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Uwe Reckzeh › Timecode

  • 2006 • SynGate CD-R 2077 • 1 CD

8 titres - 68:52 min

  • 1 Timecode 6:21
  • 2 Continental Drift 8:20
  • 3 Metamorphosis I
  • III 17:00
  • 4 Moon Chime 6:27
  • 5 My Turn To Eternity 7:08
  • 6 Archimedes 8:02
  • 7 Frozen Colour 9:58
  • 8 Moonshine In The Garden 5:13

enregistrement

Écrit, produit et enregistré en 2003, repris en 2006

line up

Uwe Reckzeh: Synthétiseurs, séquenceurs, percussions électroniques et FX

remarques

chronique

L’harmonieuse complexité des émotions contrastantes est l’apanage du créneau musical d’Uwe Reckzeh. Dès les premières notes de Timecode, le synthésiste Allemand nous plonge dans son univers contradictoire où les bribes mélodieuses côtoient les séquences ambiguës, pas tant en rythme qu’en émotions. Timecode est une belle spirale séquencée qui défile un serpentin mélodieux sur une séquence sombre, voire sinistre, comme si nous visitions les affres de l’enfer le cœur léger. Un merveilleux paradoxe créatif que l’on retrouve souvent dans l’approche musicale d’Uwe Reckzeh, dont j’apprécie sa créativité harmonieuse depuis Behind the Northern Wasteland.
Écrit en 2003 Timecode revient sur nos tablettes suite au succès de Point North, paru l’an passé sur Syngate. Mais, contrairement à Point North, Timecode emprunte un sentier plus sombre où les séquences sont lourdes, parfois pesantes, mais toujours animées sur fond symphonique, comme Arc, laissant souffler les vapes des vieux Tangerine Dream sur des séquences plus contemporaines comme sur Continental Drift, le merveilleux Moon Chime et Moonshine in the Garden.
Metamorphosis I – III est titre qui démontre la frivolité des axes musicaux de Reckzeh. Après une intro lugubre, où de délicates pulsations vivent sur des phares circulaires aux réverbérations intimidantes, de fines séquences innocentes se dandinent librement sur un beau mouvement libertin qui s’anime sur un bon jeu de percussions. Plus nerveux, le rythme accroche une thématique mélodieuse un peu comme l’univers de Mark Shreeve. Un long titre à quelques passages atmosphériques, que l’on retrouve aussi sur Frozen Colour, mais aux puissantes mélodies qui dégagent une fraîcheur unique dans un monde aussi apocalyptique.
My Turn to Eternity est un autre solide titre. Après une intro langoureuse, qui rappelle l’atmosphère sur Legion de Mark Shreeve, le tempo s’anime sur de légères séquences nerveuses aux notes figées par des percussions solides. Le thème musical dévie vers une ambiance plus légère aux basses lourdes et omniprésentes, mixant une approche groovy à un techno débridé. Un titre contorsionniste qui se campe dans un moule plus progressif que contemporain. Archimedes est ce genre de mélodie séquencée qui colle à l’oreille, comme un vers à la soie, sur de subtiles nuances structurales aux effluves orientaux.
Je préfère Timecode à Point North, ce qui en dit long sur la qualité de cet opus. Un opus plus sombre, tout en étant aussi mélodieux, qui croise les sonorités de Tangerine Dream et Mark Shreeve. C’est ce que j’appelle une belle trouvaille.

note       Publiée le vendredi 24 août 2007

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