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Bronski Beat › The age of consent
- 1996 • London Recordings 3984 28195-2 London Records 90LTD • 1 CD
cd • 16 titres
- 1Why ?
- 2Ain't necessarily so
- 3Screaming
- 4No more war
- 5Love and money
- 6Smalltown boy
- 7Heatwave
- 8Junk
- 9Need a man blues
- 10I feel love
- Bonus CD
- 11I feel love (with Marc Almond)
- 12Run from love
- 13Hard rain
- 14Memories
- 15Puit d'amour
- 16Heatwave (remix)
extraits vidéo
informations
les titres 11-16 sont des bonus par rapport à la version originale
line up
Jimmy Somerville (chant), Steve Bronski (musique), Larry Steinbachek (musique)
Musiciens additionnels : Marc Almond
chronique
Comme les temps changent... Quand on voit la merde que l'on passe aujourd'hui dans les hit-parades des radios ou de certaines TV, comme si faire de la pop était devenu une insulte ou synonyme de bêtise... Je me revois sur le coup de mes 13 ans lorsque parmi les têtes de classement de l'époque on pouvait trouver un trio avec au chant un petit bonhomme à l'étrange timbre vocal, proche de celui d'un castrat, tel qu'on pouvait le trouver chez Klaus Nomi ou Antony and the Johnsons aujourd'hui, qui chantait la détresse des homosexuels obligés de fuir les villes de province pour gagner Londres et espérer y trouver plus de tolérance ('Smalltown boy') ou passés à tabac en raison de leur inclinaison sexuelle ('Why'). Bien sûr, nous ne nous en rendions pas compte alors mais sous couvert de pop, 'The Age of consent' (l'âge légal autorisant les relations gays) et son triangle rose (symbole homosexuel) est un album de souffrance. Il suffit de se pencher sur les textes de Jimmy Sommerville pour comprendre, que ce soit dans 'Why', 'Smalltown boy', 'Screaming'... Les thèmes principaux en sont la peine et l'incompréhension face au rejet des familles, la violence des contemporains et l'intolérance vis-à-vis des gays. Nulle surprise à trouver une forme de mélancolie bien plus profonde qu'il n'y paraît dans les lignes du décidément culte 'Smalltown boy' mais également dans les accents jazzy de la reprise du 'Ain't necessarily so' de Gershwin ou le calme triste de 'Screaming'. Mais tout l'album ne tourne pas seulement autour de la cause gay. L'excellent 'Junk', sorte de version plus sombre de Soft Cell ou la reprise electro wave du 'I feel love' de Donna Summer (la version en duo avec Marc Almond, ici en bonus, est meilleure encore) sont écrites sur des rythmes plus pêchus et assez typiques d'une pop new wave électronique intelligente telle qu'on la trouvait chez Alphaville, Tears for Fears, Depeche Mode... D'autres chansons sont plus calmes, voir sensuelles ('Heatwave'), mêlant inspirations bluesy, jazzy, cabaret aux bases pop wave du duo. Mais il est clair que la marque de fabrique de Bronski Beat était cette voix si particulière de Jimmy Sommerville, haut perchée, capable d'atteindre des aigus surprenants et empreinte d'une touche de mélancolie discrète mais profonde. Cela est frappant sur les bonus comme le très gospel 'Memories' ou un 'Puits d'amour ' a capella bouleversant. Certes, pour qui ne la supporterait pas, c'est l'univers du trio qui lui ferme ses portes. Pour ma part, voilà un bon disque pop intemporel que j'ai toujours plaisir à réécouter avec nostalgie ou sans.
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notes
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commentaires
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- Indusfreak › Envoyez un message privé à Indusfreak
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Toujours été assez fan de Bronski, je dois d'ailleurs avoir ce cd dans une valise. C'est vrai que ça dénotait pas mal quand on voyait ça sur MTV au milieu des autres trucs un peu relou (honte rétrospective), mais bon, ça a quand-même permis de découvrir certains trucs à la téloche, malgré tout, et certains clip qui était quand-même bien chiadés. Ca me donne envie de le ressortir, et de faire quelques fouilles. J'avais une version longue de "I fell love" qui est proprement diabolique avec un crescendo d'enfer, qu'un pote m'avait fait découvrir. Impossible de ne pas bouger là-dessus.
Message édité le 30-06-2026 à 16:31 par Indusfreak
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Dioneo
› Envoyez un message privé à Dioneo
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Un peu pareil, j'ai entendu Smalltown Boy à la radio, vu le clip au Top 50 quand j'étais gamin, sans saisir de quoi ça causait, avec juste l'impression que le gars avait une drôle de dégaine et une drôle de voix pour un garçon, en trouvant quand-même qu'il chantait bien et en aimant bien cette chanson bizarrement triste... Peut-être que je me demandais un peu pourquoi les autres gars tenaient à le tabasser dans une ruelle mais même pas sûr que ma réflexion allait jusque là !
Je situe l'intervenant dont tu parles, @Richard, marrant comme connexion (même si au fond pas si étonnant, vu qu'on est sur Guts). J'aime bien le ton de ses interventions d'ailleurs, tu sens le mec passionné, oui, mais pas version fan-club relou, il a réfléchi à ce qui lui plaisait chez le gars, à ce que la musique de ses groupes avait de spécial, d'unique dans la façon dont ils se positionnaient dans la pop (en plus très visible, qui a eu un grand succès) de l'époque. En passant j'avais pas du tout capté/conscientisé sur le coup (encore une fois j'étais gamin) le truc des Communards comme "groupe avec deux mecs gay et sinon des femmes, y compris à la batterie", et pourquoi c'était très singulier dans le contexte.
Ça m'a donné envie de creuser tout ça, ce doc, Bronski Beat, Communards, la carrière solo du Jimmy... Vu que comme beaucoup de monde je ne connais guère que les tubes (qui en ont être des vrais et demeurent connus par des gens qui n'étaient même pas forcément nés j'ai l'impression...).
Message édité le 30-06-2026 à 11:19 par dioneo
- Richard › Envoyez un message privé à Richard
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Effectivement, ce reportage est vraiment bien troussé. Enfant du Top 50, je ne pouvais pas imaginer en ce temps les combats, les significations des titres de l'Écossais. Il restait pour moi comme formulé ce 'Tintin' à la voix quelque peu étrange. Puis, autre fait beaucoup plus insignifiant, les amours musicales conservent vraiment. L'un des intervenants, Hugues Osouf était à la fac de Géo et moi d'Histoire à Caen et me parlait entre autres il y a déjà 30 ans de sa passion pour Sommerville. Je ferme la parenthèse.
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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Et je re re plussoie... Si quelqu'un veut ressortir cette version orgue/voix de 'Breadline Britain', j'achète...
- jacques d. › Envoyez un message privé à jacques d.
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Décédé en 2025, Edika, dessinateur facétieux chez Fluide Glacial, avait créé lui aussi un personnage fantasque dénommé Bronski, nettement plus bite que beat, encore que "tout soit dans tout et réciproquement", non ?!
