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Opeth › Blackwater Park

cd • 8 titres • 67:13 min

  • 1The Leper Affinity10:23
  • 2Bleak09:16
  • 3Harvest06:01
  • 4The Drapery Falls10:54
  • 5Dirge for November07:54
  • 6The Funeral Portrait08:44
  • 7Patterns in the Ivy01:53
  • 8Blackwater Park12:08

informations

Fredman Studio, Göteborg, Août - Octobre 2000. Produit par Opeth et Steven Wilson.

line up

Mikael Åkerfeldt (chant, guitares), Martin Lopez (batterie), Peter Lindgren (guitares), Martín Méndez (basse)

Musiciens additionnels : Steven Wilson (chœurs, guitares, claviers, mellotron), Markus Lindberg (percussions : 3 œufs)

chronique

metal / metal extrême / death metal / death metal atmosphérique

"Blackwater park" est une pure merveille. Il n’y a pas d’autre mot. Après un "Still Life" sublime de maturité et d’émotion, où le nouvel Opeth s’affirmait enfin constitué et solide, plus purement musical que les paysages de l’ancien line-up, désormais plus intérieur, plus profond, mais toujours aussi doués, et toujours aussi beaux. On avait même accepté de faire le deuil de ces forêts décrites, de ces champs au crépuscule, de ces étangs au petit matin, car les tableaux peints dans "Still life" étaient d’émotions pures, plus symboliques que descriptifs, à l’image de la pochette, et ont amené Opeth à une parfaite maturité musicale. Mais "Blackwater Park" repousse les limites que l’on avait déjà un peu trop vite attribuées à ce nouveau et remarquable line-up. De l’aveu de Lindgren, aucun morceau n’avait été composé lors de l’arrivée en studio, au contraire de leurs précédentes expériences. On se rend compte, alors, à quel point Opeth est devenu maître dans l’art de la structure. Il y a les choses évidentes, les formes fluides, mais aussi les coups brutaux, les préparations, les ponts, les récurrences, tout ce qui fait qu’après quelques écoutes, on est entièrement acquis à la forme du morceau. Et puisqu’ils sont maîtres de leur vocabulaire et qu’ils ont décidé d’être spontanés, ils atteignent des sommets. À la qualité artistique et musicale des compos s’ajoutent une fraîcheur et une densité visuelle que l’on croyait perdues avec l’ancien line-up. Les paysages sont de retour, les guitares folk sont omniprésentes jusque dans les passages death. Les riffs sont tour à tour de plus en plus puissants, ou chargés d’une lourde mélancolie, ou encore simplement beaux comme ces paysages embrumés dont parle, à bon escient, la pochette. Quant aux chants il n’y a plus qu’à s’incliner devant la maîtrise exceptionnelle d’Akerfeld, terrible et massive en voix death, et surdoué des lignes claires, au service desquelles sa voix parfaite est ici secondée de celle de Steven Wilson, producteur et leader de Porcupine Tree. Des pièces comme "The drapery falls", "The funeral portrait" et "Bleak" valent tous les "Morningrise" du monde. Akerfeld et Lindgren ont donc décidé de continuer de parler en musiciens, en artistes riches d’émotions comme ils le font depuis leur précédent album. Mais cette fois, en plus, ils ont décidé de le faire, et en se promenant, à nouveau, dans les paysages naturels et sombres qui les fascinent. Il ne nous reste qu’à les suivre, c’est la meilleure chose qui puisse arriver à un mélomane. Une des trop rares formes de la perfection !

Chef-d'œuvre
      
Publiée le samedi 16 février 2002

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notes

Note moyenne        150 votes

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Coltranophile Envoyez un message privé à Coltranophile

Ou pas. C’est selon.

avatar Cinabre Envoyez un message privé à Cinabre

Tout s'explique!

Coltranophile Envoyez un message privé à Coltranophile

C’est du à ma soumission aux algorithmes lors d’activités loin d’être intellectuelles. Je suis infoutu de créer une playlist, trop vieux trop con. Donc s'insinuent des trucs sur lesquels j’ai jeté une oreille 2/3 fois peut-être. Des retours du Néant où je les aurais bien laissés.

avatar Cinabre Envoyez un message privé à Cinabre

Je comprends pas qu'on se fatigue encore à écouter des disques quand on sait parfaitement qu'ils ne sont pas faits pour nous. Punch lines mises à part, ça sert à rien de se faire souffrance au bout d'un moment... Si? Pour ma part, je sais qu'Opeth et moi ça sera jamais le grand amour mais bon dieu, il a quand même du mérite cet album pour peu qu'on aime les mélodies romantiques et le métal! Alors bon, je cherche plus volontiers les premières chez des compositeurs de musique Classique car le métal à mes oreilles, plus il est radical et brut, plus il me plaît. Je boude pas mon plaisir sur certains passages nonobstant. Au pire je m'ennuie un peu. Mais j'arrive pas à le trouver mauvais, ce disque.

Message édité le 03-08-2025 à 12:01 par Cinabre

Coltranophile Envoyez un message privé à Coltranophile

« Bleak », c’est du Nile- du point de vue de l’eunuque et non du pharaon.