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Coil › Horse Rotor Vator

cd • 12 titres

  • 1The anal staircase
  • 2Slur
  • 3Babylero
  • 4Ostia (the death of Pasolini)
  • 5Herald
  • 6Penetralia
  • 7Circles of mania
  • 8Blood from the air
  • 9Who by fire
  • 10The golden section
  • 11The first five minutes after death
  • 12Ravenous

informations

Sam Therapy, Paradise, Guerilla, Livingston, Londres, Angleterre,

line up

John Balance (chant, musique), Peter Christopherson (musique), Stephen E.Thrower (musique), Clint Ruin (arrangements de basse), Billy Mc Gee (arrangement des cordes)

Musiciens additionnels : Marc Almond, J. G. Thirlwell

chronique

ovni inclassable / indus /ambient/ dark psychédélique

Après le très réussi ‘Scatology’, Coil nous livre sa seconde réussite, le superbe ‘Horse Rotor Vator’. Au risque de me répéter, il n’est pas aisé à présenter de par la diversité de ses structures et la richesse de ses climats. Poursuivant dans la lignée de son prédécesseur, je le qualifierais tout de même de plus expérimental. Le groupe marie à merveille une approche mélodique avec un sens de l’expérimentation, notamment au niveau des sons, assez poussée; samples néo-symphoniques (à la Stravinsky), ethniques, se mêlent à une noirceur toute industrielle et des structures parfois presque new wave. Le très beau ‘Ostia’ se présente par ailleurs comme une pièce pour cordes particulièrement émouvante au parfum dark folk tandis que ‘Herald ‘est une fanfare et ‘Penetralia’ un étrange mélange de Skinny Puppy avec des riffs de guitares et une touche de psychédélisme. Il vous en faut davantage ? ‘Golden section’ est une marche lourde et martiale à souhait avec narration sur le thème de Eros et Thanatos et ‘Blood from the air’ un mélange de Foetus et de Psychic TV avec des pointes jazzy. Signalons encore une repris de ‘Who by fire’ de Léonard Cohen, planante et étrange à souhait (je songe parfois aux Legendary Pink dots, autres grands allumés devant l’Eternel). Déconcertant, bizarre, dérangeant, glauque, fou, l’univers de Coil n’est pas aisé à présenter. Véritable sculpture musicale, il réfute les étiquettes simplistes et semble n’obéir qu’à sa propre logique. Plusieurs ébauches de sons et des structures seront reprises par la suite et travaillées de manière plus expérimentale sur l’album suivant ‘Gold is the metal’. ‘Horse Rotor Vator’, au même titre que ‘Scatology’, fait partie des indispensables de la discographie du groupe.

Très bon
      
Publiée le dimanche 27 avril 2003

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notes

Note moyenne        56 votes

commentaires

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Indusfreak Envoyez un message privé à Indusfreak

Cet album est un vortex, une spirale, un tourbillon carillonnant qui nous entraîne dans les tréfonds de la décadence, une orgie baroque qui happe l'oreille et pétrifie le cerveau. Un piège à orgones dont on ressort régénéré après s'y être baigné. Un délire pénétrant, fascinant et usant. Trop grand, trop fort, immense et infini. Toute la matrice du mouvement indus et de ses futures déclinaisons est contenu là, dans ce petit objet à la photo de pochette distordue qui reflète bien la musique finalement. Un sommet grandiloquent à la richesse inépuisable dont on a sans-doute pas encore perçu toute la portée, très en avance sur tout et sur nous, petits êtres telluriques et mortels.

Message édité le 31-03-2026 à 13:19 par Indusfreak

avatar Klarinetthor Envoyez un message privé à Klarinetthor

Deux baloches (pas folk) c'est un peu sévère, Maurice.... bon là on est pas dans le daymare comme Scatology, mais en plein nightmare. Ya quand même une belle continuité dans le son, qui peut claquer par moment toujours aujourdhui, ou sembler tout claqué. le parcours de Balance et Christopherson se pose un peu en miroir de l'évo de Laibach un peu backwards (eux de plus sérieux à plus kitcho electro, alors que Coil va du plus cheap mid 80s au plus luxuriant (the Remote Viewer, Time Machines, Antlers, Backwards, music to play in the dark))

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Comme dit Diamanda : "Guilty, guilty, guilty"...

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Il y a aussi que certains sont peut-être bien plusieurs, hum... (pour les notes).

Message édité le 07-07-2024 à 16:34 par dioneo

ashara Envoyez un message privé à ashara

Au vu des notes attribuées aujourd'hui, je vois que certains apprécient encore moins cet album que moi. Ce qui est tout à fait compréhensible. Au passage, je ne dénigre pas ceux qui adorent cet album, ce n'est juste pas ma tasse de thé. Au plaisir de vous faire sourire de nouveau.