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Crippled Black Phoenix › A love of shared disasters

cd • 12 titres • 76:56 min

  • 1The Lament of the Nithered Mercinary
  • 2When You’re Gone
  • 3Really, How’d It Get This Way?
  • 4The Whistler
  • 5Suppose I Told the Truth (Why I Went Away)
  • 6Long Cold Summer
  • 7Goodnight, Europe
  • 8You Take the Devil out of Me
  • 9The Northern Cobbler
  • 10My Enemies I Fear Not But, Protect Me From My Friends
  • 11I’m Almost Home
  • 12Sharks & Storms / Blizzard of Homed Cats

informations

artwork par Bonnie Prince Billie

line up

Justin Greaves (batterie, guitare, scie musicale), Andy Semmens (voix), Dominic Aitchison (basse), Joe Volk (guitare, voix), Nial McGaughey (guitare, drones), Kostas Panagiotou (accordéon, glockenspiel, harmonium, claviers, orgue Hammond, piano, orgue Vox).

chronique

  • folk atmospherique / « endtyme ballads »

C’est marrant, au moment ou un certain corbeau rejoins nos rangs, je me retrouve à vous parler de ce side-project de Justin Greaves (ex-batteur d’Electric Wizard, Iron Monkey et Teeth of Lions Rule the Divine) et du guitariste de Mogwai, le tout signé sur le label de Geoff Barrow, monsieur Portishead ! « A love of shared disasters » est un émouvant recueil de chansons dépressives, ritournelles folk granuleuses, embuées dans une sorte de recueillement post-apocalyptique. La pochette au dit corbeau donc (ne pas s’aviser d’imaginer un lien avec « Cripple Crow » de Devendra Banhart), aux teintes de crépuscule ocre et rougeâtre, est assez poétique pour suggérer tout un univers confiné, singulièrement dépeint lors des 3 premières pistes, puis décliné tout au long du disque : un univers qui dans ma mémoire personnelle fait écho au « World of Ruin » dévasté et endeuillé de FFVI, plongé dans cette même lumière dorée de soleil éternellement couchant. Ainsi, « The Lament of the Withered Mercenary », avec sa procession funèbre digne de Sacré Graal, évoquerait les errances troublées de Shadow, le loup solitaire, et « Really, How’d It Get This Way ?” serait la question que se pose Celes, seule dans sa cabane sur la plage, avec pour seul compagnie les cris des mouettes entendus sur le sublime « The Whistler », qui, vers 7 minutes, opère un revirement encore plus étrange. Suivant le même schéma, la suite continuera d’osciller entre désespoir monacal et dépouillement mélancolique, comme sur le « Goodnight, Europe », à la guitare d’une nostalgie et d’une justesse saisissante, qu’on retrouve sur « You Take The Devil Out Of Me », un des quelques morceaux chantés du disque, une pépite digne du Neil Young mal rasé des tumultueuses années qui, de par ses arrangements parfaits, vient rompre le minimalisme de l’ensemble. Ces morceaux chantés font sans doute partie des réussites du lot, bien que le tout soit cohérent, car homogène. Citons enfin « I’m almost home », donnant l’impression de pénétrer dans une ville fantôme, abandonnée de ses occupants, aux maisons grises et cabossées. De bien belles images pour un album dont, étonnamment, la déraisonnable longueur n’affecte en rien notre écoute, toujours bercée par le même de vagues lancinantes, malgré la monotonie absolue de l’ensemble. Sans parler d’émotion violente ou de chef d'œuvre, c'est un disque qui développe une même émotion et le fait avec amour.

note       Publiée le samedi 17 novembre 2007

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Note moyenne        5 votes

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Chris Envoyez un message privé àChris
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Pas du niveau des derniers albums, mais ce premier Crippled Black Phoenix est néanmoins vraiment sympathique et recommandable...

Note donnée au disque :       
Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
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Oui il semble mal aimé cet album. Mais qu’est-ce que j’ai pu l’écouter à l’époque ! L’époque du postrock à tous les étages, partout.

Aladdin_Sane Envoyez un message privé àAladdin_Sane

Pas encore écouté ce disque, ni même le reste de la discographie de ce groupe, en revanche, je découvre l'album qu'ils viennent de sortir "Banefyre" en ce momment et bon sang ! C'est quelque chose en termes de puissance et d'intensité.