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KoЯn › Take a Look in the Mirror
- 2003 • Immortal/epic EPC513325 3 • 1 CD
cd • 13 titres • 56:42 min
- 1Right now
- 2Break some off
- 3Counting on me
- 4Here it comes again
- 5Deep inside
- 6Did my time
- 7Everything i've known
- 8Play me
- 9Alive
- 10Let's do this now
- 11I'm done
- 12Y'all want a single
- 13When will this end [piste cachée : One (reprise de Metallica)]
informations
Par Frank Filipetti, produit par Korn & Jon Davis
Existe en version digipaK avec un DVD bonus
line up
Jonathan Davis (vocaux), Fieldy (basse), James Shaffer (guitare), Brian Welch (guitare), David Silviera (batterie)
Musiciens additionnels : Nas
chronique
Non. Oui mais alors là non. Et pourtant je l'aurai défendu ce disque, contre les joyeux arguments aussi constructifs que "olala, ils ressortent déjà un disque ?" ou "vous avez le prix qu'a coûté l'album précédent ? Il devait pas rester beaucoup d'argent pour sortir celui là"... Toujours est-il que bref, en fait : non. Et oui, j'ai bien peur qu'au final ces arguments soient presque fondés... Car honnêtement, qu'apporte ce Take a Look in the Mirror à la déjà (trop) chargée discographie du groupe ? De quoi renflouer leurs comptes diront les mauvaises langues... Le problème c'est que voilà : après l'excellente suprise qu'avait été (tout du moins en ce qui me concerne) Untouchables, ce nouveau Korn n'apporte effectivement rien. Du Korn poussif, qui se remet à beugler bêtement comme un gamin de 15 ans alors qu'il a passé la barre des 30, du faux retour aux sources, entre Issues et Life if Peachy, des "featuring" douteux qui n'intéressent personne (NAS ???), le retour des plans à la cornemuse ou des enchaînements je-chuchote-je-beugle le tout dans une version grotesque qui a pris au bas mot 10 ans de retard, des compos peu travaillées planquées derrière un gros son bien gras comme il devient bien la mode de le faire... grosso modo, une caricature, Korn qui se regarde dans le mirroir si j'ose vous la sortir... Mauvais point tout particulier pour Alive, vieille demo de Blind replanquée incognito pour l'occasion... Quelques titres tout de même ? Oui, les sympathiques même si pas franchement intéressants 6ème et 7ème titres, ou alors le sympathique et là par contre intéressant 12ème titre, du haut de son riff sautillant au groove cosmique et son refrain au son quasi-doomistique... Par déontologie chronicale (?), je me dois tout de même de vous signaler qu'est/était disponible à prix prohibitif (26 euros !?!!?) une superbe version limitée digipak (enfin j'dis limitée...) avec un DVD présentant des extraits des clips du groupe (pourquoi ne pas avoir mis les clips en entier d'ailleurs ? Ah, ils doivent être sur un DVD officiel qu'il faut acheter...), ainsi que quelques vidéos où vous aurez le plaisir de voir entre autres Jon Davis en train de porter un carton, Jon Davis en train de faire des gammes, Jon Davis en train de manger des beignets... et ce genre de vidéos bêtes et inutiles ô combien indispensable à tout fan qui se respecte ! Enfin... Pas la plus juste de mes chroniques... je vous rassure pas le plus juste de leurs disques non plus...
chronique
Que veut dire cette pochette vite faite mal faite, de film de maison hantée direct-to-DVD ? Que Korn, si on prononce son nom devant le miroir trois fois, va apparaître comme le Candyman ? Faut pas mieux nettoyer le miroir avant ? Faut-il plutôt y voir une remise en question ? En tout cas, quel son, ça envoie l'marron, ça chie du churros en tubes épais ! On me dit "ben ouais, normal que ça chie Raven... parce que c'est d'la GROSSE MERDE ce skeud !" Ce à quoi je rétorque, serein sous mes grands sourcils de chroniqueur bienveillant, toujours animé par cet esprit de partage et motivé par la poésie : si c'en est... dans ce cas c'est plutôt du "2 girls 1 cup" ! Dense, bien calibré, malaxable. Ou mieux... une crème pâtissière pralinée. Il faut mordre à pleines oreilles dans cet "album de trop" comme dans un gros paris-brest, croquer ce KoЯn qui n'a plus d'idées et en est réduit à cachetonner pour Lara kЯoFt MAIS qui accomplit sa mission sans cynisme, dru du dread. Tâtez-moi ce "Break Some Off", un gros cul comme ça mérite son patapouf dans le tympan ! Et pis, koiKon diz, "Did my Time" tabasse sévère dans le genre hit tardif ! Notre Jack Sparrow emogoth est au taquet au micro, avec la veine temporale super-saillante comme dans Dragon Ball Z... Voilà qui me semble peut-être moins insolite et dingogolito, mais en tout cas bien plus nutritif que le plus petit et le plus nerveux album de Korn (je parle bien sûr de Life is Pesci).
