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Premiata Forneria Marconi › Per un amico
informations
Milan, Italie, 1972
Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité
line up
Franz Di Cioccio (batterie, percussions, voix), Franco Mussida (chant, guitares, mandoline), Mauro Pagani (flûte, piccolo, violon, voix), Giorgio Piazza (basse, voix), Flavio Premoli (piano, claviers, orgue Hammond, mellotron, synthétiseur, Moog, tubular bells, voix)
chronique
L'amateur de progressif - mais pas que lui - sera certainement intrigué par une pochette aussi colorée et aussi... euh... laide ? Mais seul l'amateur de progressif aura du mal à se remettre du choc psychologique qui l'attend en découvrant à l'intérieur du livret une photo du groupe en pleine répétition, au milieu de leurs instruments, parmi lesquels traînent trois mellotrons. J'ai bien dit trois mellotrons !!! Bon, ça ne veut rien dire, je suis le premier à l'admettre. D'autant qu'après une écoute attentive, il se révèle qu'il y en a bien moins à s'envoyer entre les oreilles que sur "Storia di Un Minuto". Mais c'est le genre de truc déterminant qui compte aux yeux de l'amateur, pris subitement de sueurs froides et se laissant gagner par l'émotion. Alors, moins de mellotron, peut-être, mais une sacré couche quand même ("Appena un Poco", "Il Banchetto", deux chefs-d'oeuvres inscrits à jamais en lettres d'or dans le grand livre du progressif). Mais plus que tout, un album tout aussi fantastique, si pas plus que son prédécesseur. A sa décharge, comme "Storia di Un Minuto", "Per Un Amico" fait de petites concessions au rock en s'embarassant d'un morceau plus enlevé (l'instrumental "Generale !") qui fait un peu tâche au milieu de cette vaisselle en porcelaine. Les nappes de synthétiseur se superposent avec élégance et font émerger des brumes de leur musique un brouillard de notes magiques où harpe et violon rivalisent d'inventivité pour évoquer des décors aussi étranges que mélancoliques. Le parti pris acoustique n'est pas abandonné, bien au contraire, et Premoli, comme Mussida, continuent à faire valoir leurs talents respectifs en appliquant les préceptes acquis lors de leur formation classique. Sans complexe, "Storia di Un Minuto" et "Per Un Amico" font partie des indémodables du courant progressif, sans se soucier des barrières linguistiques, des cultures ou des frontières. Le progressif dans ce qu'il a de plus absolu et d'essentiel, et dont il n'aurait jamais du s'écarter.
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notes
Note moyenne 14 votes
commentaires
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- Aladdin_Sane › Envoyez un message privé à Aladdin_Sane
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Oui, la pochette est moche mais la musique est sublime. "Appena un po'" représente probablement ce que le rock progressif italien a de plus remarquable, un mélange inouïe de sensibilité et de mélancolie.
- E. Jumbo › Envoyez un message privé à E. Jumbo
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Cette pochette me fait penser aux vieux Tom-Tom et Nana
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Cinabre
› Envoyez un message privé à Cinabre
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Grosse influence pour Nobuo Uematsu d’ailleurs si je ne m’abuse… à réécouter, tiens!
- Sartoris › Envoyez un message privé à Sartoris
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Dégotté un exemplaire aux puces ce WE, qui a bien vécu, avec quelques cracks et pops. C'est très très perplexifiant, ça mérite plus d'une écoute attentive.
- Jean Pierre Moko › Envoyez un message privé à Jean Pierre Moko
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Un classique. Et je les trouve coolax, ces pochettes de prog. Y a du style
