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Compilations - Divers › An anthology of noise & electronic music : first a-chronology 1921 - 2001 (volume #1)

cd • 10 titres • 1

  • 1Luigi et Antonio Russolo - Corale - (1921) 1:57
  • 2Walter Ruttmann - Wochende (1930) 11:17
  • 3Pierre Schaeffer - Cinq études de bruits : étude Violette (1948) 3:18
  • 4Henri Pousseur - Scambi (1957) 6:27
  • 5Gordon Mumma - The Dresden Interleaf 13 February 1945 (1965) 12:43
  • 6Angus Maclise, Tony Conrad et John Cale - Trance #2 (1965) 5:07
  • 7Philip Jeck, Otomo Yoshihide et Martin Tétreault - Untitled #1 (2000) 6:06
  • 8Survival Research Laboratories - October 24, 1992 Graz, Austria (1992) 6:11
  • 9Einstürzende Neubauten - Ragout : Küchen Rezpt Von Einsturzende Neubauten (1998) 4:08
  • 10Konrad Boehmer - Aspekt (1966) 15:13

cd • 8 titres • 2

  • 1Nam June Paik - Hommage à John Cage (1958-59) 4:13
  • 2John Cage - Rozart Mix (1965) 7:18
  • 3Sonic Youth - Audience (1983) 6:00
  • 4Edgard Varèse - Poeme Electronique (1957-58) 8:00
  • 5Iannis Xenakis - Concret PH (1958) 4:40
  • 6Paul D. Miller aka DJ Spooky That Subliminal Kid - FTP > Bundle / Conduit 23 (2001) 8:07
  • 7Pauline Oliveros - A little Noise in the System (Moog System) (1966) 30:16
  • 8Ryoji Ikeda - One Minute (1997) 1:00

enregistrement

-

remarques

chronique

Styles
ambient
electro
contemporain
noise
Styles personnels
illbient / abstract / musique concrète

Bon, alors, il paraît que certains veulent du nouveau ? Du frais, du neuf, du jamais entendu, du dégrisant, du bien croustillant, du dégoisant ? Voilà monsieur. Suffisait de demander, monsieur. Cette "anthology of noise & electronic music", vaste projet de compilations crées par le label Sub Rosa ("the folkways of noise", qu'ils disent), et dont voici ici le premier volet, devrait vous satisfaire... On y trouve pêle-mêle, des plongées dans l'indus noise le plus instable (Dresden Interleaf et surtout October 24, 1992), des fragments sonores comme rescapés d'une catastrophe atomique (Trance #2, ou l'on retrouve notre ami John Cale dont je vous parlais il
y a peu ou encore Corale des frères Russolo, futuristes italiens qui rabattront le caquet des pinailleurs qui cherchent toujours à remonter à la source - comme moi), ou encore des digressions sur le mode "field recordings" complètement hallucinantes et donnant l'impression d'être un fantôme, passant à travers les murs, découvrant les multiples bruits, saynettes intimes et évènements sonores d'une ville (sans doute un Berlin d'entre deux guerres pour "Wochende", superbe pièce émouvante, tour de force incroyable pour 1930, annonçant "revolution n°9" de vous-savez-qui avec une acuité confondante)... Alors c'est sûr, on écoutera pas ça tous les jours. Pour sûr, les mecs de Sub Rosa se sont un peu enflammés : beaucoup de précurseurs de la noise ou de l'ambient ici, voire du krautrock (ne ratez pas les compils suivantes pour cela), mais pas vraiment de la musique électronique telle qu'on la conçoit aujourd'hui. Comme la Berlin School et dérivés, le terme électronique est à prendre avec tout le recul nécessaire... Parlons plutôt ici de musique concrète. On en trouve de beaux échantillons ici, comme cet impressionnant morceau de John Cage, ou encore ce Scambi qui renvoie Matmos dans les jupes de Björk (57, didiou !), voire ce terrassant Aspekt,
d'une brutalité toute germanique. C'est Edgar Varèse qui signe le chef d'œuvre de la compil : Poème Électronique. Ce gars-là joue du silence comme personne, un vrai virtuose... A écouter une fois dans sa vie. Cela dit, cette compilation, indispensable pour le témoignage et pour le culot de regrouper de tels noms ensemble (jetez un oeil à la tracklist... ), pêche quand même sérieusement par son agencement. Ca commence dans l'ordre chronologique, puis en fait non, et on se retrouve vers
la fin totalement incapable d'apprécier à sa juste valeur l'Illbient du remarquable Dj Spooky, coincé entre une demie heure de torture par Pauline Oliveiros et deux petites minutes de Xenakis au bon lait de brebis (qui pisse dans un tonneau, c'est rigolo, bref c'est concret et ça fait "phhhh"). Le tout se terminant par un instantané bien trippant nommé "One Minute", qui a le mérite de bien porter son nom (merci d'abréger !). "An Anthology..." est un objet complètement austère par son aspect, grisâtre et autoritaire, mais paradoxalement grouillant de vie à l'intérieur, une vie autonome, qui depuis un peu moins d'un siècle fait son chemin sans se soucier le moins du monde de ce qui se trame à l'extérieur, dans le music business, et toutes ces choses dont - ça tombe bien - on se fout ici.

note       Publiée le samedi 29 septembre 2007

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Wotzenknecht › dimanche 17 janvier 2021 - 19:07  message privé !
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Le 7 est notoirement introuvable, j'en sais quelque chose :( Apparemment Sub Rosa se sont un peu servi sans demander l'avis des artistes pour cette série, et font profil bas depuis.

Note donnée au disque :       
Aladdin_Sane › dimanche 17 janvier 2021 - 11:47  message privé !

Je viens de choper 5 volumes de cette anthologie chez un disquaire (je cherche le vol 7, cela dit en passant). De longues heures de découvertes et de surprises en perspective...

Solvant › dimanche 16 janvier 2011 - 02:07  message privé !

bah, spectacle son & lumière avec parfois mise en scène tragistorique. J'entends pas plus loin.

Note donnée au disque :       
A.Z.O.T › dimanche 16 janvier 2011 - 00:48  message privé !

C'est sur que du Survival Research Laboratories sans le visuel c'est moins impressionant (quelqu'un pour parler plus en détail de ces grands rigolos se réclamant des concerts les plus dangereux au monde ?)

CeluiDuDehors › mercredi 29 avril 2009 - 10:46  message privé !

Ne serait-ce que pour le "little noise in the system" de Oliveros devenu totalement introuvable, ca vaut 6/6, 30 minutes de noise absolument superbe (un de mes morceaux de noise favoris!)!! Et Varese evidement, incontournable!

Note donnée au disque :