me va mieux.