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Team Sleep › Team Sleep
- 2005 • Maverick records CDW 48160 • 1 CD
cd • 15 titres • 53:57 min
- 1Ataraxia
- 2Ever (Foreign Flag)
- 3Your Skull Is Red
- 4Princeton Review
- 5Blvd. Nights
- 6Delorian
- 7Our Ride to the Rectory
- 8Tomb of Liegia
- 9Elizabeth
- 10Staring at the Queen
- 11Ever Since WWI
- 12King Diamond
- 13Live From the Stage
- 14Paris Arm
- 1511/11
informations
Producer - Greg Wells (tracks: 2, 4, 7, 9, 11, 15) , Team Sleep (tracks: 1, 3, 5, 6, 10, 13, 14)
Le cd contient un fond d'écran et le lien vers le site internet du groupe.
line up
Rob Crow (chant sur les pistes 4, 7, 11, 15), DJ Crook (platines, boîte à rythmes), Zach Hill (batterie), Chino Moreno (guitare, chant sur les pistes 2, 3, 5, 7, 9, 12, 13, 15), Todd Wilkinson (guitare), Rick Verett (basse)
Musiciens additionnels : Mary Timony (chant 8, 12), C Minus (boite à rythme 1), Sonny Mayugba (guitare 5)
chronique
Les oeuvres accouchées dans la douleur sont parfois porteuses d'une aura bien mystérieuse... C'est le cas de cet album éponyme de Team Sleep, side-project aujourd'hui bien connu de Chino Moreno, notre hamster préféré que l'on présente plus, principalement accompagné par DJ Crook et Todd Wilkinson, son ami d'enfance. L'arlésienne endurée par les fans n'était finalement rien face à celle de l'enregistrement de ce premier et unique (à ce jour...) album... Etalé sur de nombreuses années, interrompu pour cause de l'enregistrement d'un autre éponyme - celui des Deftones - sans compter le désarroi des membres du groupe qui décidèrent (l'histoire est devenue fameuse) de mettre en stand-by leur projet (plus ancien que les Deftones, tout de même) quand ils virent qu'une version du disque qu'ils mitonnaient depuis si longtemps circulait sur le web en toute liberté. Ce piratage-là, tout le monde s'accorde à le dire, il ne peut que faire du mal aux artistes... Mais l'album a fini par sortir, un beau jour de mai 2005, sous une forme finalement assez éloignée des démos présentes sur le net. On pense notamment à l'absence de monsieur Mike Patton, qui a bien du en chagriner quelques uns. Mais ne boudons pas notre plaisir car ce cd fait très, très fort. Et pourtant, dieu sait si je l'ai abordé sans en attendre beaucoup. Un chanteur de Neo sur le retour qui fricote avec l'electro, le tout avec une pochette qui se la joue sexy/retro/pin-up/mélancolique/raffinée, dans la grande tradition Roxy Music... Ca sentait un peu le coup de poker juteux d'un directeur artistique aux vils crocs acérés. Il n'en est rien ! Team Sleep c'est un peu comme les actrices dans les films de Lynch : derrière des atours parfois superficiels, tapageurs, voire vulgaires, se cache un charme inextricable, une abysse de mystères et de songes, un labyrinthe d'émotions contradictoires. Ceux qui n'accrochent pas à la musique des Deftones feraient bien de se plonger dans ce verre de liqueur-là, il se sert vers 1h du mat, serré et avec glaçons. Impossible de pas plonger dans cet état de torpeur languide qui émane littéralement de ces 15 titres tous beaux à se damner. Les éléments électroniques ne se font pratiquement pas entendre, les guitares ne mordent jamais vraiment, les vocaux cherchent à nous bercer, et la batterie se perd dans d'étranges circonvolutions oniriques conduites par l'épouvantablement génial Zach Hill, le terrible batteur de Hella, qui tient ici le rôle du grand méchant loup dans la bergerie. Ici, c'est l'ambiance qui prédomine. N'importe qui peut aimer ce disque, pour peu de l'écouter dans de bonnes conditions. La prise de substances peut aider, mais le mieux reste encore de l'écouter après une bonne fatigue, les yeux mi-clos... Sans quoi le charme risque de ne pas opérer. Pour ma part, j'ai d'abord trouvé le disque facile, monotone, désincarné, voire balourd, avant de me rendre compte que je le remettais systématiquement dans le lecteur. Un album piège, donc. C'est ici que Moreno livre l'une des plus belles vocalises (Ever), sans oublier les quelques coulées de guitares en fusion sur Your Skull Is Red et Blvd. Nights, deux morceaux exténués, enfouis sous les heures sans sommeil. A l'inverse "Ataraxia", "11/11" et "Princeton Review" expriment un bien-être apaisé, fluide. D'autres morceaux nous emmènent beaucoup plus loin, côtoyer les berges du surréalisme, tel ce "King Diamond", dont le rapport avec le chanteur de heavy reste assez flou. Et toujours cette batterie qui défie les codes bien serrés du trip-hop, parfois accompagnées d'un piano ou de bidouillages lo-fi... On retrouve aussi Rob Crow de Pinback (un de ces groupes géniaux planqués dans le ventre de l'Amérique), qui apporte sa touche bleu gris, notamment en posant sa voix apaisée sur les titres produits par Greg Wells, dont la superbe Princeton Review. La plupart des titres et des textes étant obscurs, mieux vaut saluer la cohérence du tout, qui se saisit après de nombreuses écoutes (comme avec Lynch...). Précisons quand même qu'une frêle demoiselle vient fort joliment pousser la chansonnette sur deux titres (Mary Timony du groupe Helium), d'une voix de fantôme éploré, avec un contraste assez bizarre entre un chant et des paroles maladroites et une musique qui aurait tendance à foutre les jetons... Au final, Team Sleep accomplit la gageure de faire une musique foncièrement romantique, sans se la jouer "européen" ailleurs que dans la pochette, finalement... Un gros 5/6.
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notes
Note moyenne 17 votes
commentaires
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- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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Rocambolesque ? Quoi donc, l'abbé Cunni ?
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Raven
› Envoyez un message privé à Raven
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Team Caleçon ("il faut que tu respires") et pourtant très... client, de ce disque classieux et le terme est ici pas du tout galvaudé.
- Lord Tom › Envoyez un message privé à Lord Tom
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Voilà, c'est relativement rocambolesque
- Lord Tom › Envoyez un message privé à Lord Tom
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ah il est fortiche, on pourrait même l'appeler Zach Fills, il les aime bien ses fills. Abe Cuni est plus straight forward mais quel beau jeu de ghost notes, lourdeur de frappe etc la puissance juste assez nuancée. Moi ce qui me frappe c'est a quel point Ataraxie est plus agréable que Hole in the earth en openeur. Pis les arpéges de fin de Staring at the queen... assez magique ou ils extraient le meilleur du post rock
- Damodafoca › Envoyez un message privé à Damodafoca
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Ecouté encore ce jour et je me souviens que c'est à la première écoute de cet album que j'ai découvert Zach Hill - et stupeur, c'est qui le gars qui tient les baguettes dans le side project du mec de Deftones et qui joue mieux que le batteur de Deftones ?!?
