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Art Zoyd › Nosferatu

  • 1989 - Atonal, ACD 300 (1 cd)

cd | 20 titres

  • 1 L'Oeuf du Serpent [3:40]
  • 2 L'Agent Renfield [3:17]
  • 3 Le Voyage de Harker [4:03]
  • 4 Le Matin [1:40]
  • 5 Le Château [4:14]
  • 6 Nosferatu [2:42]
  • 7 L'Oeuf du Serpent II [3:00]
  • 8 Rumeurs [2:35]
  • 9 Rumeurs II [2:56]
  • 10 Anaphase [4:08]
  • 11 Le Maître Arrive [2:24]
  • 12 Rumeurs III [2:39]
  • 13 Les Docteurs [2:28]
  • 14 La Peste [3:14]
  • 15 Livre des Vampires [1:47]
  • 16 Anaphase II [4:38]
  • 17 Le Maître est mort [3:31]
  • 18 Marées [8:33]
  • 19 Beffroi [3:35]
  • 20 Sleep No More [5:30]

enregistrement

Art Zoyd Studio, Maubeuge, France, 1988

line up

Patricia Dallio (piano, claviers), Gérard Hourbette (vilon, piano, claviers, percussions), André Mergenthaler (violoncelle, saxophone alto, voix), Thierry Zaboïtzeff (violoncelle, basse, chant, bandes magnétiques, claviers, percussions)

chronique

Styles
contemporain
musique de film
rock in opposition
Styles personnels
avant prog

À l'aube des années quatre-vingt dix naissantes, Art Zoyd va entrer dans une longue période d'introspection, où son travail de recherche et son talent créatif vont être tout entier dédiés aux musiques dites de spectacle, prolongeant l'expérience du partenariat unique qui les lia à Roland Petit (le décidément déterminant "Le Mariage du Ciel et de l'Enfer"). Fidèles à leur goût prononcé pour le sombre et l'expérimental - comme on les comprend - les Art Zoyd vont cette fois jeter leur dévolu sur l'art expressioniste du réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau. En s'attaquant à l'illustration musicale d'un film tel que "Nosferatu", Art Zoyd prend un risque considérable. Si l'on ne peut pas mettre en doute un seul instant leur admiration profonde mêlée de respect pour l'oeuvre du cinématographe, il faut pouvoir dire aussi en toute honnêteté que le résultat n'est pas à la hauteur. Par la force des choses, on découvre un Art Zoyd concis, nous proposant des titres ramassés sur trois minutes, avec une reprise de thème sans inspiration réelle, si bien que l'on est en droit de se demander dans quel contexte l'écoute de leur "Nosferatu" est la plus appropriée ? Pendant la projection du film ? Les sonorités synthétiques trop modernes tendent à rompre le charme d'un visuel suranné sauf en quelques endroits ("Rumeurs II")... Car cette fois, la main mise des programmations machines sur les interventions humaines organiques semblent avoir définitivement pris le dessus. Seul alors ? Oui, c'est peut-être encore la meilleure solution, sauf que le temps paraît fort long et qu'à force, on a vite le sentiment que cela se répète un peu (d'autant que la version cd offre trois titres en plus ; "Marées", "Beffroi" et "Sleep No More"). Il demeurera néanmoins une porte d'accès privilégiée auprès de tous les amateurs éclairés de dark ambient et autres musiques aux relans gothiques et industriels afin de se familiariser à l'oeuvre exigeante d'Art Zoyd.

note       Publiée le mercredi 15 août 2007

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Jacques Capelovici › jeudi 30 octobre 2008 - 11:56  message privé !

Je ne connais que ces 3 disques, c’est sur qu’il faudra que je m’intéresse au reste ! Qu’il y ait du déchet, à la limite, à partir du moment où tu pars chercher quelque chose de neuf, ça implique forcement une prise de risque et ça me semble donc tout à fait acceptable. Après, je connais rien au "post moderne" et je n’ai aucune autre référence. Ça me semble très novateur mais ça ne l’est peut-être pas tant que ça…

Pour revenir à Nosferatu, j’ai eu l’occasion de voir une autre projection-concert (organisée par une école de musique) et après réflexion, la raison fondamentale pour laquelle je n’adhère pas à ce genre de projet c’est que conceptuellement, je trouve ça boiteux. Lorsque Murnau tourne Nosferatu, il le fait avec les contraintes et les moyens du bord. Il doit TOUT faire passer par l’image et pallier à l’absence de bande sonore. Si tu veux mettre son film en musique soit tu restes en retrait par respect pour l’œuvre, soit tu lui marche sur la gueule et tu la dénature.

A mon avis, l’image se suffit amplement à elle même…

docteur.justice › jeudi 30 octobre 2008 - 10:26  message privé !

sur que ce n'est pas le plus facile pour commencer, j'ai commencé par les espaces inquiets... il y a tout de même beaucoup de déchet dans le art zoyd post moderne

Jacques Capelovici › jeudi 30 octobre 2008 - 10:07  message privé !

J’avais, il y a moult années, assisté à la projection-concert de Nosfératu. Ce fut mon premier contact avec Art Zoyd. J’avais trouvé ça quelque peu compassé et j’étais resté sur ma faim (OK, c’est pas très développé comme critique, mais je n’en ai pas gardé un souvenir très précis + ça m’a pas marqué). 15 ans plus tard un ami me prête "Symphonie …" et "Génération sans futur" et là, je suis sur le cul ! Je découvre une musique novatrice, inspirée, avant-gardiste et dégoulinante de créativité. Bref, je ne suis pas sur que Nosferatu soit "la porte d'accès privilégiée", je pense que commencer par ce disque peut même carrément faire passer à coté du groupe !

NAGAWIKA › jeudi 16 août 2007 - 03:16  message privé !
j'ai trouvé ça épouvanble. ces claviers... aie aie aie écoutez plutôt Abruptum ou Sunn O))) en mattant Nosferatu, c'est déjà plus fidèle à l'esprit du film. de mon point de vue en tout cas.
Note donnée au disque :