Certes, Take a Look in The Mirror fut une déception après Untouchables. Il n'a clairement pas le même gabarit, la même ampleur de superproduction. C'est un album essentiellement binaire, bovin : les trois premiers titres rentrent dans le lard en enfonçant la grosse saucisse industrielle du korn-dog dans le trou du donut auriculaire, puis "Here it comes again" apporte un peu de couleurs, de bouquet... Soliflore dans les toilettes, le kébou, OK, mais quand même. Take a Look serait-il donc une version au rabais d'Untouchables ? Et bien OUI... Maaaaaaaaais : il n'est pas que cela ! On peut aussi le prendre, de façon pratique, voire ergonomique, comme une version moins gargantuesque d'Untouchables. Un Untouchables de poche, si vous préférez. Mais une grosse poche de baggy, bien sûr. Car, attention : quand il lâche les ienchs, il ne fait pas semblant, le p'tit Take-a-look ("around" ? shut the fuck up Fred !) J'en veux pour preuve cette "Alive" proprement inhumaine de bourrinerie, une fois le moteur chaud, un vrai gagging de conduit auditif. Korn des fois, c'est tellement bas du front que les sourcils, ben c'est les cheveux. Et son groove sur Take a Look, c'est une sorte d'énorme amas de dreadlocks cloutés qui balancent, un cauchemar digne d'un concert de FFF décoré par Hans Rudi Giger. Ce groove kornien, c'est comme saisir des pneus géants pour faire des hula-hoop, ou des rouleaux de réglisse. Les riffs ont ce fumet de neo-metal faisandé, maturé en fût de goudron, les guitares et la basse ont de la mâche, comme une hampe coupée grossièrement, du jerky beef format XXL... Y a pas, Korn même en redescente de discographie, ça a du caractère à revendre, on est pas chez Papa Roach !
Et si Take a Look est aussi cet album récréatif de nu-metal gods plus rances que rincés, avec au sommet de la crétinerie décomplexée "Y'all want a single", conne et bonne comme du Infectious Grooves repris par Pantera, l'émotion y est bel et bien présente, comme une mélasse tenace : j'en veux pour preuve la superbe "I'm done", un de leurs tous meilleurs morceaux à la Depeche Mode, ou l'obsédante et poisseuse "Everything I've Known", un de leurs tubes les plus crus et dodus, funky-monster, avec ce riff groovy roulant comme un Hummer sur cette quatre-cordes terriblement ÉPAISSE qui tricote des gros câbles en acier tressé comme si c'était des ficelles de yoyo - Fieldy est décidément un sacré bestiau de bassiste ! Même au rayon des titres ratés sur papier, y a un peu à grailler : essayez de ne pas tête-banguer sur "Play me", du moins jusqu'à ce que Nas déboule. C'est pas gégène, OK, mais on a vu bien plus foireux en rap-metal (coucou Cypress !) Vous me direz aussi, avec vos moues de gros boudeurs, que "When will this end" est un final un peu en eau-de-boudin ? D'ac : mais c'est du noir aux pommes et bien bourratif, l'boudin ! M'bref, vous l'aurez compris, à travers toutes mes images culinaires douteuses : j'ai une tendresse certaine pour cet album mineur, le dernier Korn que j'ai acheté, très en retard après la sonnerie de fin du nu-metal, et qui m'évoque pourtant la fin d'une époque, la fin d'un été, dans le gris de septembre et de la rentrée... Cet autocar aux sièges décousus qui s'en va, l'odeur du guano sous les platanes... Mes pas pesants, à penser déjà au moment où j'allais rentrer à la maison, approchant le grillage du lycée... Lourd, terne.
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commentaires
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- soulsmaster › Envoyez un message privé à soulsmaster
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Petite réécoute, y'a quelques trucs qui marchent bien, mais ça se casse quand même bien la gueule - entre riffs et refrains random - le disque peine vraiment à tenir la longueur. Les gueulantes pépère la colère de Davis sonnent un peu fake. Y'all want a single me fait (un peu) marrer sinon, avec son clip à la con mais rigolo à regarder. C'est pas la cohérence qui les étouffe mais bon, passons.
Message édité le 02-10-2025 à 23:30 par soulsmaster
- soulsmaster › Envoyez un message privé à soulsmaster
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On est bien d'accord par rapport à la prod indécente (rien de péjoratif), mais je crois que c'est à partir d'Untouchables que je me suis rendu compte que je ne supportais plus Davis, ce qui a déteint sur mon appréciation d'Issues en passant. Mais c'était aussi un moment où je ponçait le groupe (les 4 premiers) sans relâche, peut-être jusqu'à l’écœurement justement. Et quand Untouchables est arrivé plusieurs années après, album sur lequel Davis poussait les potards à 11, j'ai complétement saturé. Quant à Take a Look, annoncé comme un genre de "retour aux sources", ben je crois que j'étais tout simplement passé à autre chose alors que je l'avais acheté day one. Mon écoute de ce soir, excepté un ou deux passages, n'a pas permis sa réhabilitation. Quitte à regarder un miroir, je suis nettement plus sensible au reflet de LIP qu'à celui de TAL, qui n'en a pas d'ailleurs (sur sa pochette j'entends).
Je tente parfois de m'intéresser à la suite de la disco, mais je suis vite découragé malgré les retours positifs pour certains disques en ces lieux.
Message édité le 22-09-2025 à 03:32 par soulsmaster
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Raven
› Envoyez un message privé à Raven
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Cocasse ou pas Soulsy, Life is Pêchy est celui où Davis est le plus pénible pour oim.
Ici sur Take a look around the mirror, il brille comme sur Untouchables, et le son est... indécent. On dirait une version compactée du premier mélangé à Issues, c'est phat et boulu.
- soulsmaster › Envoyez un message privé à soulsmaster
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Un moment que je tente de pousser l'écoute des Korn post-Untouchable (qui avait été le début de mon désamour pour le groupe) mais rien à faire, je supporte plus la voix de Davis. Je n'avais gardé que Issues à l'époque, qui lui aussi passe mal maintenant malgré ses quelques tubes. Finalement, mon Korn à moi, celui qui est resté collé aussi bien à l'ado qu'à "l'adulte", c'est Life is Peachy, et un peu Follow the Leader aussi, pour la rupture de ton.
- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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Bienvenue dans le bon goût, mon ami :)
