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Moondog › Moondog

cd • 35 titres • 73:26 min

  • 1Theme2:34
  • 2Stamping Ground2:36
  • 3Symphonique #3 [Ode to Venus]5:48)
  • 4Symphonique #6 [Good for Goodie]2:44
  • 5Cuplet0:08
  • 6Minisym #1 [Allegro/Andante Adagio/Vivace]5:42
  • 7Lament I, "Bird's Lament"1:41
  • 8Witch of Endor [Dance/Trio: Adagio/Andante/Agitato/Dance]6:27
  • 9Symphonique #1 [Portrait of a Monarch]2:34
  • 10Bells Are Ringing1:19
  • 11Voices of Spring1:47
  • 12What's the Most Exciting Thing2:31
  • 13All Is Loneliness1:16
  • 14My Tiny Butterfly1:13
  • 15Why Spend a Dark Night with Me1:09
  • 16Coffee Beans2:11
  • 17Down Is Up1:06
  • 18Be a Hobo1:08
  • 19Remember1:52
  • 20I Love You1:08
  • 21Nero's Expedition1:52
  • 22No, the Wheel Was Never Invented1:18
  • 23With My Wealth1:35
  • 24This Student of Life1:24
  • 25Some Trust All1:28
  • 26Wine, Woman and Song2:22
  • 27Sadness1:22
  • 28Maybe2:03
  • 29Each Today Is Yesterday's Tomorrow1:37
  • 30Imagine2:17
  • 31You the Vandal2:08
  • 32Trees Against the Sky1:19
  • 33Behold1:27
  • 34Sparrow1:39
  • 3535/ Pastoral2:41

informations

CBS REcords Studio, USA, 1969 - 1971

line up

Phil Bodner (clarinette), Don Butterfield (tuba), Ron Carter (contrebasse), Jack Knitzer (basson), Hubert Laws (piccolo), Moondog (basse, claviers), Bobby Rosengarden (percussions), David Schwartz (violon), Tony Studd (trombone), Joe Tekula (violoncelle), Jimmy Abato (clarinette), Ray Alonge (cor anglais), Eugene Becker (violon, voix), Harold Bennett (flûte), George Berg (basson), Richard Berg (cor anglais), Ernie Bright (clarinette), Melvin Broiles (trompette), Alfred Brown (basse), James Buffington (cor anglais), Dave Carey (percussions), Alan Dean (trompette), George Duvivier (basse), Bill Elton (tuba), Paul Faulise (trombone), Paul Gershman (violon), Phil Giardina (tuba), Irving Horowitz (trompette), Jack Jennings (percussions), Elayne Jones (percussions), Harold Jones (piccolo), Wally Kane (saxophone), Joynce Kelly (basson), Andrew Lolya (flûte), Don Macourt (basson), Charles McCracken (violoncelle), Buddy Morrow (trombone), Raoul Poliakin (violon, voix), Danny Repole (trompette), George Ricci (violoncelle), Aaron Rosand (violon), Henry Schuman (cor anglais), George Silfies (clarinette), Charles Small (trombone), Bill Stanley (tuba), John Swallow (tuba), Brooks Tillotson (cor anglais), Emanuel Vardi (violon), Teddy Weiss (trompette), Joe Wilder (trompette)

