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Meshuggah › Chaosphere

8 titres

  • 1/ Concatenation 4'19
  • 2/ New Millennium Cyanide Christ 5'35
  • 3/ Corridor of Chameleons 5'04
  • 4/ Neurotica 5'21
  • 5/ The Mouth Licking What You've Bled 3'57
  • 6/ Sane 4'09
  • 7/ The Exquisite Machinery of Torture 3'57
  • 8/ Elastic 15'29

line up

Jens Kidman (Lead vocals) - Tomas Haake (Drums & voice) - Gustaf Hielm (Bass) - Fredrik Thordendal (Rhythm Guitar, Solo Guitar & Synthesizers) - Mårten Hagström (Rhythm Guitar)

remarques

chronique

Du rythme. Voilà ce que compose ce nouveau LP des Suédois. Du rythme distillé sur 8 plages monstrueuses. Un enchaînement de riffs syncopés, synchronisés, bourrins et néanmoins pas une seule seconde décousus. Du jamais entendu. À tel point qu'on s'est carrément permis de mixer les fûts de Tomas Haake en arrière par rapport aux guitares, et pourtant, Dieu sait que sans lui, l'essence même de Meshuggah partirait en fumée. Car c'est là que c'est génial, les guitares aidées par la voix écorché vif de Jens Kidman tentent de rendre le tout le plus bourrin possible, et derrière, Tomas Haake bat de la pop, il fait ce qu'il veut, il joue à part, comme s'il se moquait des autres, lentement, tranquillement, en charentaises derrière ses caisses, puis se lâche, nous gratifie de parties de batterie complètement hallucinantes et se mêle au fouillis inextricable des autres instruments, orgasmique si je puis me permettre. La fin du disque est surréaliste, ça commence avec "The exquisite machinery of torture", où Jens Kidman prend une voix inhumaine, une voix rampante, crachée, gluante, ultra-oxygénée, du jamais vu. Puis s'enchaînent les 5 minutes d'Elastic, qui finit sur un riff incessant, un riff qui dessine un couloir, distordu, qui se digitalise, se rapproche de plus en plus d'un simple bruit, une simple vibration, jusqu'à l'atteindre, à ce moment on se rend compte qu'on est en train d'écouter du bruit, le disque est terminé, juste une sonnerie abominable et de plus en plus puissante qui résonne dans les enceintes. Enfin le riff s'arrête, mais laisse place à un formidable capharnaüm, qui nous murmure vaguement quelque chose, et c'est alors qu'on comprend : ce bruit, c'est l'intégralité du disque reprise en accéléré et à l'envers ! Inimaginable.

note       Publiée le samedi 23 février 2002

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notes

Note moyenne        90 votes

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enslaver_666 › lundi 26 mars 2018 - 00:09  message privé !

Bon on y est ! Les choses sérieuses commencent. "Chaos Sphere" a été une révélation en soi en raison de l'approche du riff, qui était à l'époque plutôt particulière dans l'univers du métal. Tellement que ces guitares précises et tranchés s'entendent aujourd'hui chez plusieurs jeunes groupes. On parle même d'un style en soi, bien que controversé, le "djent". Meshuggah est toujours dans une quête d'élargir ses horizons. Il s'agit du premier album où des guitares de plus de 6 cordes sont utilisées (7 cordes ici). L'oeuvre porte bien son nom. La musique dégage une énergie brute, mais une énergie contenue dans ces rythmes carrés et précis. La dualité organique/mécanique de Meshuggah s'installait peu à peu. Malgré leurs débuts influencés par, notamment Metallica, il est clair que le groupe démontrait à partir de là une vision musicale très différente de ce que toutes les formations métal, habituellement très axés sur le riff, avaient l'habitude d'offrir. Meshuggah, c'est un tout, telle une machine qui a besoin de toutes ses pièces pour fonctionner. Je pense qu'encore à ce jour, "Chaos Sphere" est l'album le plus virulent de la disco du groupe. Ajoutons à ça une production rasoir qui nous charcute littéralement les tympans. Meshuggah continuait sa quête vers cette volonté d'être un groupe par comme les autres. Seul "hic" pour moi, impossible de ne pas être un peu dérangé par la similarité entre les compos. Chacune parvient à nous apporter ailleurs mais quand même, ça me chicote. C'est pourquoi je ne peux pas noter plus qu'un 4.

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boumbastik › mercredi 17 février 2016 - 22:39  message privé !

De la semoule, oui, avec beaucoup de tabasco, mais une sorte de tabasco qui n'existe pas sur terre, du tabasco dont la température adéquate, celle où il exhale le plus sensuellement tous ses arômes, serait proche du zéro absolu. Car ce truc inqualifiable arrache glacialement la gueule. J'élève mon nombre de boules au carré auquel j'ajoute 1. The Mouth Licking What You've Bled : merde, quoi !

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Alfred le Pingouin › jeudi 23 avril 2015 - 13:41  message privé !

Sinon c'est quoi le rapport avec Guattari? EDIT-nan c'est Chaosmose auquel je pensais. Bon ben je sais pas comment supprimer les commentaires. Tant pis. Je vais avoir la honte.

Raven › vendredi 10 mai 2013 - 05:04  message privé !
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Aussi indispensable que la semoule.

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Sir_Boston › samedi 3 mars 2012 - 15:40  message privé !

Sir_Boston

Cette galette est de loin pour ma part la meilleure de nos amis suédois, je pense qu'il faut avoir abusé de quelques produits étant plus jeunes...bref meshuggah avec Chaosphere à mis K-O tout ce jolie milieu de barbares,plus besoin de gros tapis de double et de mains droites ou gauches qui arrache le manche, l'agrésivité est vraimment présente , les mecs ont rapportés quelques choses que peu de groupes ont pu faire dans le genre, plus les années passe plus les claques s'enchaînent Obzen en est la preuve ! vivement koloss . PS pour TWB si tu es vraimment musicien... Techniquement parlant gars ..... tu peu pas dire que cela n'est pas technique ah moins que tu soit toi aussi un Ovni comme Thomas Haacke et thordental.

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