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Hypnosphere › Magnetism

8 titres - 76:00 min

  • 1 Magnetism Part I 22:31
  • 2 Magnetism Part II 2:03
  • 3 Magnetism Part III 11:36
  • 4 Magnetism Part IV 3:59
  • 5 Magnetism Part V 6:36
  • 6 Magnetism Part VI 16:18
  • 7 Magnetism Part VII 3:13
  • 8 Magnetism Part VIII 10:46

line up

Wolfgang Barkowski (Alien Nature): Synthétiseurs analogues et digitales, échantillonnages et programmation des rythmes Lambert Ringlage : Synthétiseurs analogues et digitales, séquenceurs, échantillonnages et effets

remarques

Pour plus d'info sur Hypnosphere, visitez le site web de Spheric Music, au http://www.sphericmusic.de

chronique

Une lente valse cosmique berce des impulsions de nappes flottantes. Animée d’une vie croissante, l’intro de de Magnetism I nous transporte dans un monde de MÉ en fusion, comme à la belle époque d’Oxygene de Jean Michel Jarre. Une séquence rotative, à pulsion vrillée, initie un mouvement bourré de synthé moulant aux émanations ténébreuses, navigant entre les nappes enivrantes de Schulze, époque Body Love et les gaz cosmiques de Jarre sur Oxygene. Une longue première partie qui progresse sur des rythmes, et non rythmes, où des impulsions dramatiques emplissent une atmosphère riche en mellotrons et en percussions au martèlement discret.
Ce 2ième opus de Hypnosphere poursuit là où Within the Whirl laissait, un album issu de séances d’improvisations paru en 2003.
Pas entièrement improvisé, Magnetism survole un monde cosmique où des séquences croissantes se moulent à un univers musical dense et coulant. Les séquences sont variées et épousent des formes musicales à la croisée des antipodes cadencées, comme en témoigne les parties 2, 4, 5 et 7 qui servent de rampes de lancement à des parties plus structurées où les séquences sont audacieuses et cadencées. Si la 3ième partie définie bien cette tangente, la 6ième partie possède une force de frappe peu commune. L’ambiance introductive est très spatiale et se développe sur une superbe séquence à carrousel stellaire. Ce mouvement hypnotique croit sur une mélodie qui baigne dans une mer de gaz cosmique pour finalement communier en une belle impulsion à hésitation harmonieuse qui creuse sa niche jusqu’à l’accoutumance. Ce superbe mouvement, qui plaira aux amateurs de Software (Mergener /Weisser) et Jarre, traîne ses émanations sur une brillante et très atmosphérique 7ième partie pour nous introduire au survolté Magnetism 8.
Séquenceurs nerveux et bidirectionnels sur une ligne de basse ronde et juteuse. Le rythme s’infiltre sur une impulsion en cascade où les séquences se déchaînent sur une pulsation métallique, réglée comme une horloge. En parallèle, le synthé flotte sur une cadence névrotique, dessinant un fin paradoxe structurel qui s’accentue sur des percussions séquencées et une séquence débridée, nappée d’une aura mellotronnée de chœurs fantomatiques. Un titre bouillant que l’on voudrait sans limite de temps et qui complète à merveille un superbe album aux nuances très Berlin School qui plaira assurément aux fans de Schulze, Tangerine Dream, Jarre (période Oxygene à Magnetism Fields), ainsi que Mergener /Weisser. Du grand art électronique.

note       Publiée le jeudi 15 novembre 2007

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