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Autechre › Draft 7.30
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line up
Sean Booth (programmation), Rob Brown (programmation)
chronique
Le nouvel album d'Autechre (ou devrais-je dire leur nouveau catalogue d'échantillonage informatique ?) pose une question cruciale : la musique peut-elle survivre aux compromis ? Oui, c'est sur une idée de départ à priori négative que j'écris les premières lignes de cette chronique car "Draft 7.30" laisse définitivement sur sa faim l'amateur intoxiqué aux bidouillages extra-terrestres de notre duo anglais. Il ne s'agit pas de cette perplexité coutumière qui scelle le sort de chacunes de leur réalisations et qui, eu égard à leurs bons comme à leurs mauvais côtés, propulse l'auditeur dans un état de doute profond. Non, ici le malaise - si toutefois cela en est un - est plus insidieux. Sans renier les errances numériques qui les ont amenées jusqu'ici, puisque l'on retrouve l'abstraction jusqu'au boutiste de "Confield" sur des titres comme "Xylin Room" ou "Tapr", le vent du changement se fait par à-coups, pour devenir l'évidence même en fin de parcours avec "V-Proc" et "Reniform Puls" : aux procédés tarabiscotés qui sont devenus avec le temps leur marque de fabrique, Autechre subtilise ici des rythmiques plus lourdes, plus grossières dirons nous, lorgnant même parfois vers du breakbeat ("Theme of Sudden Roundabout") ou un tempo hip hop ("6ie.cr"). Cela n'empêche pas Autechre de nous livrer malgré tout une fois encore quelques petites merveilles de robotique musicale ("IV VV IV VV VIII" et surtout "Surripere" qui renoue avec leur approche ambient d'autrefois). Ceci étant dit, un disque d'Autechre demeure une expérience singulière, propre à chacune et à chacun de ceux prêts à projeter ce qu'ils ont sur le coeur dans ce dédale de combinaisons mathématiques. L'exploration des reliefs qu'ils montent de toutes pièces reste un procédé laborieux qui demande beaucoup de temps et d'énergie. En brouilleurs de piste invétérés, Autechre semble revenir à la grammaire exposée sur "Lp5". L'idée définitive que l'on se fera de "Draft 7.30" dépendra des versants que l'on affectionne le plus chez eux.
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commentaires
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- ProgPsychIndus › Envoyez un message privé à ProgPsychIndus
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Bah moi c'est à partir de là que j'ai lâché, trop de beat épileptiques, trop d'abstractions informatiques, je n'y sens plus rien. Plus de mélodies sophistiquées, je préfère 100 fois ce qu'ils on fait avant. Question de goût.
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Cinabre
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Je l’ai aimé avec passion celui-ci merci de le rappeler à mon bon souvenir!
- Le Gnomonique › Envoyez un message privé à Le Gnomonique
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Album lumineux et foisonnant, complexe mais accessible. Le travail sur la matière sonore est fascinant, au scalpel dirais-je, c’est granuleux et scintillant, certains passages relevant presque de l’expérience tactile. J’ignore dans quelle mesure leurs visuels influencent mon jugement, mais cette pochette est l’une des plus suggestives. A la droite de Confield. Oh oui.
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saïmone
› Envoyez un message privé à saïmone
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Ce 3/6 déchire le coeur
- NevrOp4th › Envoyez un message privé à NevrOp4th
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Il possède un son incomparable ce disque. Totalement futuriste.
