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Timur Selçuk Orkestrası › Timur Selçuk Orkestrası

vinyl 33t | 11 titres | 32:32 min

  • 1 Gençlik Şarkısı [2:47]
  • 2 Kelebek [2:37]
  • 3 Dünden Bugüne [2:50]
  • 4 Bengiz [2:04]
  • 5 Yaralı Ceylan [3:10]
  • 6 Sıla Güneşi [2:20]
  • 7 İki Damla Gözyaşı [4:12]
  • 8 Panayır Günü [2:46]
  • 9 Sabah Rüzgarı [4:11]
  • 10 Deniz Kızı [3:23]
  • 11 Trafik [2:12]

extraits vidéo

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line up

Timur Selçuk (piano, direction), Mehmet Duru (guitare acoustique), Yaz Baltac?gil (basse), Erdo?an Ergun (cuivres), Halil Duru (cuivres), Süheyl Denizci (cuivres), Hayati Sünnetçiler (batterie), Selçuk Alagöz (flute), Bengiz Pars (orgue), Melih Kibar (orgue, composition), Selim Selçuk (percussions, composition), Orchestre à cordes du Studio Yonca (cordes)

chronique

Styles
pop
psychédélique
world music
Styles personnels
pop orchestrale (illustrative)

A travers la politique de rééditions d’albums ou de simples morceaux, il ressort parfois de ces étranges affaires. Tel « Panay?r Günü » interprété par l’orchestre du compositeur et pianiste Timur Selçuk, un instrumental à la flute et guimbarde sautillantes, avec riffs électrifiés comme le veut l’anadolu pop d’alors, un mélange qui semble piocher aussi bien dans la musique classique turque que dans l’acid-rock occidental et qui fera les beaux jours de la TRT en tant que générique de programmes pour enfants ! Du coup, un classique que même les grands Replikas reprendront trente ans plus tard sur leur album hommage à l’âge d’or de l’anadolu pop. Le reste de l’album n’est pas en reste de petites perles de musique d’illustration bien baignée dans une atmopshère européenne, avec des choeurs pop et des cuivres reluisants qui évoquent minijupes et îles flottantes aux merveilles psychédéliques. C’est de la bande-son au sens pur, ne manquent que les images. Le temps et les stéréotypes ayant fait leur oeuvre de parasitage culturel, il en faut peu pour que certains morceaux, notamment ceux se lovant avec lascivité dans des influences classiques, ne prennent l’air de fond sonore pour érotique du Dimanche soir, avec scènes de boules dans des boudoirs à fleurs multicolores. C’est sans doute dommageable, mais c’est pas la faute du vingt et unième siècle si avec le recul, cette pop où virevoltent cordes et bois sur des tempos enjoués a des parfums d’âge d’or sensuel apocryphe. Un peu trop occidental sur les bords d’ailleurs, l’exotisme marchant aussi à l’envers (à moins qu’on attribue tout ça à la colonisation culturelle encouragée depuis ce bon vieux Kemal Atatürk). Aux instrumentaux orchestraux avec choeurs féminins choupiniais, on a le droit de préférer quand Selçuk se confronte plus franchement à son propre héritage musical, une façon différente d’aborder une modernisation de la musique turque, en parallèle de l’anadolu pop proprement dite. Ca donne le majestueux « Yaral? Ceylan » qu’on verrait bien donné à jouer lors de fêtes dans les grands yal? au bord du Bosphores; le cinématique « S?la Güne?i » aux cordes et percussions aux arômes arabesques et surtout le fantastique « Deniz K?z? », dramatique comme une rencontre entre James Bond époque John Barry et les sirènes psychédéliques de Marmara, alors qu’entre les riffs à fuzz et les cuivres jazz menaçants serpente une flute lancinante. Dernière preuve que « Panay?r Günü » n’était pas le seul extrait digne d’intérêt dans cet album à ce jour non réédité, le final « Traffik » fait montre lui aussi d’une excentricité bizarroïde, avec une guimbarde idiote et cette mélodie percutée par les cuivres, qui ferait parfaitement office pour, voyons, un générique de jeu télé absurde comme il ne devait probablement pas en exister. Mais il fait toujours bon de s’imaginer des choses. C’est toujours plus beau, plus terrible ou plus excitant que l’usage réel. C’est l’avantage de la musique d’illustration, on y colle ce qu’on veut dessus. Illustration > projection > sublimation.

note       Publiée le mardi 10 juillet 2018

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Klarinetthor › vendredi 13 juillet 2018 - 17:33  message privé !

De belles longueurs, mais ce tube qu'est Panayir Günü... Classique instantané découvert sur Anatolia rocks 2. La fin de l'album est globalement plus réjouissante, plus de peps, de fantaisie, que ce soit au clavier ou au saxo.

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(N°6) › mardi 10 juillet 2018 - 21:25  message privé !
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(idem, c'est un bug. L'absence du correcteur, pas le pull à col roulé)

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nicola › mardi 10 juillet 2018 - 20:41  message privé !

Tiens, je ne peux plus retoucher l’orthographe des chroniques.
Il n’y a pas de balise pour les pulls bleus à col roulé ?

(N°6) › mardi 10 juillet 2018 - 17:33  message privé !
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(les coquilles d'affichages sont dues au basculement sur le nouveau serveur. On espère une résolution du problème.)

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