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The Gathering › How to measure a planet?

cd • 9 titres

  • 1Frail (You Might as Well Be Me)05:04
  • 2Great Ocean Road06:19
  • 3Rescue Me06:22
  • 4My Electricity03:32
  • 5Liberty Bell06:01
  • 6Red Is a Slow Colour06:26
  • 7The Big Sleep05:01
  • 8Marooned05:56
  • 9Travel09:06

cd • 5 titres

  • 1South American Ghost Ride04:25
  • 2Illuminating05:41
  • 3Locked Away03:24
  • 4Probably Built in the Fifties07:26
  • 5How to Measure a Planet?28:33

extraits audio

informations

Bauwhaus, Amsterdam et Wisselloord, Hilversum entre juillet et octobre 1998

line up

Frank Boeijen (claviers), Hugo Prinsen Geerligs (basse), Hans Rutten (batterie), René Rutten (guitares), Anneke Van Giersbergen (chant)

chronique

metal / metal atmosphérique / atmosphérique

Sur ce magnifique double album, the Gathering met les grosses guitares de côté pour mieux peaufiner les atmosphères calmes et mélancoliques. Et de ce fait "How to measure a planet?" est beaucoup moins rock que ses prédécesseurs. Les compositions y sont superbement travaillées et permettent à la voix d'Haneke de se poser et de gagner en maturité et en émotion ce qu'elle perd en puissance. Des morceaux comme "Great ocean road" ou encore "Travel" sont à ce titre de purs chef d'œuvre du métal atmosphérique. Le groupe se permet même une parenthèse expérimentale d'une trentaine de minutes sur le dernier titre du deuxième disque. "How to measure a planet?" est à mon avis le meilleur album de the Gathering et se pose en référence incontestable de la vague métallique atmosphérique en compagnie de l'excellent "Judgement" d'Anathema. Un must.

Chef-d'œuvre
      
Publiée le samedi 19 août 2000

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chronique

metal / metal atmosphérique / metal atmosphérique

Pour cet album, double qui plus est, les hollandais ont complètement changé de style. Le metal est presqu'entièrement oublié et, ici, on se rapproche encore plus de Pink Floyd ou de Radiohead. Et il faut bien avouer que la voix d'Anneke se prête admirablement bien à ce nouveau style très planant. Les compos sont très belles, bien écrites et très bien interprétées avec l'utilisation de multiples effets et autres échos du meilleur effet. Certains titres comme "Great ocean road", "Liberty bell" ou encore "Rescue me" font indéniablement partis des meilleurs morceaux écrits par le groupe. Cependant, je trouve qu'il manque un peu de "pêche" et surtout de relief pour que l'on puisse vraiment qualifier cet album d'excellent. Aussi, le dernier morceau, "How to measure a planet ?" durant près d'une demi-heure (!!!), est un peu trop ambitieux et assez lassant en fin de compte. Toutefois un très bel album en définitive.

Bon
      
Publiée le samedi 7 juillet 2001

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notes

Note moyenne        47 votes

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Coltranophile Envoyez un message privé à Coltranophile

Conclusion: j’étais déjà trop vieux pour être le futur nostalgique de ce disque. (La voix est juste une impossibilité totale).

magnu Envoyez un message privé à magnu

C'est tout à fait ça, cet album m'a également ouvert l'esprit à d'autres musiques. J'ai découvert cet album en 2002 (auparavant j'étais uniquement Hard rock-Rock prog et très axé technique) - et un un son aéré avec peu de soli était inconnu pour moi.

stickgrozeil Envoyez un message privé à stickgrozeil

Ce qui est drôle, c'est aussi de constater que plein de groupes dans la scène "extrême", avec un semblant de succès, ont, peu ou prou à la même époque, tenté une sortie de route : Moonspell avec The Butterfly Effect, MDB avec 34.788%, Tiamat avec A Deeper Kind of Slumber, Anathema, etc, etc... A cette époque là, je me souviens d'interviews dans lesquelles ces groupes citaient volontiers des influences electro ou rock (Tiamat citait Aphex Twin, Massive Attack, The Future Sound of London ; Anathema et The Gathering citaient Radiohead). Ces groupes ont interprété ces influences extérieures, sûrement de manière un peu gauche ou naïve, mais en ce qui me concerne, ça me convenait bien, car ça apportait un vent de renouveau sans non plus renier leur passé respectif. En tout cas, ça m'a ouvert l'esprit à d'autres musiques, et en ça, je leur en suis reconnaissant.

avatar Nicko Envoyez un message privé à Nicko

Je suis assez d'accord avec stickgrozeil, c'est surtout le fait qu'il s'agisse à la base d'un groupe de metal extrême qui soit novateur. Un tel changement de style était très rare, surtout aussi radical. Parce qu'après, ce n'est pas non plus un album si novateur en lui-même, cela reste classique comme rock/metal atmosphérique, ce qui n'enlève en rien les qualités de cet album, certes un peu trop long, mais un titre comme "Travel" est un pur chef d’œuvre.

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Oui, ça a sans aucun doute joué dans la perception du truc... Après quand comme moi tu avais "grandi", tu t'étais fait l'oreille loin des scènes metal (extrême ou pas), plutôt avec des groupes indie/alterno, grunge justement ou "expé mais d'une certaine manière rock ou pop accessibles tout de même", c'est vrai que du coup l'effet "un coup de frais dans tout ce riffing plombé" a dû forcément moins jouer. Bon, du coup tous ces com contrastés m'ont donné envie de le réécouter avec mon oreille de maintenant.

Tiens, d'ailleurs je viens de me rappeler que j'avais dû lire la chro (élogieuse, et en effet sur le mode "oh, ça CHANGE, ce groupe !") de ce disque dans R.A.G.E., magazine plutôt porté sur le metal, le hardcore, la fusion au sens fin eighties/nineties du mot... Ce qui cadre assez avec ce que tu proposes, Stickgrozeil !

Message édité le 04-06-2026 à 19:09 par dioneo