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Wolfram Der Spyra › Invisible Fields

  • 2003 • Fax PS08/98 • 1 CD

8 titres - 73:54 min

  • 1 Test Transmission 04.20
  • 2 Entropy Is Just... 08.54
  • 3 ...a Seven Letter Word 09.27
  • 4 Three Players in an Artificial Landscape 02.44
  • 5 XyloCity Part I 10.54
  • 6 XyloCity Part II 09.50
  • 7 Bath 23.51
  • 8 Temporarily Not Available 03.54

line up

Wolfram DER Spyra; Synthés, séquenceurs, électroniques et FX

remarques

chronique

C’est avec un plaisir absolu que je vais tenter de vous introduire dans l’éclectique monde musical de Spyra. Longtemps considéré comme un éventuel successeur de Klaus Schulze, Wolfram Der Spyra fait fi de toutes conventions pour offrir des œuvres très colorées où l’inattendue croise les géniales émanations de ce superbe musicien. Invisible Fields n’échappe pas à cette règle. Spyra livre un opus d’une étonnante mixture entre un MÉ rétro, analogue et d’un soft jazz futuriste à la Blade Runner, en passant par les longues ondes de transmissions synthétisées.
Si il y a une faiblesse de Invisible Fields, c’est bien celle-ci. L’album est trop varié pour en apprécier la totalité sur une seule écoute. C’est plutôt un album que l’on écoute parcimonieusement et qui se délecte pièce par pièce, selon l’humeur du moment. Mais, il y a des titres qui se fondent à tous les décors, témoignage de l’immense talent de compositeur et d’arrangeur du synthésiste Allemand.
C’est sous des airs d’un Kraftwerk lourd aux échantillonnages vocaux à la fois déraillés et très robotisés que débute Test Transmission. Un titre de ‘’dance floor’’ aux séquenceurs et à la basse lourdes sur un tempo ‘’hypnolunatique’’ aux sublimes fluidités synthétisées. Entropy Is Just a Seven Letter Word est une superbe pièce aux atmosphères très jazzé qui fond dans l’oreille. Le ton, les synthés, les percussions et la basse coulante sur un clavier sensuel sont prescriptifs à une mélancolie que l’on veut préserver. De la grande musique nous fait fondre sur le court, mais étonnamment séduisant, Three Players in an Artificial Landscape. Un titre acoustique où la flûte ensorcelle avec une étonnante lucidité.
Suit XyloCity. Ce qui, selon moi, est l’actualisation de la Berlin School. Une Berlin School rafraîchie par une vision cosmique qui oscille entre un planant neutronique et des rythmes minimalismes légers qui progressent avec une férocité dosée. La 2ième partie est plus furieuse et trempe dans une ambiance de jazz très libertin où les percussions réveillent un synthé piano aux notes feutrées sur une basse vicieuse. Tranquillement, le tempo s’estompe pour filer un superbe adagio de glockenspiels xylophonés qui résonne mielleusement aux oreilles. Cette 1ière partie d’Invisble Fields est tout simplement génial et plaira tant aux amateurs de MÉ traditionnelle qu’aux amateurs de soft techno ou de musique d’ambiance.
Bath, la pièce épique d’Invisible Fields nous plonge dans l’ambiant tétanisé au métal agrume. Acide et enveloppante, elle débute sur des fluides d’ondes Martenot mixées à des tonnerres synthétiques aux éclats virulents. Tranquillement, le mouvement se stabilise pour flotter avec une lenteur apaisante, avant de poursuivre son trajet aux travers les méandres sonores aussi intrigantes qu’indomptables. Un titre au paradoxe tant artistique qu’émotionnel. La douce Temporarily Not Available clôture sur une tendre note mélancolique, une superbe œuvre de MÉ contemporaine que l’on entend que trop rarement.

note       Publiée le mardi 11 septembre 2007

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Ada › jeudi 6 décembre 2007 - 14:06  message privé !
Très bon album de Spyra, un de ses meilleurs sur FAX.
Note donnée au disque :       
Phaedream › mercredi 12 septembre 2007 - 11:22  message privé !
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Absolument! Et c'est corrosif à souhait...:)
Wotzenknecht › mercredi 12 septembre 2007 - 09:42  message privé !
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'l’ambiant tétanisé au métal agrume' > ???
gkar02300 › mardi 11 septembre 2007 - 21:29  message privé !
Dommage que ce grand compositeur ne soit pas connu à sa juste mesure car tous ses albums sont d'excellentes factures. Ne pas oublier les très bon Virtual Vices composés avec Pete Namlook
Note donnée au disque :