chronique

musique classique / jazz / avant garde > minimalisme

Réactualisé tout récemment par les ondes radiophoniques ou télévisuelles (ne m'en voulez pas si je ne me rappelle plus dans quel générique radio ou télé, ou encore dans quel spot publicitaire "Bird's Lament" a été exploité), Moondog, de son vrai nom Louis Hardin, est un vrai phénomène. Artiste de rue et véritable sensation new-yorkaise pour s'y être produit un nombre incalculable de fois dans des accoutrements provenant en droite ligne du Moyen-Âge, notre mystérieux compositeur, aveugle de surcroît, ne se fit pas prier quand on lui proposa d'enregistrer quelques unes de ses pièces à la fin des années quarante. La légende raconte qu'au début des années soixante, après une période relativement discrète, il fût hébergé tout un temps par Philip Glass et Steve Reich. Toujours à la même époque, il rencontra également Terry Riley ; il n'en fallait pas plus pour rendre à Moondog la paternité du minimalisme, chose qu'il refusa pourtant toujours en bloc. Fin des années soixante, c'est la renaissance discographique avec un contrat chez Columbia qui va publier, coup sur coup, ses deux plus gros succès : "Moondog" et "Moondog 2" que le label, aujourd'hui sous tutelle Sony, a eu la bonne idée de ressortir en un seul CD, qui plus est, à un prix ultra démocratique. Alors, à quoi ressemble-t-elle cette fameuse musique ? Il faut connaître la vie de Louis Hardin pour se rendre compte qu'il n'y a pas de secrets ; son œuvre, dans son évidente beauté, n'est que le résumé de sa propre éducation musicale, et c'est déjà beaucoup. Inspirée des madrigaux, de la musique plus communément classique, du jazz à l'heure du bop, et d'une fascination jamais démentie pour les rythmiques issues de la culture indienne (chose qui, par ailleurs, le conduira à fabriquer ses propres instruments), les trente cinq titres de ce recueil, ainsi réunis, sont un savant dosage des influences précitées, certaines à priori contre nature, mais qui révèlent au bout du compte une musique hors du commun, et aussi hors du temps. À découvrir.

Bon
      
Publiée le dimanche 15 août 2004

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Note moyenne        9 votes

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ProgPsychIndus Envoyez un message privé à ProgPsychIndus

Pas d'amateur d'Eden Ahbez ? Même époque, dormant à la belle étoile, précurseur du mouvement hippie.

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

À noter, aussi : la version chroniquée ici par Proggy semble être reprise de l'édition CD de 1989, qui regroupe en fait cet album et le Moondog 2 de 1971 - l'album de 1969 s'achevant sur la Symphonique #1 - Portrait ou a Monarch.

Message édité le 25-06-2026 à 19:09 par dioneo

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Achevée à l'instant, la lecture du volume de la collection Discogonie (éditions Densité) consacrée à ce disque par Amaury Cornut, également auteur d'une bio de Moondog parue chez Le Mot et le Reste (que je n'ai pas lue), m'a bien donné envie de le réécouter - et de plonger davantage dans l'œuvre du Vinking de la 6ème Avenue, que je connais finalement assez mal ! En passant je recommande le court bouquin en question, très documenté mais pas "dictionnaire", le style fluide et l'amour de l'auteur pour son objet sensible à chaque page sans que ça court-circuite tout esprit critique (jolie analyse de ce qu'il trouve non-abouti, raté sur le plan de l'exécution sur la Sympnonique n°6 - Good for Goodie, par exemple, avec partitions comparées de ce que Moondog avait écrit et de ce que joue le clarinettiste, qui apparemment squize complètement les accents rytmiques voulus par le compositeur).

Message édité le 25-06-2026 à 18:25 par dioneo

Aladdin_Sane Envoyez un message privé à Aladdin_Sane

Il y a un peu de tout sur cet album, des choses excellentes (Theme, Bird's lament entre autres) et d'autres plus anecdotiques. Quelqu'un a lu le livre dédié à cet album au fait (Moondog 1969 par Armory Cornut) ?

Indusfreak Envoyez un message privé à Indusfreak

Sacrée pochette et sacré personnage, en effet que ce Luis Hardin. Je trouve très difficile de distinguer entre les différents albums, vu qu'on est plus dans le Haiku musical avec des petites fulgurances pour chacun d'entre-deux. L'appréciation dépend aussi beaucoup du contexte et du moment où on l'écoute, comme avec beaucoup d'albums et de groupes. Ecouter Moondog dans le flux de la vie quotidienne avec tous ses bruits parasites ou l'écouter dans le recueillement et le calme, ben ça ne produit pas le même effet du tout. C'est dans ce contexte que je l'apprécie le mieux pour ma part. Il y a un côté sacré/religieux (?) ou mystique dans cette musique. Le genre qui ne s'écoute pas n'importe quand, n'importe où, n'importe comment ou tu as l'impression de foutre le truc en l'air complètement.

Message édité le 15-06-2026 à 17:30 par Indusfreak