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Heldon › Allez-Teia (αλετεια)

cd • 7 titres • 41:10 min

  • 1In the wake of King Fripp6:36
  • 2Aphanasis2:20
  • 3Omar Diop Blondin7:20
  • 4Moebius1:49
  • 5Fluence12:15
  • 6St-Mikael Samstag am Abends6:18
  • 7Michel Ettori4:17

informations

Schizo studios, Paris, France, 1975.

line up

Georges Grunblatt (mellotron, guitare, ARP), Richard Pinhas (guitare, synthésiseurs [A.R.P., VCS 3], mellotron, bandes)

Musiciens additionnels : Alain Bellaïche (guitare sur "Omar Diop Blondin"), Alain Renaud (guitare sur "Aphanasis")

chronique

ambient / electro / new-age/avant-garde

Ce deuxième album d'Heldon possède les mêmes défauts que la livraison "Electronique guerilla / It's always rock 'n' roll" : sons parfois vieillots, production cheap et peu brillante, et surtout hommage trop ouvertement rendu aux "Evening star" et autres "No pussyfooting" de Fripp et Eno (jusque dans le titre du morceau d'ouverture). C'est sans doute ce qui explique que Pinhas n'a pas vu d'un très bon oeil la réédition de ces trois premiers opus. A partir d'"Allez teia", Georges Grunblatt vient temporairement rejoindre Pinhas, mais la formation n'a toujours ni bassiste, ni batteur. On se situe dans le même registre de musique synthétique planante et d'electro ambient, parfois longuet sur des titres comme "Fluence" ou "St-Mikael Samstag am Abends" si l'on ne rentre pas dans le trip. Toutefois, ce disque possède un petit charme supplémentaire : une note plus chaleureuse rendue par la guitare acoustique sur "Michel Ettori" et "Aphanasis". "Omar Diop Blondin", avec ses envolées guitaristiques, est également une réussite, ainsi que le planant "In the wake of king Fripp" (hem...), ritournelle à base d'arpèges répétitifs à la guitare électrique au son clair et de couches de mellotron, sur lesquelles s'envolent les solos de Pinhas. Mais rien de bouleversant tout de même.

Moyen
      
Publiée le vendredi 12 août 2005

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avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Et puis le feat. de MC Gillou en personne sur la fameuse cover de Der Groß Mensch Friedrich N., sur Électronique Guerilla/"It's. Always Rock'n Roll", of course ! (Ouais Marchais, mieux qu'en 68 (ex: "Le voyageur"))

Message édité le 13-10-2024 à 12:51 par dioneo

Int Envoyez un message privé à Int

Je viens de capter que le titre de l'album renvoie au concept d'Aletheia, terme grec qui signifie "dévoilement" et que Heidegger utilise pour parler de la vérité. D'habitude les petites réfs cachées à la philo chez Pinhas renvoient plutôt à Deleuze. Rhizosphere = Rhizome, "Claire P" = Claire Parnet, qui a interviewé Deleuze pour l'abécédaire et qui participait régulièrement aux cours de Deleuze - de même que Richard Pinhas, qu'on peut entendre intervenir plusieurs fois notamment dans les cours de 1980 sur... "l'Ethique" de Spinoza, etc.

avatar (N°6) Envoyez un message privé à (N°6)

Bon, c'est du Fripp-wish assumé. Ça se laisse écouter, le premier titre comme hommage au maître, le second avec sa guitare acoustique qui glisse toute seule au creux de l'oreille. Mais faut bien dire que sur la longueur, c'est du drone guitare-synthétiseur qui n'a, en effet, rien de bouleversant. Pas de quoi se relever la nuit en somme. Faut noter la toute première black métal de l'histoire quand même (enfin avec le concept de Vérité en grec dessus).

progviewer Envoyez un message privé à progviewer
Pinhas idollatre Fripp c'est sûr... au point d'avoir fourni cet album, qui sonne essentiellement comme un "No Pussyfooting - The lost sessions". Mais c'est quand même pas mal du tout, pour qui apprécie les mélopées ambient de Fripp/Eno.
AllezTeia Envoyez un message privé à AllezTeia
Difficile de ne pas tomber dans le piège de la nostalgie.. Ceci étant dit je trouve que cet Album est tout de même très bien fait malgrès certain défauts. Moi en tout cas je reproche à Heldon de ne pas avoir su garder un peu de son "Allezteisme" dans les albums qui ont suivis.