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Egberto Gismonti › Solo
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Talent Studio, Oslo, Norvège, novembre 1978
line up
Egberto Gismonti (guitare, piano, chant, surdo, clochettes)
chronique
À force de flirter avec les genres, classique, contemporain, progressif, jazz ou world, on finirait presque par oublier à quel point Egberto Gismonti est un musicien incroyablement doué. Sur ce premier vrai exercice en solitaire, fêtant en quelque sorte dix ans de carrière déjà bien remplies, le brésilien nous montre qu'il évolue dans ce contexte comme un poisson dans l'eau. Et fidèle aux principes qu'il s'est fixé depuis toujours, il nous gratifie en toute logique de cinq nouvelles interprétations de titres déjà bien ancrées dans son répertoire. Les récents "Selva Amazônica" et "Frevo" issus de "No Caipira", "Ano Zero" (de "Agua & Vinho"), "Salvador" (de son tout premier album) et enfin "Ciranda Nordestina". Si les albums à registre classisants de Keith Jarrett on tendance à vous faire bailler faute d'une palette sonore exclusivement centrée sur le piano et que vous rêviez d'un compromis entre Ralph Towner et le John McLaughlin de Shakti, alors pourriez vous peut-être vous laisser tenter par cet album d'Egberto Gismonti et y trouver votre bonheur puisqu'il possède les mêmes qualités contemplatives des aristes précités tout en apportant un soin particulier à varier les plaisirs ("Salvador" et "Selva Amazônica" - malgré ses vingt longues minutes - étant joués à la douze cordes).
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- L affreux buvera › Envoyez un message privé à L affreux buvera
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Troisième chef-d’œuvre ECM de ce compositeur-musicien, inclassable à la croisée du jazz, des musiques du monde, des musiques folkloriques, de la musique contemporaine. Il nous impose toujours son univers unique, faites de touches impressionnistes. Peu de musiciens ont autant cette facilité de nous faire voyager dans leur paysage sonore. Certes, le studio aide beaucoup. C’est un échange: Le son ECM s’est forgé autour de cette transe contemplative, égrenée par le musicien a la technique révolutionnaire de présenter la guitare comme un orchestre. Un disque indispensable avec Danca das Cabecas. Écoutez Selva Amazonica, et plongez dans cet océan sonore, d’accélérations, de fureur, puis d’accalmies. C’est comme l’éblouissement du soleil après l’averse. Vous êtes aspiré et n’en ressortez pas indemne. Jamais on n’a joué de guitare comme cela. Outro de carillons en forme d’acouphènes. Et mélopée d’indien fou. Écoutez Salvador. C’est la plus belle de ses versions, la plus intime, la plus mystique. Une note de pochette indique que rien n’est enregistré en overdubbing. Entendre qui pourra. Fondamental !
Message édité le 21-04-2026 à 02:07 par L affreux buvera
