Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesDDesiderii Marginis › Seven Sorrows

Desiderii Marginis › Seven Sorrows

  • 2007 • Cold meat industry CMI173 • Lim • 2000 copies • 1 CD digipack
  • 2014 • Aucun 1 Téléchargement Web

cd • 9 titres • 55:58 min

  • 1Constant like the Northern Star07:26
  • 2Why are you fearful?07:25
  • 3My diamond in the rough06:25
  • 4The bitter potion06:48
  • 5Silence will stop our hearts03:14
  • 6Lifeline06:55
  • 7Night pretenders06:34
  • 8I tell the ancient tale05:29
  • 9Untitled05:42

extraits audio

  • Il y a des extraits audio pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

enregistrement

Composé, interprété et enregistré par Johan Levin, Mjölby, Suède, 2006-2007. Masterisé par Johan Levin au Studio Solitude.

line up

Johan Levin (tous instruments)

remarques

CD digipack 3 volets. Photographies de Birthe Klementowski.
Disponibles sous divers formats numériques plus 1 titre bonus

chronique

Styles
ambient
Styles personnels
dark-melancholambient

Avec une régularité bienvenue depuis ces trois dernières années Johan Levin nous livre un nouveau chapitre de son projet Desiderii Marginis. Taxé abusivement à ses débuts il y a déjà dix ans de clone de Raison d’Être (LA référence de la dark-ambient "sacrée" en Europe) pour cause de caractéristiques communes assez marquées (chants grégoriens, cloches et autres attributs gothico-mystiques) le suédois aura pourtant démontré très rapidement une sensibilité propre et une approche différente de celle de son compatriote. Moins introspective et plus axée sur l’évocation et la provocation d’images et de rêves éveillés, la musique de Desiderii Marginis a su évoluer naturellement, développant des structures harmonieuses et hypnotiques entre nappes éthérées, mélodies de plus en plus présentes et séquences de saturation maîtrisée dans un souci de conserver une atmosphère intègre. Depuis "The ever green tree" (2005), les apparitions sporadiques d’arpèges folk révèlent une dimension beaucoup moins hermétique qui sert avec brio la trame ambient et la préserve de la redondance laborieuse. Seven sorrows s’annonce comme une nouvelle étape dans ce domaine, reprenant à son compte l’aspect "contes & légendes" inspiré de The ever green tree et celui plus triste que sombre de "That which is tragic and timeless" (2006) dont la thématique intemporelle s’affichait avec ostentation sur la musique elle-même. Loin d’une volonté de tout écraser par le poids immense et souvent phagocytant d’une alliance basses/distorsion bouche-trous, Seven sorrow s’impose par sa capacité à laisser respirer chaque thème de piano ou de guitare et chaque mélodie pour un résultat d’une extrême mélancolie. Un onirisme délicat s’en dégage qui parfois manque d’être quelque peu gâché par un recours trop systématique aux samples vocaux dont certaines boucles auraient gagnées à être raccourcies. Un défaut très mineur que l’écoute intégrale efface au fur et à mesure tant la teneur immersive de la musique de Desiderii Marginis fait mouche dès lors qu’on s’abandonne à la séduction de ces contes dark-ambient de toute beauté. Moins saisissant que les deux derniers albums mais incontestablement de la belle ouvrage.

note       Publiée le lundi 6 août 2007

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Seven Sorrows".

notes

Note moyenne        7 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Seven Sorrows".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Seven Sorrows".

FLRLNG › lundi 17 juin 2013 - 22:52  message privé !

"Onirisme délicat" convient très bien au style de desiderii marginis. L'obscurité devient apaisante et nous berce, rien d'angoissant ni de funèbre ici et c'est à mon sens ce qui le différencie largement de Raison d'être ou encore de New risen throne.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › jeudi 24 janvier 2008 - 19:11  message privé !
avatar
en deçà du dernier duo d'albums - il aurait fallu qu'il se renouvelle ; or il tombe déjà dans la redite. Quelques saturations et samples en moins auraient été bienvenus (ces grattements sempiternels sont un peu pesants à la longue). Toujours bien, mais il devrait respirer un peu entre les sorties pour faire avancer son projet...
Note donnée au disque :       
Solvant › lundi 6 août 2007 - 23:04  message privé !
Cold meat industry. Tout est dit. A quand la carte de fidélité comme dans les pizzerias ?
Note donnée au disque :