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Furyo › Furyo

cd • 9 titres

  • 1The gold of our lives
  • 2Vultures
  • 3In the arena
  • 4Monster of a thousand heads
  • 5The opera in the air
  • 6Legacy
  • 7Chorus
  • 8King of hearts
  • 9Cavalcade

line up

Eddie Branch (basse, chœurs), Abbo (chant), Albie De Luca (guitare, choeurs), Steve Harle (batterie)

remarques

Le cd regroupe les minis 'Furyo' et 'Furioso'

chronique

Après le split de UK Decay en 1982, son charismatique frontman Abbo ne tarda pas à refaire surface avec un nouveau projet baptisé Furyo. Ephémère, ce nouveau groupe dura le temps d'une douzaine de concerts et de deux minis albums ici regroupés grâce aux bons soins de Cherry Red. A leur écoute, on comprend que Furyo était condamné à disparaître faute de succès; leur musique est de celle qui s'écoute comme on regarde un film d'auteur. Sans aller jusqu'à la qualifier d'expérimentale, il est évident qu'elle évite toute facilité ou une quelconque orientation commerciale. C'est la voix qui mène la danse sur les cinq premières pièces: passionnée, intense, dramatique, elle reprend l'aspect flamboyant qu'on trouvait chez UK Decay ou Theatre of Hate et Southern Death Cult. Malgré des lignes vocales aux mélodies impeccables, c'est presque davantage un rôle de récitant qu'endosse Abbo tant les instruments semblent là uniquement pour l'accompagner. A l'exception du magnifique 'The opera in the air' rythmé du début à la fin (aaaah cette rythmique roulante quasi tribale), la plupart des titres débutent de manière plus tranquille la batterie n'éclatant que par à-coups ou sur la fin. Pareil pour la guitare qui se coule comme une sorte de monstre et il n'est pas rare qu'elle serve de respons au chant. Ce parti pris dépouillé n'empêche nullement une atmosphère glauque de se développer, notamment sur 'Monster of a thousand heads' où la guitare gronde comme un monstre blessé...impressionnant, surtout lorsqu'on écoute fort. Les chansons 6 à 9 extraites du EP 'Furioso' se rapprochent davantage d'un post punk goth traditionnel tout en rythmique tribale, pêchu et torturé, tout à fait dans la lignée de UK Decay, ce qui n'empêche 'King of hearts' de mêler folk goth avec des tentations musique de chambre dans les lignes de guitare et de basse. Comme il fallait s'y attendre, le public n'était pas préparé à tant d'audace et d'intensité et le projet d'album fut finalement avorté. C'est fort dommage car voilà disque mature, très noir et dramatique dans ses lignes (le travail sur les sons de guitare est remarquable, quant à Abbo, il prouve une fois encore son talent de chanteur), déstabilisant à la première écoute mais fichtrement addicitf une fois que l'on a laissé son venin s'insinuer dans nos oreilles.

note       Publiée le lundi 27 août 2007

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Lau › jeudi 13 décembre 2018 - 11:08  message privé !

Je rejoins Cyberghost sur le coté Virgin Prunes, effectivement il y a quelque chose dans l'aspect théâtral qui fait penser à eux, mais c'est plus froid et dépouillé ici. "Monster of a thousand heads" est mortelle, celle qui suit aussi d'ailleurs... et le reste de l'album vaut le détour également. Belle découverte en effet !

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cyberghost › jeudi 11 août 2011 - 12:16  message privé !

Super étrange ce truc, les mots manquent pour cerner la musique... Goth dadaïste ? Mais j'ai un peu peur que le terme soit galvaudé pour le coup, surréaliste peut-être plus... Le travail sur les grattes est assez génial oui, quelque chose comme des mugissements inhumains, les comparaisons monstresques de Twil' sont assez justes pour le coup... ça me fait un peu penser aux Virgin Prunes pour l'approche expérimentale, même si on est effectivement pas dans le même registre... Splendide découverte quoiqu'il en soit!

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MightyJayM › mardi 28 août 2007 - 08:37  message privé !
Cette réedition est vraiment une excellente surprise. Sinon, la chronique retranscrit bien l'originalité de la musique du groupe, que je qualifierais pour ma part "d'opera punk" tellement c'est théatral. Reste plus maintenant qu'à espérer des réeditions promptes de UK Decay et In Excelsis...
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