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Betty Davis › Nasty Gal
informations
USA, 1975
line up
Betty Davis (chant), Gil Evans (chef d'orchestre, arrangements de cuivres), Larry Johnson (basse), Nicky Neal (batterie, gchoeurs), Carlos Morales (guitare lead, chant, choeurs), Fred Mills (claviers, chant, choeurs), Buddy Williams (grosse caisse), James Allen Smith (synthétiseurs Arp), Errol "Crusher" Bennett (congas)
chronique
Miles Davis s'était fait un point d'honneur à se servir des images de ses nombreuses conquêtes, parfois devenues ses épouses, pour illustrer ses propres disques. Celle qui prêta son visage à "Filles de Kilimanjaro", Betty Marbry, devenu Davis entretemps, est une des rares qui possèdera tout entier l'ange noir. Au point de le déposséder. C'est que la louve n'est pas là pour faire de la figuration. Si Miles se relooke à la fin des années soixante, si Miles toujours, en vers et contre tout, montre de plus en plus d'intérêt pour la scène rock, ce n'est pas le fruit du hasard : Betty est là pour l'y pousser. Et elle a les arguments nécessaires pour le stimuler. Miles n'aura pas eu le temps de se jetter dans une aventure commune avec Jimi Hendrix, un fantasme que Betty aura, elle, eu l'audace de réaliser à sa place, laissant derrière elle le souvenir de draps froissés au parfum de sueur, de sexe et d'alcool. Son premier album éponyme, publié en 1973, était déjà en soi une sacrée bombe de funk salace, d'une urgence et d'une vulgarité revigorante. Après un petit passage à vide sur "They Say I'm Different", qui compte quand même son petit lot d'incontournables, elle nous livre ici, avec l'explicite "Nasty Gal", son disque ultime. Je ne vais pas vous faire de dessin ; c'est un disque qui vous donne instantanément la trique. Elle y joue la salope qui s'exhibe et qui aguiche. Qui excite. De sa voix tour à tour lascive ("You and I", seul moment d'accalmie auréolé du souffle de son ancien prince charmant, avec le suave et troublant "The Lone Ranger") ou rugueuse, c'est quarante minutes d'invitation à la débauche la plus totale qu'elle nous propose. C'est rutilant comme Funkadelic, intense comme le Larry Graham Central Station, c'est vulgaire. Terriblement vulgaire. Rien de tel que le goût de l'interdit pour stimuler nos chairs pêcheresses. Il fait chaud ici, qu'est-ce qu'il fait chaud. Allez, tous à poil ! Putain, qu'est-ce que c'est bon...
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notes
Note moyenne 9 votes
commentaires
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- Sam Hall › Envoyez un message privé à Sam Hall
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Oui c'est très bon Betty Davis, bien irrévérencieuse et libre. Je te conseille le 1er aussi et... les deux autres chroniqués ici ! :)
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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Je l'ai reçu aujourd'hui, c'est juste fabuleux. Je ne suis bien évidemment pas spécialiste mais je n'ai jamais entendu un truc pareil... Il y a quelque chose d'extrêmement groovy mais retenu dans la musique, de dépouillé, idem dans la voix qui a quelque chose d'extrême mais se garde d'y céder trop facilement... C'est un peu comme si j'écoutais une Lydia Lunch sachant chanter qui faisant du funk glacé...
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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Mais dites-moi, c'est fort bon, ceci...
- Fryer › Envoyez un message privé à Fryer
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Ça m'a l'air encore meilleur que le premier. Rholala quel son tout de même.
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(N°6)
› Envoyez un message privé à (N°6)
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Pas de doute, c'est la meilleurs. Nasty, dirty, tout ce que vous voudrez. Un peu classe aussi, avec Miles (à la composition) et Gil Evans dans le lot. Putain de nana la Betty !
