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Coil › How To Destroy Angels (Remixes And Re-Recordings)

7 titres - 7 min

  • 1/ The Sleeper (2:01)
  • 2/ Remotely (16:55)
  • 3/ The Sleeper II (5:20)
  • 4/ Tectonic Plates (6:58)
  • 5/ Dismal Orb (7:32)
  • 6/ How To Destroy Angels II (16:26)
  • 7/ Absolute Elsewhere (0:01)

enregistrement

John Balance (tracks: 1, 3, 4), Peter Christopherson (tracks: 2, 5), Steven Stapleton (tracks: 6)

remarques

Artwork par Derek Jarman 'Absolut Elsewhere' correspond à la face B de l'EP original, qui était vide

chronique

Styles
ambient
indus
Styles personnels
dark-ambient industrielle

Il serait difficile de parler du génie de Coil sans appuyer l’immense variété de styles abordés (John Balance nous aurait sûrement parlé de ‘matériaux’). Car si les dernières productions brillent par leur magie et leur envoûtement quasi religieux, c’est surtout grâce aux innombrables dédales et sentiers vierges que le successeur de Throbbing Gristle s’est mis en tête d’explorer, sans aucune limite particulière, et toujours avec cette facilité qui fait que tout ce qu’ils abordent se change en or. Reprenant (disons plutôt ‘réécrivant’ tant l’objet est différent) ici ‘How To destroy Angels’, le premier EP du groupe, Coil nous plonge dans un prototype de dark-ambient industrielle glaciale, alors même que Lustmord continue à développer la dark-ambient profonde, lente et saturée d’infrabasses. Ici cependant, les choses vont vite, trop vite, les sons pour la plupart méconnaissables (tous apparentés à des métaux cependant), ils dansent au gré de vents chaotiques, ineffables, creusant eux-mêmes des trous d’aérations dans le sol pour rejoindre le centre de la Terre. Le très angoissant ‘Remotely’ nous chahute ainsi en tous sens, sans se soucier du moindre confort, mais il serait grave de ne pas parler non plus du terrifiant ‘Tectonic Plates’, monstrueusement surmixé, où d’immenses rouages et tiges de fer se heurtent, se brisent les unes contre les autres à une échelle qu’il est difficile de transcrire sans la musique à l’appui. Aucune lumière, aucune vie n’accompagne notre voyage dans les entrailles du monde, où seules la claustrophobie et la peur du vide peuvent encore nous servir de guide. On termine sur un solennel et austère « How To Destroy Angels II », lentement appuyé de gongs, qui fait office de marche funèbre pour nos pauvres corps déchiquetés. J’en ai écouté pourtant, des albums du genre grinçants, mais aucun ne m’avait préparé à un tel choc. A ne surtout pas écouter pour s’endormir.

note       Publiée le mercredi 19 septembre 2007

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juj › dimanche 6 avril 2008 - 00:05  message privé !
quand je lis Solvant, je me dis que je n'ai pas de problème de drogues
Solvant › samedi 5 avril 2008 - 23:51  message privé !
Le monde n'a rien à voir avec moi. Rien à voir avec ce disque. Il n'apporte rien. Je n'apporte rien. Le monde le nie & me nie par tous les moyens, nous rejette, nous transpire par tous ses pores. Vive, juste survivre, devenir un aimant à maladies ou un gravier qu'importe. Perdre, juste perdre, souffrir et blesser les gens par nos angles expressionnistes, des gens en cercles, en prières, en rondes viçieuses. Ce disque est une obscurité, une ombre sur la façe d'un visage de craie avant sa chute. Parce qu'il n'est pas un album mais un EP, de par sa durée & son concept, je ne peux lui octroyer la note maxi, mais 5/6 c'est comme si, pour une oeuvre de ce genre.
Note donnée au disque :