Vous êtes ici › Les groupes / artistesEEinstürzende Neubauten › Strategien gegen architekturen (80-83)

Einstürzende Neubauten › Strategien gegen architekturen (80-83)

cd • 14 titres • 41:21 min

  • 1Tanz Debil
  • 2Schmerzen Hören
  • 3Mikroben
  • 4Krieg in Den Städten
  • 5Zum Tier Machen
  • 6Draussen ist feindlich
  • 7Stahlversion
  • 8Schwarz
  • 9Negativ Nein
  • 10Kalte Sterne
  • 11Spaltung
  • 12U-Haft Muzak
  • 13Gestohlenes Band (Orf)
  • 14Schwarz (Mutieirt)

informations

line up

Blixa Bargeld, F.M. Einheit, N.U. Unruh (Andrew Chudy)

chronique

indus / la base

Cette première compilation du groupe (qui en sortira trois avec le même nom, et quel nom...) retrace l'histoire du trio (car au début ils n'étaient que trois) depuis sa génèse jusqu'à l'adjonction officielle d'autres membres, c'est à dire le maxi "Schwarz" et l'album à venir "Kollaps". La compilation inclut aussi des lives et des inédits. On retrouve ici ce qui a fait l'aspect inédit et hautement inspirant pour des générations de terroristes sonores, que ce soit aspiration free-jazz ou krautrock ou industriel ou que sais-je encore. Bien que tous les membres du soit plus ou moins affairés derrière des percussions métalliques (ou tout ce qui leur passe sous la main en fait...) on trouve de-ci de-là des guitares et basses souvent mixées de manière étrange ou bien détournées de leurs utilisations premières. On peut d'ailleurs voir dans la pochettes des photos intéressantes ou les sus-cités instruments juxtent de haches, ressorts métalliques, marteaux-piqueurs et autres. Evidemment le son est raide, sec, difficile, il vous traverse la tête avec la facilité d'une rape à fromage. Et on ne peut même pas se raccrocher à la voix de Bargeld qui hurle, chuchotte, psalmodie, entre en transe et contribue à l'aspect malsain et, il faut bien le dire, fort peu confortable de la musique du Neubaten. Cet album comme les autres est indispensable pour quiconque n'a pas les originaux des cassettes ultra-confidentielles distribuées à l'époque, c'est à dire à peu près tout le monde ! Je ne donnerai pas de classement dans les titres de ces premières stratégies contre l'architecture, tous sont splendides, tous vous retourneront de fond en comble, des plus rapides et brutaux au plus doux (si l'on peut dire)... Un chef d'oeuvre et de file.

Chef-d'œuvre
      
Publiée le jeudi 4 décembre 2003

dernières écoutes

Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Strategien gegen architekturen (80-83)" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Strategien gegen architekturen (80-83)".

notes

Note moyenne        18 votes

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Strategien gegen architekturen (80-83)".

avatar nicola Envoyez un message privé à nicola

Tiens, je n’ai ni celui-là ni le tome 2. Un jour…

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Je ne l'ai pas, le Kalte Sterne, mais ça doit se trouver... Et je suis bien preneur (à nouveau, j'avais un peu beaucoup lâché ça un moment) de cette période de Neubauten, bien vrillée, pas encore "musique de gens plus mûrs" mais pas franchement dans la béatitude adolescente pour autant. Donc ouip, merci du rappel, ça passera par mes oreilles sans doute bientôt.

Message édité le 12-05-2022 à 14:33 par dioneo

ProgPsychIndus Envoyez un message privé à ProgPsychIndus

Dioneo › écoute ou réécoute "Kalte Sterne - Early Recordings" son petit frère :)

Message édité le 12-05-2022 à 15:26 par ProgPsychIndus

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Ça faisait un bail, tiens... Premier disque de Neubauten écouté en entier (et acheté), ici, y'a fort longtemps. Sans doute aussi premier disque d'indus "pure" - en fait mais je ne m'en doutais pas alors, dans son sens déjà bien particulier. Bah ça déboîte et tourneboule toujours autant, avec son odeur collante et ses échos de cave en chantier/destruction.

Message édité le 12-05-2022 à 14:18 par dioneo

Jacques Capelovici Envoyez un message privé à Jacques Capelovici
Je vais essayer de ne pas faire de surenchère dans la course aux superlatifs, mais cet album est un de ceux qui m’a le plus remué. Je me rappelle encore la première écoute qui m’avait laissé pantois, vidé, lessivé, avec en prime l’impression d’avoir passé 40 minutes dans un asile d’aliénés (en liberté). Plus qu’une grosse claque, une expérience qui change en profondeur l’idée qu’on peut se faire de la musique.