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Arc › Arcturus

cd • 3 titres

  • 1Arcturus I21:06
  • 2Arcturus II24:09
  • 3Helicon15:47

enregistrement

Enregistré lors du Hampshire Jam 3 festival au Liphook Millenium Hall le 23/10/04

line up

Ian Boddy: Roland 100M/Doepfer/Analogue Systems/Analogue Solutions modular Apple Powerbook running Ableton Live, Akai Z8 sampler et MX1000 mother keyboard Akai , Doepfer Drehbank et VCS3 Mark Shreeve: Moog/Doepfer/Analogue Systems modular, Minimoog et Kurzweil K2000

remarques

Pour plus d'information sur Arc, visitez le site de DIN à l'adresse web suivante: http://www.din.org.uk/

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique progressive
Styles personnels
england school

C’est avec une intro aux atmosphères lourdes, teintées de léger sifflement d’oiseaux perdus dans les souffles d’un superbe mellotron flûté que débute Arcturus, un long morceau composé et joué lors du festival de Hampshire Jam 3 en 2004. Fidèle à leurs signatures, le duo Boddy/Shreeve cultive le mysticisme aux auras célestes sur un long mouvement aux torsades et entrecroisements rythmés sur des mers de tranquillité.
Peu après cet intro vaporeuse, le tempo s’anime frugalement autour de légers séquenceurs, aux rondeurs progressives, aromatisés d’un mélancolique piano électrique. Les chœurs spectraux, si chers au répertoire d’Arc, surplombent un mouvement qui devient plus intense sur un séquenceur pesant, aux roulements théâtraux lourds et caustiques. Un passage corrosif qui s’écrase sur des percussions métalliques, égarées au milieu de nulle part, qui se regroupent par magie en une ode fracturée et martelée d’une complexité harmonieuse croissante. C’est ce qu’on appelle de la créativité instantanée, issue de d’idées perplexes. Un titre puissant, aux structures indomptables.
Plus fantomatique, l’intro de la 2ième partie dévie sur le même moule, mais avec une subtile approche méphistophélique. Le temps des mesures diffère des accords cadencés, mais l’ambiance est encore plus surréalisme et est stigmatisée des stries magnétiques aux anfractuosités acides. Séquenceur et synthé s’unissent pour former un long passage mouvementé qui traverse un couloir temporel aux sinuosités étroites, moulant de très belles odes où mélodies et harmonies fusionnent sous de chaudes larves synthétisées. Boddy/Shreeve étonne en variant les tonalités sur des couches séquencées juxtaposées qui s’entremêlent dans une constante harmonieuse. Le coup des percussions métalliques flottantes est encore plus mordant et créatif. Une excellente 2ième partie donc, qui recoupe le vieux style d’un rock progressif anglais des années 70 et d’une Berlin School plus névrosé et plus industrialisée. Un England School tout ce qui a de plus décapant.
Même si Helicon, l’encore, est plus léger et atmosphérique, sa progression est mélodieusement captivante. De belles nappes lourdes et infiltrantes, sur un mellotron riche et pénétrant qui fusionnent sur une douce cadence séquencée en une fine progression animée d’une vivacité ascendante. Un beau titre qui conclut un excellent concert que Boddy/Shreeve a eu la délicatesse de le partager aux fans absents. À ne pas manquer.

note       Publiée le mardi 28 août 2007

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ForceMajeure › jeudi 6 septembre 2007 - 08:39  message privé !
Je ne disais pas que ça n'a pas de sens ;o) Je voulais juste connaitre les subtilités des 2 écoles... Comparé à Gather Darkness d'ARCANE (qui ressemble à mon avis à du TD années 80 en plus sombre), je trouve qu'Acturus est plus proche d'un TD années 70 aux sonorités actuelles... En tout cas, je préfère mille fois Acturus ... Merci pour la précision Maestro ;o)
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Phaedream › mercredi 5 septembre 2007 - 13:56  message privé !
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Il y a une grande différence entre le son Anglais de la ME et celui des Allemands. L'Anglais est plus lourd et plus près du progressif Anglais. Faut se rappeller que Mark Shreeve en est le précurseur et qu'il a déjà produit et joué avec Samantha Fox. Donc, il y a aussi une tendance rhytmique plus près du gros rock, du pop Anglais. Alors que l'Allemand est plus fluide et minimaliste, tout en abreuvant ses sources rhytmiques d'un Krautrock lourd et cosmique qui priviligie les improvisations. Le seul artislte Anglais qui a réussi à faire de vrai Berlin School est Arcane (Paul Lawler). Si tu possèdes les 2, écoute et tu verras la différence. Selon moi, ça fait du sens. Mais je n'ai pas inventé ce terme. Ce sont les journalistes Anglais, lors de l'éclosion de Mark Shreeve, et Ian Boddy dans les années 80. Tangerine Dream a versé dans le England School avec Le Parc et Underwater Sunlight... ça du sens :)
ForceMajeure › mardi 4 septembre 2007 - 13:34  message privé !
Tout simplement génial. Un très grand album, meilleur selon moi à la série des Redshift. Je suis d'accord avec gkar02300, le 6 boules s'imposent.... Petite question pour Phaedream. Tu classes l'album en England School, pourquoi pas en Berlin School ? C'est très proche d'un TD de la grande époque, non ?
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Phaedream › mercredi 29 août 2007 - 20:43  message privé !
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juj, il n'y a rien pour m'arrêter :)
gkar02300 › mardi 28 août 2007 - 21:27  message privé !
Un très bon live ou les musiciens se subliment entre eux.....Achat indispensable.
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