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Art Zoyd › Le champ des larmes

cd | 14 titres

  • 1 Fleuve-Bruit 1 [3:38]
  • 2 Tenebrae [3:05]
  • 3 Éclats de Souffle [3:02]
  • 4 Tam-Feu [2:26]
  • 5 Incendium + GC_Sub [3:17]
  • 6 Fleuve de Pluie + Fleuve-Bruit 2 [6:51]
  • 7 Achéron - le Fleuve Obscur [9:16]
  • 8 Murmur Fulminis + Totem 1 [2:13]
  • 9 Abundans Civitas [5:02]
  • 10 Laetitia + Totem 2 [2:28]
  • 11 Sepulchra + Fleuve-Bruit 3 [3:33]
  • 12 Styx - le Fleuve Noir [18:33]
  • 13 Le chant de la Méduse [2:36]
  • 14 Egressus + Totem 3 [6:27]

enregistrement

Art Zoyd Studio, Maubeuge, France, 2005

line up

Patricia Dallio (claviers, senseurs, kaoss), Yukari Hamada-bertochi (claviers, senseurs, kaoss), Gérard Hourbette (échantillonneur), Jérôme Soudan (percussions, pads, kaoss, totem), Kasper T. Toeplitz (basse), Daniel Koskowitz (percussions, pads, kaoss, totem)

chronique

Styles
ambient
contemporain
indus
rock in opposition
Styles personnels
musique de spectacle > avant prog

Dès le départ, on sait que "Le Champ des Larmes" va reproduire l'écueil sur lequel Art Zoyd s'est trop souvent buté depuis maintenant près de vingt ans. À l'heure du dvd, s'échiner à transposer sur compact disc un spectacle multimédia comme celui-ci, relèverait presque de l'hérésie pure et simple. Conçu à trois par l'indélogeable Gérard Hourbette et le bassiste Kasper Toeplitz (ce dernier se montrant plein d'initiative et débordant d'énergie depuis qu'il a rejoint Art Zoyd) pour la musique, et Dominik Barbier pour les projections vidéos, "Le Champ des Larmes" est un spectacle total qui - et c'est à souligner - ne nécessite pas l'intervention de leur créateur, les représentations étant assurées par Jérôme Soudan, Daniel Koskowitz, Yukari Bertocchi-Hamada et la fidèle Patricia Dallio. Présenté officiellement comme étant un oratorio électronique, "Le Champ des Larmes" est paradoxalement ce que le groupe aura accompli de plus organique depuis fort longtemps. La place des percussions y est prépondérante. En effet, si l'électronique est encore présente, elle vient souligner l'oeuvre par instants, jamais très loin, mais en retrait, comme un fil de sécurité qui délimiterait le cadre et en assurerait sa pérennité. Minimal par raison, plus abstrait que jamais, la musique n'étant plus ici que matière et timbre sauf à de rares occasions (comme sur "Abundans Civitas"), la tension se crée toute seule à partir d'éléments discrets mais tendus. On reste quelque part dans le prolongement d'autres titres tel que "Appars" - déjà proposé par Toeplitz sur "Metropolis" - à mettre en corrélation aussi avec les travaux accomplis par le groupe en compagnie du Musique Nouvelle Ensemble sur les deux volumes de "Expériences de Vol", peut-être moins connus. Si le résultat s'avère concluant, voire même séduisant en de nombreux endroits, l'expérience, elle, reste, envers et contre tout, fondamentalement incomplète.

note       Publiée le mercredi 15 août 2007

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effreet › samedi 13 juin 2009 - 01:02  message privé !

Plus éprouvant et oppressant que ce que je pensais être les summum de la terreur (Hérésie de Univers Zéro, Closer de Joy Division et kohntarkosz de Magma), Le Champ Des Larmes est l'album terrifiant et fantomatique de l'histoire de la musique mais est aussi le plus vivant et le plus beau. Le Champ Des Larmes est un sommet. De l'art à écouter par les yeux car on le vit, on ne l'écoute pas!

Part 2, fin.

Note donnée au disque :       
effreet › samedi 13 juin 2009 - 01:02  message privé !

Il y a pas longtemps, j'ai vécu l'expérience la plus terrifiante de toute ma vie, ce groupe est dans la veine de ces grands groupes français comme Magma ou Gong ou encore belge comme Univers Zéro. Ce groupe n'est autre Art Zoyd et cet album terrifiant et éprouvant est Le Champ Des Larmes. Il commence par 6 premiers titres assez zen bien que quelque chose d'indescriptible se ressent, un sentiment de tension, en tout cas cela reste très flou. Et de la piste 7 ( acheron le fleuve obscur) à la dernière piste (il y a 14 pistes en tout), la terreur s'accumule, j'étais à fond dedans, un marécage entouré d'une brume si épaisse qu'on ne peut y voir, ceci est le décor de ce que je ressens à l'écoute de cet album, c'est dire. Le Champ Des Larmes est à écouter impérativement au casque dans le noir et les yeux fermés, l'album va crescendo, on vit la musique comme on vit un film, le suspense, la tension, la peur. L'album est basé sur l'eau, du moins je le ressens comme ça, cela renforce l'aspect morbide, dérangeant de l'album Dans la première partie, l'eau est douce mais dans la seconde elle est comme habitée par des esprits, des monstres qui veulent vous happer pour vous noyez, l'eau devient dangereuse et profonde. A moins que cette sensation ou les eaux de ce marécage soit habité par des monstres soit fausse et qu'à la place ce n'est rien d'autre que les mouvements de l'eau et que ces voix ne soit rien d'autres que le sifflement du vent.

Note donnée au disque :       
mangetout › jeudi 16 octobre 2008 - 16:15  message privé !

Découvert récemment et agréablement surpris, j'en étais resté aux deux "Marathonnerre" découverts chez un ami et passablement déconcerté par la mixture sonore très "numérico-toc" de l'ensemble, une matière assez indigeste pour tout dire et un grand étonnement de ma part tant cet ensemble avait réalisé une belle progression discographique. Ici par contre dans ce "Champ des larmes" on semble écouter les crissements d'agonie de l'indicible carcasse d'un improbable cargo, échoué sur une mer disparue, comme rongée jusqu'aux os, attaquée de toutes parts par un acide d'une violence imparable, c'est souvent très bruitiste et minimaliste mais le moins que l'on puisse dire c'est que l'atmosphère s'installe et a du mal à repartir.