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Venetian Snares + Speedranch › Making orange things

11 titres - 41:20 min

  • 1/ Fire Beats (4:26)
  • 2/ We Hate Russell (4:41)
  • 3/ Pay Me For Sex (2:32)
  • 4/ Cheatin' (3:56)
  • 5/ Unborn Baby (3:26)
  • 6/ Meta Abuse (4:04)
  • 7/ Molly's Reach Around (3:51)
  • 8/ Russell Hates This Track (3:32)
  • 9/ Viva Las Vegas (3:22)
  • 10/ Tushe Love (3:39)
  • 11/ Halfway Up The Stairway Of Mucus (3:51)

enregistrement

Produit par Aaron Funk

line up

Ecrit et enregistré par Aaron Funk et Paul Richard via ICQ, Fanny (First Annual Virtuoso Dentist's Root Canal & Circle Jerkathon Fare Solo, piste 4)

chronique

Styles
jungle
noise
techno hardcore
Styles personnels
speedcore / raw orange powernoise

C’est en 2001 que le monde découvre l’hyperactif Aaron Funk sous son jour le plus fulgurant avec ce « Making Orange Things », réalisé en collaboration avec DJ Speedranch, autre maniaque des drills et des beats en feu (quoi, qu’est-ce qu’il y a ?), que vous connaissez déjà sur guts (peut être sans le savoir). Symbole du décloisonnement opéré au cours des années deux mille : les deux compères ont œuvré en s’envoyant des mp3 par ICQ ! Pas de rencontre, pas de session studio commune. D’ailleurs, de studio, il n’y en a sûrement pas eu lors de la réalisation de ce disque. Si vous voulez mon avis, le père Aaron s’y est mis tous les matins sur son pc, en pyjam’s, après avoir englouti son litron de café habituel. « Tiens, si je faisais des choses oranges aujourd’hui, au lieu de clouer le chat à la porte de salle de bain ? » Car « Making Orange Things », voyez vous, ça poutraille. Dans tous les sens. Et sans capote. Du tube en puissance « Fire Beats » (une de ses meilleures tracks) aux fourmillements acidcore de la fin de « Meta Abuse », en passant par le renversant « We Hate Russell » - qui évolue en prodigieuse machine à mouver son bumpa - le duo opère à vif, charcutant à l’envi, manipulant des extraits sonores déjà en putréfaction avancée au scalpel rouillé, sans mettre de gants. Le MP3 n’arrangeant rien, la qualité sonore est sauvagement dégradée : ça grésille, ça hurle, et ça sature jusqu’à la syncope. La chair des sons étant arrachée, il ne reste plus que l’os, rude et rugueux, bloqué dans le rouge sang. Atari Teenage Riot ? Aux chiottes ! Dans cet univers hostile et bouillonnant, la perfection c’est « Russell Hates This Track » : l’imprévisible absolu. Le sens du contrepoint incomparable de Venetian Snares (écoutez Cheatin’ et son sample de Patsy Cline) est déjà là, aidé par la poutralité de Speedranch. D’ailleurs, à partir de ce moment, l’album bascule. Viva Las Vegas est une descente par les conduits en alu dans un hangar plein de poulets de batterie qui se prennent pour Elvis, Tushe Love est une déchirure aliénante habitée par des bruits de film pornos qui jouent avec les nerfs, et « Halfwayup the Stairway of Mucus » n’est autre que la cryogénisation forcée de Stairway to Heaven, façon Boogerman (ben ouais, les escaliers de mucus !), autrement dit ce qu’il faudrait balancer à plein volume sur les gens qui ont payé 400 euros pour aller voir Led Zeppelin, tandis que le fantôme de Bonzo reviendrait leur péter les dent (tiers) à coup de barre à mine rouillée.

note       Publiée le jeudi 3 janvier 2008

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empreznor › dimanche 10 mai 2009 - 22:41  message privé !

tiens reecouté avant AFX hier, ça poutre toujours autant

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brighter_paëlla_now › dimanche 19 avril 2009 - 15:18  message privé !

Unborn BABYYYYYY ! Chouette soirée hier soir, du bon et du moins bon dans les premières parties mais un Aaron inspiré, de la mise en jambe acid/hardcore au final bordelique. J'en aurais bien repris une petite demie-heure de rab' par contre, ça rebondissait comme il faut dans ma tête.

Wotzenknecht › vendredi 9 mai 2008 - 09:53  message privé !
Whammyburger.
Raven › vendredi 9 mai 2008 - 03:29  message privé !
avatar
c'était quoi déjà la scène clé dans Chute Libre ? ah, ça y est, je la remets: "un cheese burger, s'il vous plait"
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born to gulo › vendredi 9 mai 2008 - 00:40  message privé !
tiens, je lui avais mis 5 ? wotz, où sont tes boules espèce de lyonnais ?
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