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Endresen / Wesseltoft › Out here. in there.
informations
Lydlab, Oslo, Norvège, automne 2001
line up
Bugge Wesseltoft (programmation, claviers, percussions), Sidsel Endresen (chant)
chronique
"Out Here. In There" est la deuxième collaboration entre Sidsel Endresen et Bugge Wesseltoft. N'ayant jamais écouté "Nightsong", leur premier effort en commun, paru sur ACT en 1994, j'aurais bien du mal à vous dire s'il s'inscrit ou non dans son strict prolongement. Mais entre les lignes, je peux peut-être deviner l'évolution certaine qui sépare ces deux disques avec une marge d'erreur des plus confortables. À l'époque, Bugge Wesseltoft ne s'était pas encore fait un nom. Il n'avait pas non plus fondé son label. Et l'aventure électronique du New Conception n'avait même pas encore débuté... Depuis, le claviériste a eu largement l'occasion de mettre d'application ses différentes théories avec bien souvent une réussite au-delà des espérances, avec notamment le tout récent "Moving". Un idiome jazz toujours latent mais qui peu à peu s'effaçait au profit d'arrangements électroniques de plus en plus présents, bien loin du rôle ornemental et artificiel que l'on prête généralement d'expérience à ce genre de productions. C'est donc enrichi de toutes ces aventures que Wesseltoft vient mettre ses talents au service d'une chanteuse énigmatique dont on ne connaît presque rien, si ce n'est ses quelques apparitions sur le label ECM. Sa voix langoureuse et faussement effacée porte en elle la même lumière blafarde qui éclaira la carrière de Joni Mitchell, la même grave suavité qui entourait les interventions de Julie Tippetts pour son mari ou Carla Bley, la même mélancolie blessée propre à des artistes plus pop comme Jane Siberry, voire Dido (eh oui, j'ai osé). Sur "Out here. in there.", le travail de Wesseltoft est primordial car ce sont ses arrangements subtils et son talent de producteur qui parviennent à donner à ce disque une atmosphère peu commune. Tour à tour paranoïaque ("Survival Techniques", "Heartbeat") ou carrément autiste, l'album d'Endresen et Wesseltoft accomplit ce que le tandem Dillon/Zazou manqua avec "12 (Las Vegas is Cursed)", une cohabitation élégante et trouble et non pas une collision contre nature.
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Dun23 › Envoyez un message privé à Dun23
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Comment se rendre compte qu'on a laissé un com il y a plus de 4 ans sur un disque qu'on a jamais écouté et que Proggy rappelle à notre bon souvenir par ses playlists. J'ai juste reconnu la voix fabuleuse de Sidsel qui donne pas mal de cachet également à ses participations avec Molvaer, google étant mon ami, il a fait le reste et je commence, ou plutôt mon banquier commence à trouver que monsieur, pardon Monsieur, avec un M majuscule, comme sa participation à ce site et à mon éducation musicale, Monsieur Progmonster, disais-je, est décidément bien néfaste à mon compte en banque!
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Dun23 › Envoyez un message privé à Dun23
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Sidsel Endresen en live, en tout cas, c'est une expérience assez mémorable, dans tous les sens du terme!
- julayss › Envoyez un message privé à julayss
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Pas mal. Mais Wesseltoft a tendance à me taper sur le système. Enfin, surtout ses live avec Laurent Garnier etc... 'Moving' reste énorme. Faudra se pencher sur les albums solos de Sidsel Endresen.
- Thomas › Envoyez un message privé à Thomas
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Je l'ai trouvé d'occasion a un peu plus de 6 euros donc je me suis laissé tenter. Ceci dit, Mars Volta trône haut dans mon estime musicale donc pas sûr que celui-ci mérite une note supérieure, en tout cas en ce qui me concerne, m'enfin je ne vais pas relancer le débat sur ce groupe ici ce n'est pas le lieu... :o)
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Progmonster
› Envoyez un message privé à Progmonster
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Oui ; je lui attribue 5/6, donc plus qu'à Mars Volta.
