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The Hafler Trio › Cleave : 9 Great Openings

  • 2002 • Nextera ERA 2017-2 • 1 CD

cd • 1 titre

  • 1Cleave: 9 Great Openings

line up

Andrew McKenzie

remarques

Première partie d'une trilogie, dont la suite est composée de 'No man put asunder : 7 fruitful and seamless unions' puis 'No more twain, of one flesh : 11 unrequired obsecrations'
Cd + Insert + Livret dans une pochette dépliante recouverte de papier translucide

chronique

Styles
ambient
Styles personnels
drone

S’attaquer à un album du Hafler Trio n’est pas chose aisée. La première fois que j’ai mis le CD, j’ai même cru à une vilaine blague. Déjà, il n’y a qu’une seule personne derrière le mystérieux Trio : Andrew McKenzie, les autres étant Chris Watson qui a quitté le groupe, et le Dr. Edward Moolenbeck, pure invention des deux premiers. Mais le pire est à venir. L’œuvre du Hafler Trio est totale : poétique, musicale et visuelle. Et là dessus, McKenzie ne plaisante pas (je vous invite à voir les pavés qui ornent son site) : ses œuvres forment un tout. Soit, prenons donc ce ‘Cleave…’ comme un tout. Commençons par l’objet, présenté comme un livre, en deux couches (une translucide, l’autre en papier de qualité) dans lequel s’insère un livret, un insert et le fameux CD (car on est sur un site musical, pas vrai). Soyons francs : les textes accompagnants les « Neuf Supers Ouvertures » sont parfaitement incompréhensibles. Ils semblent accompagner un délire surréaliste étonnant, sorte de Dada raffiné, où les encres les plus onéreuses servent les textes les plus absurdes. On ne retiendra qu’une phrase : « Faith of consciousness is freedom ». (De plus, n’ayant point en ma possession ce qui est sensé former une trilogie dont ce présent disque en est le début, je ne peux mettre l’œuvre dans sa continuité, et vu la difficulté à se procurer du Hafler Trio, vous m’en excuserez). Place à la musique : point de pistes, mais neuf variations glissées sur un même drone, sorte de Didgeridoo électronique, qui de prime abord semble parfaitement statique. Mais c’est que les variations sont infimes, infinies, si bien qu’à chaque écoute on se dit ‘Mais cette modulation était-elle présente la fois précédente’ ? Ecoute après écoute, c’est une véritable initiation à l’étude des micro-interventions sonores qui nous font peu à peu prendre conscience du sens et du pourquoi de cet objet. Pour s’y replonger, encore et encore, à chercher un arrangement verbal (dans le livret) ou microtonal (dans le drone) qui toucherait un instant où un autre à cette grâce typique des rencontres insolites en art. Intriguant et addictif.

note       Publiée le jeudi 4 octobre 2007

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kranakov › vendredi 26 novembre 2010 - 20:12  message privé !

Accessible, certes... Mais qu'on s'en lasse vite: privilégiez "How To Restore Mankind" !

Solvant › dimanche 7 octobre 2007 - 21:43  message privé !
C'est un tour de force que de chroniquer (et noter) McKenzie, vraiment chapô ! Intriguant, pour sûr Wotz l'a rendu intriguant et le packaging a l'air de valoir vraiment le coup, addictif peut-être...
taliesin › jeudi 4 octobre 2007 - 21:41  message privé !
Une bien belle oeuvre en tous les cas. Et relativement 'accessible' par rapport au reste !
Note donnée au disque :