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Anthrax › Persistence of time
informations
A&M Studios et Conway Studios, Hollywood, Californie, USA, 1990
line up
Frank Bello (basse), Scott Ian (guitares), Charlie Benante (batterie, guitare), Dan Spitz (guitare), Joey Belladonna (chant)
chronique
Pour ceux qui se sentent concernés par la question, le problème reste entier : quel album de "Among The Living" ou de "Persistence of Time" doit être considéré comme le meilleur disque d'Anthrax ? A priori, tout porte à croire que je vais plaider pour ce dernier. Parole à la défense. Contrairement à Metallica, Anthrax a toujours cultivé depuis leurs tous débuts une approche plus insouciante, sans que cela entrave pour autant de manière fâcheuse le résultat. Bien au contraire, leur sens de la déconne insufflait au groupe un côté éminemment sympathique, qui aida grandement à forger leur personnalité et aussi, à terme, à les distinguer de leurs rivaux potentiels. Quand j'écoute "Persistence of Time", je n'ai pas l'impression mais bien la certitude que tout cela a volé en éclat. Quelque chose, ou quelqu'un, a secoué Anthrax au plus profond de son être si bien qu'au moment d'écouter ce nouveau pavé thrash, la gravité semble attendre derrière la porte. "Persistence of Time" serait-il leur "...And Justice for All ?". On se régale de ce genre d'analyse, de mythologies préfabriquées qui nous permettent d'aduler des êtres, ou leur musique, en leur donnant un sens. Tout ça, en fait, on s'en fout. Les paroles s'envolent, la musique reste. Et la musique de ce nouvel Anthrax est dense, rude, brutale, sans compromission. Elle est complexe aussi, et ceux qui se sont toujours demandé à quoi ça pouvait bien ressembler de la musique progressive auront un élément de réponse avec "Keep in the Family" et son introduction incendiaire aux multiples variations rythmiques. Anthrax ne serait pas Anthrax sans sa reprise (le proto punk "Got The Time" de Joe Jackson), et le thrash ne serait pas le thrash sans son coup de massue final, l'excellent "Discharge". Quelque chose, ou quelqu'un, a poussé Anthrax dans ses derniers retranchements et l'a poussé à livrer le meilleur de lui-même. Avant la fin, toute proche. Il se pourrait bien que ce quelqu'un se nomme Joey Belladonna.
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notes
Note moyenne 28 votes
commentaires
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Dead26 › Envoyez un message privé à Dead26
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Je me souviens que du clip en fait. Le nom de l'artiste je l'ai su que bien longtemps après avoir lu les crédits du mutuel. Jouissance d'autrefois. Brother in blood !
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nicola › Envoyez un message privé à nicola
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Tiens, Joe Jackson n’est pas dans le coin ?
- Potters field › Envoyez un message privé à Potters field
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Marrant ça. Anthrax a tjrs été mon groupe de thrash préféré, avec slayer !
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Rastignac
› Envoyez un message privé à Rastignac
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Bouh Dead26 qui lit pas la chronique où céditd'oùqu'ellevientlachansonquiestreprise.
Sinon ce fut le premier, et ptet un peu le seul, jamais trop accroché à Anthrax. Trop fun, et je suis trop triste, et la voix de Belladonna me stresse.
- Potters field › Envoyez un message privé à Potters field
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largement meilleur que state of euphoria, et pour moi quasiment au même niveau que among the living.
