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Nick Cave › From Her To Eternity

cd • 10 titres • 54:55 min

informations

Enregistré par Tony Cohen, 1984

La seconde version de From her to Eternity est extraite du film Les Ailes du Désir de Wim Wenders

chronique

rock / post-punk, blues déjanté

Le premier album sous son propre nom du crooner ténébreux australien aura marqué les esprits. Il s'inscrit bien sûr dans la logique de ses travaux précédents dans Birthday Party, mais pose également les bases de l'intérêt de Cave pour des ambiances plus feutrées et intimistes tout en restant torturées. De Birthday Party, Nick Cave en a gardé l'urgence et la théâtralité : 'From her to eternity', dont on retrouve ici deux versions (celle des Ailes du Désir, mes enfants...!), 'Saint Huck' ou encore 'Cabin fever'. En marge de ces moments de surréalisme, des pauses d'une mélancolie et d'une noirceur propres à Nick Cave : mélodies douces-amères, voix plaintives et une impression de solitude certaine. Aussi ne s'étonnera-t-on pas de voir l'australien en profiter pour rendre justice à ses influences, notamment en reprenant 'Avalanche' de Leonard Cohen ainsi que 'In the ghetto' du king Elvis, deux occasions de prouver qu'il a du talent et de couper (en partie) le cordon avec son passé musical. En bref, Nick Cave et ses mauvaises graines s'affichent d'entrée comme une entité sans laquelle le rock ne saurait compter sans pour autant en suivre les règles établies par leurs aînés. Un album indispensable pour ceux qui désireraient plonger pour l'éternité dans un univers unique...et l'éternité, c'est long...surtout vers la fin.

Très bon
      
Publiée le dimanche 31 août 2003

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Note moyenne        23 votes

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Indusfreak Envoyez un message privé à Indusfreak

Indéboulonnable pour moi, mon avis ne changera plus. Mon Nick Cave préféré, bien noir d'encre et pas encore sorti de la gangue des Birthday Party, en effet. juh, m..., je renverse du café sur mon clavier.

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Toujours d'accord avec le moi d'il y a presque deux ans... Et l'enchaînement The Moon Is In the Gutter/Saint Huck, ouch. (Entre autres, including of course les deux versions du titre éponyme).

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Toujours savoureux, ce premier Bad Seeds qui ne dit pas son nom (pas crédité ainsi quoi, mais sous le seul nom du chanteur). Le Nick en question pas encore du tout, pas vraiment défait de ses manières grimaçantes, gargouille des marais élisabethains (swamp rock made in Aussie et passion bouillonnante des vieilles littératures gothiques de l'île mère... Indigne), qui braille parfois encore presque comme avant, dans The Birthday Party (cette version grognée de l'Avalanche de Cohen, génialement grotesque...). Le côté (quasi logiquement, hein) indus-neubauten sous-jacent plus tard pas encore aussi usé, ici, patiné par les vieux blues, encore saillant dans les rythmiques, servi brut, par passages (même si un truc comme Well of Misery annonce déjà bien The Firstborn Is Dead...). Évidemment, From Her to Eternity, avec ou sans le souvenir de l'usage qu'en fait Wenders.... Bref, mon premier Nick avec qui que ce soit, il me semble, beaucoup écouté, d'autres avaient suivi. Je reviens à tout ça, là, ça n'a pas perdu son tranchant et son mal-ajusté réjouissant, pour moi, à tant d'années de distance.

avatar 22goingon23 Envoyez un message privé à 22goingon23

Chef d'oeuvre total.

salida Envoyez un message privé à salida

4,5 de moyenne ! Je suis obligé de remonter la note. Chef d'oeuvre monumental au moins sur toute la première moitié de l'album. J'y entend à chaque fois une filiation claire avec le psychédélisme d'un strange days ou d'un starsailor. Pas sûr que Nick Cave reprendrait ces références à son compte mais bon...