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Nico › The end
- • Island IMCD 174 (518 892-2) • 1 CD
cd • 8 titres
- 1It has not taken long
- 2Secret side
- 3You forgot to answer
- 4Innocent and vain
- 5Valley of the kings
- 6We've got the gold
- 7The end
- 8Das Lied der Deutschen
informations
Sound Techniques, Londres, Angleterre.
line up
John Cale (basse, xylophone, guitare sèche, synthé, orgue, marimba, triangles, glockenspiel, piano, percussions), Brian Eno (synthés), Phil Manzanera (guitare électrique), Nico (chant, harmonium)
chronique
‘The end’ ? Se pourrait-il que…oui, oui, vous avez raison, c’est en liaison avec la chanson des Doors dont la sombre diva nous livre ici une belle reprise (pas gaie du tout). Pour beaucoup, ce disque est l’un des meilleurs de Nico et même si pour ma part, je préfère ‘Desert shore’, je reconnais volontiers qu’il lui dispute la palme. A nouveau produit par John Cale et accompagné d’invités prestigieux (Brian Eno, Phil Manzanera), il poursuit dans des atmosphères très ambient , tout en nappes froides, mais avec une touche plus expérimentale au niveau des sonorités. S’il semble moins suicidaire que son prédécesseur, il n’en demeure pas moins hanté d’une terrible noirceur. Difficile de résister au charme vénéneux de ‘You forgot to answer’ avec piano et en arrière-fond des bruissements qui semblent émis par des spectres. Que dire également de ‘Innocent and vain’ qui débute par des hurlements de singes passés au effets avant que ne suivent les fameuses plages d’harmonium qui ont fait la réputation de Nico ? Je ne parle même pas des climats quasi religieux de ‘Valley of the kings’ ou de ‘We’ve got the gold’ très proche de certains travaux de Chrisitan death. Quant à la voix, c’est bien elle la pièce maîtresse de ces architectures synthétiques glacées ; spectrale, désespérée, comme surgie du néant, elle s’élève comme une vague à la fois puissante et fragile. Elle prend à la gorge, perce le cœur et vous tient sous son charme noir tout au long de l’album. Nico, artiste gothique ? Difficile de dire le contraire après une telle écoute même si à l’époque, ce mot ne signifiait pas encore grand chose musicalement.
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notes
Note moyenne 24 votes
commentaires
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- Le Gnomonique › Envoyez un message privé à Le Gnomonique
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C’est toute la rudesse du monde médiéval qui remonte dans la musique de Nico, en même temps qu’elle anticipe les aspects les plus sombres de groupes comme Art Bears, Univers Zero ou Shub-Niggurath. Celui-là est d’abord une expérience onirique pour moi, qui loin de me plomber a plutôt quelque chose d’étrangement purificateur. Les trois en boucle toute la journée, ça le fait.
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Klarinetthor › Envoyez un message privé à Klarinetthor
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Le deutchlandlied final (plus final que la Fin de la Fin, donc), c'est quand meme un effet stimorol intense et destabilisant garanti
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zugal21 › Envoyez un message privé à zugal21
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Dark blonde.
- Alfred le Pingouin › Envoyez un message privé à Alfred le Pingouin
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Merci pour le lien! Super documentaire, en effet. Quelqu'un sait si ce concert a été filmé en entier? J'ai réussi à trouver les lives de Nico, TD, mais en images on a quelque chose?
- mangetout › Envoyez un message privé à mangetout
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Voici un lien pour visionner l'intégralité d'un documentaire diffusé sur France 3 et consacré au mythique concert que donnèrent Tangerine Dream et Nico en décembre 1974 à la Cathédrale de Reims (soit peu après après la sortie de cet excellent "The end" dont quelques morceaux seront repris sur scène ce soir-là) :
Reims 74, Rock Goes To The Cathedral
Bon visionnage !
