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Sun Kil Moon › Ghosts of the great highway

10 titres - 58:12 min

  • 1/ Glenn Tipton (4:16)
  • 2/ Carry Me Ohio (6:21)
  • 3/ Salvador Sanchez (6:29)
  • 4/ Last Tide (2:55)
  • 5/ Floating (3:19)
  • 6/ Gentle Moon (5:18)
  • 7/ Lily and Parrots (4:18)
  • 8/ Duk Koo Kim (14:32)
  • 9/ Si, Paloma (5:32)
  • 10/ Pancho Villa (5:12)

informations

Toast and Hyde Street Studios, San Francisco, Californie, USA, mars 2002- mai 2003

line up

Mark Kozelek (chant, guitare, piano), Geoff Stanfield (basse), Anthony Koutsos (batterie), Tim Mooney (batterie)

chronique

rock / folk / neo folk

Quand, en dépit d'efforts répétés, on est forcé, comme c'est le cas pour moi, de s'en remettre au constat que rare sont les fois où l'on se révèle sensible à une esthétique particulière - en l'occurence ici celle très vaste englobant tout ce qui passe par le country rock, folk rock, singer/songwriter et americana - il est difficile d'émettre une opinion qui pourrait faire loi. "Glenn Tipton" est typiquement le genre de titre dans lequel je ne parviendrais jamais à rentrer. Malgré ma fascination avérée pour l'épure, je dois bien admettre, là aussi, que cette seule composante ne m'est apparemment pas suffisante pour apprécier à sa juste valeur des chansons qui prennent le pari de se reposer uniquement sur une voix et une guitare dont les accords me renvoient, bien malgré moi, à une imagerie de texan mal élevé qui m'horripile au plus haut point. Cette parenthèse d'ordre psychanalytique refermée, nous pouvons nous tourner à présent avec confiance dans l'analyse du premier disque de Sun Kil Moon, le nouveau projet de Monsieur Red House Painters, Mark Kozelek. Ce premier morceau est heureusement l'exception du disque et, à mes yeux seulement, une manière peu engageante d'entamer un album, ou alors aurait-il fallu pour cela une accroche mélodique indiscutable. En soi, un titre tel que celui-là ne ferait pas tâche sur le disque, n'importe où mais pas en première place ; il aurait pu alors servir de pause, alors qu'ici, on l'utilise comme revendication, chose que je respecte mais qui, à mon avis, ne prêchera que pour les convaincus. Soit... "Ghosts of the Great Highway" est malgré tout un très bel album se déroulant avec une élégance rare et subtile (l'enchaînement naturel entre "Last Tide" et "Floating"), riche en mélodies immédiates ("Carry Me Ohio", le bel instrumental "Si, Paloma"), en rock pas très propre sur lui, à la manière d'un Neil Young ("Salvador Sanchez", "Lily and Parrots"), nous gratifiant même d'un surprenant "Duk Koo Kim" à la cinématique fabuleuse, aux timbres délicats enrichis de mille et une sonorités qui font décoller le morceau, et l'auditeur avec lui. Mélancolique et beau, ce premier disque de Sun Kil Moon est une vraie réussite. Surtout si vous commencez l'écoute à partir du second titre...

Bon
      
Publiée le jeudi 11 novembre 2004

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Note moyenne        3 votes

commentaires

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Cera › Envoyez un message privé à Cera

Cette facette folk de Kozelec est est nettement au dessus de ses mièvreries Inde rock cliché sur ref house painters.

Monsieur N › Envoyez un message privé à Monsieur N

Je ne connais pas cet album mais la récente découverte de l'album "Benji" m'a bouleversé ! Je conseille vivement de l'écouter si vous aimez les ambiances mélancoliques et la superbe voix de Kozelek !

No background › Envoyez un message privé à No background

On m'a offert une place pour le festival "This is not a love song" à la Paloma (un rapport avec le titre de l'album ?) à Nîmes (avec en têtes d'affiche Caribou, Swans, Thee oh sees, Divine Comedy, Ariel Pink, Interpol), du coup je me trouve un peu contraint et forcé de jeter une oreille sur cette scène "alternative country" "indie folk rock" (présente le samedi), qui ne m'attire à la base pas du tout, car je n'y connais absolument rien. Je commence par cet album donc, qui casse un peu mes préjugés déjà, c'est une bonne chose, malgré effectivement un contact froid au premier morceau, comme le souligne Proggy, puis suivra Giant Sand (au programme également). Il faudrait que je lise les chroniques de N°6, mais pas facile d'appréhender une scène inconnue en quelques jours.

empreznor › Envoyez un message privé à empreznor
Tiens j'avais pas vu ce groupe sur guts; en meme temps c'est limite gutsien.