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Yuichiro Fujimoto › Komorebi

11 titres - 45:58 min

  • 1/ Joy (3:05)
  • 2/ Little Sunset (2:59)
  • 3/ Slow Boat (2:27)
  • 4/ Small Mountain (3:31)
  • 5/ See Water (2:50)
  • 6/ Lost Tape Found (1:51)
  • 7/ Kujira (3:08)
  • 8/ Sometimes (5:19)
  • 9/ White Brown (9:15)
  • 10/ Put (2:03)
  • 11/ The Book (9:30)

informations

Japon, hiver 2001 - été 2002

line up

Yuichiro Fujimoto (instruments, programmation)

chronique

Deux écoles s'affrontent ; celle qui mise tout sur la virtuosité, des rafales de notes à ne plus savoir quoi en faire, et celle qui voue un culte au silence, chaque note émise servant en définitive à suspendre le temps. Le jeune artiste japonais dont je vous parle aujourd'hui a clairement choisi son camp. On pourrait presque qualifier sa musique d'ambient, si seulement elle s'était révélée impersonnelle. "Komorebi" ne se limite pas à une simple musique de fond. Sur ce disque, l'artiste privilégie les émules synthétiques de xylophone et de vibraphone, quand il n'en joue pas lui-même sur un modèle pour enfant. Un habile compromis entre rythme et harmonie, en somme ; un parfait résumé de la longue tradition des musiques japonaises. Du coup, si son travail découle d'un rapport quasi intuitif, au-delà de son incontestable fraîcheur, c'est sa force mélodique qui séduit instantanément. Là aussi, à la manière de Kieren Hebden (Four Tet), Yuichiro Fujimoto signe là un projet électro-acoustique des plus intimistes, peut-être même le plus intimiste et le plus minimaliste des deux. Il n'y a pas un endroit où Fujimoto se fait un point d'honneur à échapper au poncifs du genre ; en effet, il n'éprouve pas le besoin d'enrober le tout autour d'un beat, qu'il soit léger ou vaguement trip hop, ce qui aurait peut-être permis à certains de rentrer plus facilement dans le disque. Le premier album de Yuichiro Fujimoto, "Komorebi", léger comme la brise, est à inscrire dans la mouvance de cette scène japonaise qui se réinvente à la lumière des traîtements actuels ; l'univers de Tujiko Noriko n'est pas loin, dépouillé de son chant, pour ne garder que la texture organico-mécanique de sa musique, l'aspect lo-fi et minimal pop de Nikaidoh Kazumi en plus, le tout baigné dans une atmosphère plutôt apaisante qui l'éloigne des recherches d'ambiances texturales de Koji Asano. A découvrir.

Bon
      
Publiée le samedi 21 mai 2005

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soulsmaster Envoyez un message privé à soulsmaster

20 ans après - et avec une furieuse envie de corriger mon commentaire de l'époque - voilà que j'y retourne alors que j'avais complétement oublié ce mec. Minimaliste, joliment mélancolique, ça fonctionne ma foi plutôt bien sur moi malgré les années. Un disque de fin de journée, quand le cagnard laisse place à des températures plus acceptables. Et à l'image de sa pochette, à écouter seul, tranquille, dans son coin, quand plus personne n'a besoin de vous pour le moment.

Message édité le 24-07-2026 à 22:25 par soulsmaster

soulsmaster Envoyez un message privé à soulsmaster
Vraiment sympa jaime beaucoup ce qu'il a fait comme travail sur ce disque le mec. c le genre d'artiste que j'appréssis tout particulièrement en ce moment