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Gentle Giant › Three friends

6 titres - 35:23 min

  • 1/ Prologue (6:14)
  • 2/ Schooldays (7:37)
  • 3/ Working all day (5:12)
  • 4/ Peel the paint (7:31)
  • 5/ Mister class and quality (5:51)
  • 6/ Three friends (2:58)

informations

Angleterre, 1972

Drôle d'histoire ; la pochette ci-contre est issue du pressage d'origine anglais. "Three Friends", le troisième album du groupe, a été pourtant le premier à être publié sur le continent Américain, si bien que Columbia, la firme qui s'est occupée de sa distribution là-bas, a cru bon de réutiliser la pochette de leur premier album pour illustrer leur troisième...qui reste néanmoins leur premier album pour qui habite sur le Nouveau Continent !

line up

Gary Green (guitares), Kerry Minnear (claviers, chant, violoncelle, basse), Malcolm Mortimore(batterie, percussions), Derek Shulman (chant, basse), Phil Shulman (saxophone, trompette, flûte à bec, chant), Ray Shulman (basse, violon, guitare, percussions, choeurs)

chronique

Pas loin du chef-d’œuvre ce "Three Friends". Comme l'était aussi d'ailleurs "Acquiring The Taste" avant lui. Mais il faut faire un choix... Tous les disques de Gentle Giant ne sauraient tous être des chefs-d’œuvres. Ils sont comme nous, humains ; malgré leurs qualités, ils ont aussi leurs défauts. Ici, en six titres, Gentle Giant arrive à la quintessence de son art. C'est ici aussi qu'ils assoient, plus encore que sur "Acquiring the Taste", ce goût pour le contrepoint, un style musical hérité de la musique médiévale, et qui deviendra vite leur marque de fabrique. Arrivé à maturité, les multi instrumentistes du groupe donnent toute la mesure de leur talent à l'exécution d'une musique intransigeante qui ne manque pas d'atouts esthétiques. Le propos de Gentle Giant, contrairement à ce que l'on pourrait croire, n'a jamais été de noyer l'auditeur dans une successions de plans tarabiscotés sensés faire décrocher la mâchoire à ceux qui ne comprennent rien à la musique dans l'espoir d'éveiller en eux un effet de fascination malsain qui les poussera du coup à les plébisciter, justement parce qu'ils n'ont rien compris et que donc, forcément, c'est génial. L'effet David Lynch, très peu pour Gentle Giant... Les frères Shulman et leurs acolytes ne sont pas des m'as-tu vu mais de vrais passionnés, de vrais amoureux de la musique - et non pas de la performance. Il suffit d'écouter leur musique pour s'en convaincre. Leur plus belle réussite s’appelle ici "Schooldays", un morceau d'une sensibilité extrême, d'un raffinement qui touche à l'absolu avec, toujours en point de mire, ce cœur qu'une flèche bien tendue s'apprête à heurter de plein fouet. Je vous parle d'émotion. Vibraphone, mellotron, voix mélodieuses presque mélancoliques. Un menu de choix. De ce "Prologue" aux relents très progressif au quasi liturgique "Three Friends" en clôture, Gentle Giant ne nous aura laissé peu de temps morts pour pouvoir souffler. Un excellent disque (de plus).

Très bon
      
Publiée le samedi 29 décembre 2001

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Note moyenne        18 votes

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Coltranophile Envoyez un message privé à Coltranophile

Comme on en causait avec Dioneo il y a peu, retour sur les 3 premiers. Et même si je préfère le précédent d’un chouïa, celui-ci permet de mieux saisir l’étendue qu’ils pouvaient couvrir tout en restant eux-mêmes. Prologue et Peel the Paint n’ont rien à envier au Roi Cramoisi de la trilogie à venir. Que ce soit les envolées baroqueuses ou les moments plus nerveux, tout transpire d’une forme de romantisme extravagant, quasiment loufoque. Chose que l’on retrouve presque plus souvent dans le prog italien que dans celui de leurs confrères british. Une certaine forme de tendresse en musique.

Message édité le 03-10-2025 à 14:57 par Coltranophile

avatar torquemada Envoyez un message privé à torquemada

Bonne occasion de le ressortir, ça changera de Depeche Mode…

avatar Progmonster Envoyez un message privé à Progmonster

Les trois amis ne sont plus que deux. Au revoir et merci, Ray Shulman.

boumbastik Envoyez un message privé à boumbastik

Une musique qui enlace, embrasse, réconforte, titille. Elle parle aussi bien à ton coeur qu'à ta tête. Discographie de toute beauté jusqu'à Free Hand.

DesignToKill Envoyez un message privé à DesignToKill

Il y a une telle émotion dans le dernier morceau... ça justifie le 6/6