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Virgin Prunes › The moon looked down and laughed
- 1986 • Baby records Baby CD005 • 1 CD
cd • 10 titres
- 1Heaven
- 2Love lasts forever
- 3I am God
- 4Sons find devils
- 5Alone
- 6The moon looked down and laughed
- 7Uncle Arthur's lonely world
- 8Don't look back
- 9Betrayal
- 10Deadly sins
extraits vidéo
informations
Windmill Lane, Dublin, Irlande, Trident, Londres, Angleterre, Rockfield, Monmouth, Pays de Galles, S.T.S, Dublin, Irlande. / Produit par Dave Ball
Produit par Dave Ball (Soft cell ) / Apparition spéciale de Dave-Id Busaras et de Jim Thirlwell (Foetus)
line up
Gavin Friday (chant), Strongman (basse), Mary (guitare), Pod (batterie)
Musiciens additionnels : Foetus
chronique
Virgin Prunes est décidément un groupe qui n’aime pas se répéter; après avoir donné dans le gothique, l’industriel et l’expérimental, les voilà qui opèrent à nouveau une reconversion assez radicale dans un rock gothique cabaret baroque, décadent à souhait. Reconversion radicale ? Pas tant que ça, finalement. Virgin Prunes a toujours développé un côté théâtral et une approche esthétique marquée. Aussi extrême qu’aient été leurs inoubliables performances (songeons notamment à l’exposition ‘A new form of beauty’), leur motivation a toujours été artistique et n’a jamais basculé dans la vulgarité. Désormais seul au chant (Cuggi ayant quitté le groupe de même que Dick), Gavin Friday a toujours, comme son auteur de référence, Oscar Wilde, cultivé le sens du raffinement et de l’excès. Rien d’étonnant à le voir pousser son image de dandy au paroxisme. Plus cabaret que jamais, la musique de ‘Moon looked down and laughed’ joue la carte du baroque et du sulfureux. Ainsi ‘Heaven’ et le narcissique ‘I’am God’ ruissellent-t-ils de violons, de clochettes, de choeurs en arrière-fond des guitares, mais derrière le kitsch apparent rampent d’inquiétantes atmosphères. Soupçon confirmé sur le très bon ‘Sons find devils’ présenté comme une sorte de valse rituelle et décalée qui se termine sur des notes de piano désaccordées. ‘Alone’ malgré ses violons ne dissimule qu’à peine le profond désespoir des paroles. Les thèmes de la trahison, du mensonge, de l’incompréhension sont omniprésents même si enrobés d’une bonne couche d’humour noir. ‘The Moon looked down and laughed’ est du même acabit, chanson d’artiste alcoolique marqué des stigmates de son art. Virgin Prunes ne faillit pas à la tradition de la chanson interprétée par Dave-Id, ce dernier assurant les vocaux du ‘Uncle Arthur’s lonely world’ où il narre sur fond de comptine quasi enfantine le désespoir et la solitude de certaines personnes, preuve que le groupe n’a rien perdu de sa verve grinçante. ‘Don’t look back’ se fait plus rock, mais reste empreinte d’un goût certain pour l’absurde. ‘Betrayal’ nous replonge avec délice dans un spleen aux brumes d’absinthe et de cigares avant que le disque ne s’achève par un ‘Deadly sins’ gothique bluesy à souhait. Virgin Prunes se montre parfaitement à l’aise dans ce nouveau registre et confirme une fois encore son statut de groupe culte.
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notes
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commentaires
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- Sam Hall › Envoyez un message privé à Sam Hall
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C'est vrai que c'est bizarre d'avoir changé l'ordre de la setlist, certains titres de morceaux et de remplacer la version de love last forever sur la réédition ! J'aurais préféré des bonus à la fin comme toute réédition, vu que je connais bien cet album ça me gène un peu !
Message édité le 25-12-2024 à 17:56 par sam hall
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Raven
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Débile. Sublime.
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Raven
› Envoyez un message privé à Raven
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Sur la réédition (celle avec la pochette différente, plus "almondienne") ça craint, ils ont rempacé Love lasts forever (la meilleure, le joyau) par un putain de remix à rallonge, les enfoirés...pas mauvais en lui-même ce mix mais pas dans l'esprit je trouve, ça salit quelque chose de beau ! (juste pour dire : si vous le prenez, prenez bien la version originale)
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22goingon23 › Envoyez un message privé à 22goingon23
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Pur envoûtement ce disque. Sûrement pas plus accessible ou pop mais une théâtralité immense. Claviers tragiques, orchestrations paniques, basse bestiale, guitares expressionnistes et voix ensorcelantes : voilà le patchwork magique de ce bastringue luxueux
- cyberghost › Envoyez un message privé à cyberghost
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Récupéré pour trois sous en vynile pendant une revente chez un disquaire qui n'en voulait pas... Je découvre là, et il est quand même assez formidable, je dois dire... Un rien Fœtus par moments, d'ailleurs

