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Pyramid Peak › Evolution

5 titres - 73:48 min

  • 1 Gravity 11:06
  • 2 Evolution 29:21
  • 3 History 11:56
  • 4 Sequenced 11:44
  • 5 Drive 2007 9:33

line up

Axel Stupplich, Andreas Morsch et Uwe Denzer: Claviers, synthés, séquenceurs, électroniques et FX

remarques

Pour plus d'info sur Pyramid Peak, visitez ce site web; http://www.pyramid-peak.de/

chronique

Distantes, écoulant de fines réfractions, les premières notes de Gravity tombent dans une atmosphère vaporeuse où le mysticisme trône avec beauté. Une superbe flûte émerge pour se fondre à un doux clavier qui cascade ses accords sur une mélodie limpide à l’ère de Underwater Twilight ou Tyger de Tangerine Dream. Un peu avant la 5ième minute, le synthé si particulier de Pyramid Peak dessine une arche sonore solitaire encore plus mélodieuse, juxtaposant 2 lignes harmonieuses aux ondes poétrices qui valsent sur un tempo aux doux cheminements, au rythme de sobres percussions.
Axel Stupplich décrit cette dernière parution de Pyramid Peak comme étant un retour aux sources pour ce groupe qui nous avait donné l’étonnant Ocean Drive. Effectivement, c’est le cas. Evolution est une superbe ode à la Berlin School. Mais un BS coulant, musical, mélodieux et plus accessible. Car le côté complexe des élaborations structurelles fait place à un minimalisme séquentiel progressif et captivant, sillonné de strates synthétisées à la sonorité unique du Peak.
Basé sur la théorie de Darwin, Evolution permute à partir des changements d’orientation du Peak depuis sa fondation. C’est ainsi que l’on retrouve un mélange des segments déjà joués en concert ou un très beau remix de Drive.
Evolution est un long voyage épique de trente minutes qui est en parfaite concordance avec l’esprit de sa conception. Une intro brumeuse, aux effluves incertains, qui graduellement étend ses nappes mélodieuses sur une séquence minimalisme sur des doublons fluides et hypnotiques. Spectral, le synthé dégage une aura enchanteresse, nous détournant d’un tempo plus progressif qui s’agite sur un séquenceur nerveux et un mellotron aux souffles chauds qui caresse un paysage sonore de plus en plus fourni. Du Berlin School soyeux, aux dérivations cosmiques, qui palpite sur des séquences aux variations multiples, des mellotrons éthérés et des synthés aux lamentations sépulcrales. Les premières réverbérations d’History nous plonge dans une atmosphère lourde et intrigante, rehaussée par des effets vocaux alarmants et des nappes synthétiques acérées, dégageant un futurisme industriel à la Blade Runner. Une intro syncrétique où les lourds synthés se fondent à un mouvement groovy qui éclate d’une sensualité objective. Troisième titre et troisième joyau consécutif, History est d’une musicalité enveloppante qui encercle et envoûte sur un tempo aux évolutions suggestives, truffé de pulsations échotiques charmeuses et envahissantes.
Sequenced est le meilleur des deux extrêmes et présente une entrée très atmosphérique où les synthés flottent dans une opacité hantée. Une séquence indisciplinée perce ce voile mystique, pour explorer un tourbillon dont les courbes donnent naissance à une multitude de cycles tournoyants qui valsent sur un beau synthé tendre et mouvant. La 2ième partie est corrosive, avec un solide beat techno aux courbes nerveuses et séquenceurs échotiques. Drive 2007 est un remix qui s’ouvre sur une intro aux bourdonnements métalliques. Les boucles aux effluves romanesques d’un hymne électronique si choyé tournoient avec clarté, nous amenant à chantonner la mélodie avant son apparition. Les synthés qui soufflent…et le reste est qu’histoire.
Evolution est le meilleur album de MÉ à paraître cette année et le meilleur de Pyramid Peak. Audacieux et musical, le Peak dévoile une tendresse mélodieuse qui envoûte avec cette sonorité si particulière au trio Berlinois. Un album aux images sonores empreintes d’une délicatesse inouïe qui nous plonge dans un Berlin School trituré par une approche autant romanesque qu’avant-gardisme. Le genre d’album qui ne peut passer inaperçu et qui plaira aux amateurs de Berlin School et Tangerine Dream, période White Eagle à Tyger.

note       Publiée le lundi 24 septembre 2007

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