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Miles Davis › Dark magus

8 titres - 100:58 min

  • 1/ Moja Part 1 (12:28)
  • 2/ Moja Part 2 (12:40)
  • 3/ Wili Part 1 (14:20)
  • 4/ Wili Part 2 (10:44)
  • 5/ Tatu Part 1 (18:47)
  • 6/ Tatu Part 2 (6:29)
  • 7/ Nne Part 1 (15:19)
  • 8/ Nne Part 2 (10:11)

informations

Carnegie Hall, New York City, USA, 30 mars 1974

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

line up

Pete Cosey (guitare), Miles Davis (trompette, orgue), Dominique Gaumont (guitare), Michael Henderson (basse), Azar Lawrence (saxophone ténor), Reggie Lucas (guitare), Mtume (James "Mtume" Forman) (percussions), Al Foster (batterie), Dave Liebman (flûte, saxophone soprano et ténor)

chronique

jazz / kozmigroov' des enfers

Pour moi, "Dark Magus" est indissociable de Al Foster. Sur ce double album uniquement destiné à l'origine au marché japonais, il n'y en a que pour ce métronomique batteur à la pêche incroyable, semblant être étranger à toute notion de fatigue. C'est lui qui démarre en trombe ce "Moja" de vingt cinq minutes, binaire mais bestial, emportant dans son sillage tout le groupe bien obligé de suivre. Issu seulement pour la première fois en 1979, ce témoignage particulièrement incendiaire revient sur la performance donnée en mars 1974 par une formation pourtant dégarnie au Carnegie Hall dont les murs n'avaient, jusque là, jamais tremblé de la sorte. Il y a des jours, je suis à deux doigts de penser que "Dark Magus" bouffe tout cru "Agharta" et "Pangaea" - oui, vous lisez bien - sur lesquels il a une bonne année d'avance. Car "Dark Magus" est, à ne pas en douter, LE live extrême de Miles. Une orgie de son et une puissance phénoménale à vous faire rebrousser tous vos poils. Tous. Mais soyons lucide ; ce parti pris séduisant est aussi son talon d'Achille car bien que ne surfant jamais sur les vagues d'abstractions déchirantes du Coltrane de "Live in Japan", cette nouvelle généreuse double livraison est elle aussi une pilule difficile à avaler d'une seule traite sous peine de friser la lobotomie instantanée. Miles n'en finit pas de torturer sa trompette sous un déluge d'effets ("On The Corner" n'est pas très loin) qu'il double parfois de nappes de clavier, et il faut pas moins de trois guitaristes pour tenter de supplanter la déferlante rythmique assurée par Foster et ses fidèles complices, Mtume et le pilier Michael Henderson à la basse. Dave Liebman fait de timides apparitions, mais elles sont souvent déterminantes, assumant quasi seul le rôle de trouble-fête aux accointances free. Enfin réédité en cd à l'échelle internationale, "Dark Magus", s'il n'emportera pas les suffrages auprès de tous, s'impose toutefois comme une expérience qu'il serait criminel de ne pas avoir tenté.

Très bon
      
Publiée le jeudi 9 novembre 2006

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notes

Note moyenne        20 votes

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Reflection Envoyez un message privé à Reflection

La folie est même carrément présente je trouve... au sens de "transe" (et ce n'est pas galvaudé ici). En effet je trouve que c'est le plus gros brulot de Miles : sueurs et sangs (et acide...).

Message édité le 29-08-2024 à 13:15 par Reflection

Coltranophile Envoyez un message privé à Coltranophile

Encore une fois ici. Densité en apesanteur. La Folie n'est pas loin. "Tatu" est peut-être le plus gros monstre enfanté par Miles.

avatar dariev stands Envoyez un message privé à dariev stands

Date corrigée !! (proggy et les autres, corrigez vos tops)

Aladdin_Sane Envoyez un message privé à Aladdin_Sane

Après la contemplation de Zeit, le torrent Dark Magus contraste forcément

avatar Dun23 Envoyez un message privé à Dun23

Ce live est juste monstrueux. Pas forcément digeste, mais monstrueux, claque monumentale, énergie de dingue, une leçon.