Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesTThrobbing Gristle › Part Two : The Endless Not

Throbbing Gristle › Part Two : The Endless Not

cd | 10 titres

  • 1 Vow Of Silence [7:02]
  • 2 Rabbit Snare [8:55]
  • 3 Separated [4:51]
  • 4 Almost A Kiss [6:47]
  • 5 Greasy Spoon [9:31]
  • 6 Lyre Liar [7:51]
  • 7 Above The Below [4:28]
  • 8 Endless Not [8:01]
  • 9 The Worm Waits Its Turn [5:50]
  • 10 After The Fall [4:05]

enregistrement

Produit et master par Chris Carter

remarques

Les 4000 premiers disques ont un totem dans la tranche du boîtier (1000 de chaque) : cuivre, bois, caoutchouc ou os

chronique

Parler convenablement de ce tout dernier Throbbing Gristle est assez problématique. Il exigerait de souffrir de schizoïdie bipolaire, ou alors d’avoir beaucoup de recul. N’étant pas encore sujet à de tels troubles psychiatriques (j’en ai d’autres, rassurez-vous), j’opte pour la seconde option. Throbbing Gristle, pionniers de la musique industrielle, injecteurs de punk et de bruitisme en une forme explosive, dérangent, puis amusent, puis fascinent et rassemblent, notamment avec leur descendance directe : Chris & Cosey, Psychic TV et Coil. D’une forme d’impasse, ils creusent les murs et s’ouvrent à des horizons plus optimistes, respectivement technoïdes, rock et mystique. Plus de vingt-cinq ans sont passés depuis leur dernier vrai album ‘Heathen Earth’ Genesis se fâche avec Carter, rencontre Ladye Jaye Breyer P-Orridge (RIP), se fait implanter des seins et devient peu à peu l’icône de l’underground, de tous les sexes et tous les plaisirs (pervers) ; de leur côté, Peter Christopherson et John Balance (RIP) touchent au divin avec une merveilleuse alchimie ambient, électroacoustique et poétique qui prendra fin sur ‘The Ape of Naples’, accompagnant de près le tragique décès de John. Ce résumé bâclé sert surtout à pouvoir légitimement se poser la question : à quoi bon reformer le groupe initial ? Intérêt commercial ? Artistique ? Le mystère reste entier, les membres du groupes restant plutôt muets à ce sujet. Simplement, il faut savoir que de Coum Transmissions (premier collectif artistique de Genesis et Cosey, dans les sphères de Otto Muehl et Schwarzkogler) et des débuts de TG, il ne reste plus grand chose : on verra aujourd’hui les performances live adopter l’inévitable laptop, on verra le site officiel se remplir d’objets forts chers (la rubrique ‘TG Store’ clignote comme aucune autre), et avec la sortie de ce ‘Part Two : The Endless Not’ toute une série de totems glissés dans les tranches de certains boîtiers (mille de chaque, sans compter le cinquième japonais en acier, et un hypothétique sixième en or 23 carats que l’on peut commander pour la modique somme de £777, soit plus de mille euro). Autant le dire tout de suite : TG est mort. Mais alors, qu’est-ce qu’il y a dans ce disque ? du Coil, bien sûr ! De l’ambient bizarro, du blues de bar lynchien qui vous rappellera ‘Red Queen’ (‘Rabbit Snare’), du bruitisme haut de gamme (‘Greasy Spoon’, ‘Lyre Liar’), parfois très rythmé voire exotique (‘Vow of Silence’, ‘The Endless Not’). Un petit mot sur ‘Almost a Kiss’, love-song que l’on pourrait décrire comme un mélange entre ‘Leaving Green Sleeves’ de Leonard Cohen (voix y compris) et ces petites perles que Coil dissémine çà et là, tel ‘I don’t want to be the one’. Voilà, c’est un très bon album de Coil, faite par les aînés, sans John. Si la maîtrise des machines est indéniable, celle du sens (de la magie) est plus discutable. En 2007, la scène post-industrielle est vivante, sans aucune frontière pour l’arrêter ; et force est d’avouer que TG n’est plus que l’ombre de sa légende ...ou la légende qui court à nouveau derrière son ombre.

note       Publiée le dimanche 18 novembre 2007

partagez 'Part Two : The Endless Not' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Part Two : The Endless Not"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Part Two : The Endless Not".

ajoutez une note sur : "Part Two : The Endless Not"

Note moyenne :        8 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Part Two : The Endless Not".

ajoutez un commentaire sur : "Part Two : The Endless Not"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Part Two : The Endless Not".

novy_9 › samedi 13 juillet 2013 - 10:27  message privé !

Ecouté pour la 1ere fois ce matin, c'est pas mal, c'est clair que l'on sent l'influence de Christopherson, surtout sur "Rabbit Snare" c'est music to play in the dark !! ou sur "Separated" qui est super bien ! Il y en a eu un autre en 2009 je crois que ne connais pas ...

Solvant › lundi 30 mai 2011 - 00:42  message privé !

Un disque nuiteux.

Note donnée au disque :       
ericbaisons › jeudi 25 novembre 2010 - 11:31  message privé !

Il y a des signes qui ne trompent pas, hier j'avais pas sorti le treillis depuis des mois. RIP

ericbaisons › samedi 6 novembre 2010 - 13:44  message privé !

TG is dead again

Scissor Man › lundi 20 septembre 2010 - 20:52  message privé !

Pour ma part, je pense que c'est un des meilleurs albums de TG. Quand le bonheur réside dans la tristesse, "Rabbit Snare" devient un chef d'œuvre. Genesis P-Orridge n'est pas le seul à faire sa mutation, la musique de Throbbing Gristle évolue comme The Young Gods avec "Only Heaven" ou plutôt le dernier morceau de "TV Sky". Mais là ; ce mélange d'ambiant, d'indus et de jazz angoisse avec une joie non dissimulée. "Greasy Spoon", "separated" et “Lyre Liar" sont flippants et inventifs comme Cabaret Voltaire ou Art & Technique et rappellent aussi les performances lives de "Etant Donnés" pour la voix. Quand à Coil, je comprends pas l'engouement ; autant "COILECTIF (a tribute to coil)", avec le meilleur de la scène française (L. Pernice/J. Barberi, Palo Alto, DDAA, et Jacques Berrocal & Jack Belsen pour le fameux "Marie-Antoinette Is Not Dead Ou Le Requiem Mauve") continue à m'emballer davantage, mais les goûts et les couleurs…