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The Processus › To Disappear

35 titres - 35:42 min

  • 1/ Fleshchaos - 2/ Visceres - 3/ Destroy the body - 4/ Organic Riot - 5/ I am not - 6/ Dear Lungs - 7/ Quhltur - 8/ The Non breath - 9/ Vein - 10/ The Substance - 11/ Mother (Wumpscut cover) - 12/ Pluto (Björk cover)

line up

Al Slumber (artwork, programmation et voix)

remarques

chronique

Quand on se présente comme une fusion extrémiste black metal/Autechre, on a intérêt à assurer. Le black metal est là dans son essence ; en revanche il faudrait plutôt remplacer le second par Venetian Snares meets hardtek meets The Berzerker (pour qui Al Slumber a réalisé la pochette d’’Animosity’, soit dit en passant)… autant vous prévenir que ça secoue. Des titres qui ne dépassent pas 2 minutes avec 2400 beats/seconde ; et pour ceux qui trouvaient The Berzerker trop linéaire, sachez que les rythmiques sont ici hachées menues, sursaturées et chaotiques au possible. Les voix – les grognements – sont elles aussi passées au moulinet et dans cette charpie électronique se dresse un seul visage : le chaos. Dans une quête illusoire de ‘la forme musicale la plus extrême qui soit’, Al Slumber réalise-t-il qu’il est déjà en plein dedans ? Ne manque plus que le fond, pourrait-on penser. C’est sans compter que ce joyeux bordel est savamment orchestré, les titres plus lents tout aussi maîtrisés (‘Destroy the body’, ou Wumpscut lobotomisé), les ambiances cybernétiques glauques – on est en pleine symbiose digitale – parlant directement au futur. Le ‘black metal’ (si tant est qu’il en reste des miettes) se retrouve sur les très courts ‘Fleshchaos’, ‘I am Not’ et ‘Quhltur’. Petit bémol pour ‘Dear lungs’ qui me semble légèrement en deçà de la finesse (ou disons de la profondeur) du reste. On tient le haut du pavé avec des titres aussi efficaces que ‘Vein’, malsain et découpé au hachoir avec une certaine précision chirurgicale. C’est peut-être là la force de The Processus : Les titres ne sont pas sales, ne saignent pas ou ne puent pas la rouille : ils sont au contraire gelés, aseptisés. On assiste à une boucherie digitale, comme si les robots lesbiennes du clip de Björk venaient nous scier les tympans au laser selon des calculs aléatoires à une vitesse inhumaine. Parlons-en, de Björk, qui fait l’office d’une cover pour le dernier titre, dont la voix est remplacée par ce sympathique dégueulis numérisé, piégé dans une cage issue des beats originaux. Fascinant et éreintant. Gare à la syncope…

note       Publiée le lundi 3 décembre 2007

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empreznor › lundi 3 décembre 2007 - 18:13 Envoyez un message privé àempreznor
et apres les français passent pour des tarés; on se demande pourquoi.
juj › lundi 3 décembre 2007 - 14:50 Envoyez un message privé àjuj
en téléchargement dans son myspaceblog ; pas mal