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Black Flag › Damaged

15 titres - 34:58 min

  • 1/ Rise Above (2:17)
  • 2/ Spray Paint The Walls (0:32)
  • 3/ Six Pack (2:18)
  • 4/ What I See (1:47)
  • 5/ T.V. Party (3:11)
  • 6/ Thirsty & Miserable (2:05)
  • 7/ Police Story (1:30)
  • 8/ Gimmie Gimmie Gimmie (1:50)
  • 9/ Depression (2:45)
  • 10/ Room 13 (2:03)
  • 11/ Damaged II (3:23)
  • 12/ No More (2:23)
  • 13/ Padded Cell (1:50)
  • 14/ Life Of Pain (2:48)
  • 15/ Damaged I (3:50)

informations

Ingé-son : Francis Buckley & Chuck Vogt - Produit par Black Flag - Producteur, ingé-son : Spot

Certaines copies de l’édition MCA de l’album avaient magnifique sicker qui recouvrait le logo MCA citant le mec qui avait censuré l’album “En tant que parent, j’ai trouve que ce disque est anti-parent »… phrase aujourd’hui célèbre

line up

Dez Cadena (guitare, voix), Chuck Dukowski (crédité Charles) (basse), Greg Ginn (guitare), Robo (batterie), Henry Rollins (voix)

chronique

  • west coast hardcore

Black Flag est connu pour être le premier groupe de Hardcore de l’histoire... Difficile d’approuver cette affirmation tant cela semblait être l’évolution logique du punk américain. Toujours est-il que ce « Damaged » - dont la pochette résume le contenu mieux que cette chronique ne pourrait le faire - est un disque-pivot, du genre qui mériterait d’être culte à la place de « Nevermind the bollocks ». Si musicalement, il n’y a honnêtement qu’âpreté et spontanéité ultime, il faut quand même rendre sa place à ce disque, sa valeur particulière au sein du paysage musical ricain et rappeler qu’il s’agit là… de la matrice des musiques violentes. En fait, dans chaque groupe punk, grunge, thrash ou indie qui suivra, il y aura un petit bout du miroir cassé de ce « Damaged ». Sachant que Black Flag est une matière si pure et dense qu’une simple parcelle suffit à imprégner chaque seconde du groupe qui s’en inspire d’une noirceur et d’une négativité invariable. La colère de Rollins est brute, mal dégrossie, mais elle a inondé le monde entier avec bien plus d’efficacité que l’esprit « peace & love » véhiculé dans les 60’s, par exemple. Pour la bonne et simple bonne raison que cette colère, on l’a tous ressenti un jour ou l’autre. Tous les lyrics sont imparables : il s’agit d’une peinture de la réalité, la plus crue et entière possible. « I ain’t got no friends to call my own/I just sit there all alone/There’s no girls that want to touch me/I don’t need your godamnn sympathy”... Explicit lyrics, comme ils diront plus tard. Il n’est en effet pas encore cool à l’époque d’enrober son mal-être dans des oripeaux « dark » ou autre… Rollins ne fait preuve d’aucune pitié envers lui-même, et pourtant il est terriblement humain. « Damaged » raconte l’addiction (aux packs de bière, à la télé, à la violence), les sentiments contrariés, et les seuls moments qui relèvent un peu la gueule sont les deux premiers morceaux, l’un racontant la joie d’être un rebut de la société et de tagger les murs, et l’autre étant un véritable hymne pour toute la scène de L.A. (Rise above), un majeur levé à ceux qui tentent de les étouffer. Malheureusement, et ironiquement, un ponte de MCA, choqué par ce bloc de négativité, ne l’entendra pas de cette oreille et censurera le disque, n’y voyant « aucune valeur sociale rédemptrice ». Black Flag se voit interdit de sortir des disques pendant une longue période, qui prendra fin en 84, quand Greg Ginn sortira enfin le disque sur son label SST, fondé justement pour contrer MCA. Et c’est tout une génération qui sera traumatisée par ces 15 morceaux, alors que leurs versions avec les nombreux précédents chanteurs du groupe étaient souvent supérieures ! « Damaged », c’est un peu la chronique de la lose américaine de tous les jours… Certains pensent à Bukowski, d’autres se diront simplement que c’est probablement le disque le plus ancien auquel on peut remonter et se dire à son écoute : « … voilà, rien n’a changé aujourd’hui ».

note       Publiée le jeudi 9 août 2007

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Note moyenne        17 votes

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No background Envoyez un message privé àNo background

Album historique oui. Pour ma part, je préfère ce qu'ils feront après, et qu'on sent très bien venir sur l'énorme Damaged I.

Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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Tiens, j'ai foutu ça y'a quelques jours dans la bagnole d'un collègue temporaire entre Montbéliard et Besancon (les joies de l'intermittence...), après une session Downset et Kickback vu que le restant de la compagnie était plutôt branché sur ces trucs-là. Eh bien...

Eh bien, deux constatations :

1- Certes, en comparaison, la prod du ci-présent paraît bien légère, maigre, sommaire.

2- Mais n'empêche : l'aura de colère sale, la misanthropie déterminée du machin, n'en remontent pas moins redoutablement au naseaux, toujours ! Et tout le monde de reprendre en chœur qu'on Gonna Rise Above.

...

Ah, et

3- en guise de post-scriptum : OK, en vrai l'album à l'hexagone de Kickback défonce carrément, j'ai bien bien accroché, moi qui me croyais totalement réfractaire aux facéties du Bessac Posse.

Message édité le 13-06-2023 à 16:16 par dioneo

Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
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Dangereux disque appelant à rise above.

Jacques Capelovici Envoyez un message privé àJacques Capelovici

Ambiance d'époque : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_9_84d47Yf0

MY WAR Envoyez un message privé àMY WAR

Bien plus qu'un simple chef d'oeuvre, un album historique devant lequel l'internationale des branleurs BM et Power Electronics à cagoule devrait se prosterner ! Rien n'arrive à la cheville de BLACK FLAG, et rien n'est aussi noir et haineux que le suivant : MY WAR.