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Bauhaus › Burning from the inside

cd • 14 titres

  • 1She's in parties
  • 2Antonin Artaud
  • 3Wasp
  • 4King Volcano
  • 5Who killed Mr Moonlight ?
  • 6Slice of life
  • 7Honeymoon croon
  • 8Kingdom's coming
  • 9Burning from the inside
  • 10Hope
  • 11Lagartija Nick
  • 12Here's the dub
  • 13Departure
  • 14The Sanity assassin

informations

Rockfield Studios, Pays de Galles

line up

Daniel Ash (guitare, saxophone), David J (David Jay) (basse), Kevin Haskins (batterie), Peter Murphy (chant)

chronique

Ce quatrième et dernier album marque une certaine rupture par rapport aux trois premiers . La noirceur brute s’est apaisée malgré quelques sursauts vivaces (‘Antonin Artaud’, possédé et chaotique ou ‘Burning from the outside’, véritable exorcisme musical) et Bauhaus semble expérimenter davantage pour créer des climats malsains, surprenants, peut-être même dérangeants. Peu de surprise avec ‘She’s in parties’, efficace mais assez classique avec sa rythmique rampante et ses guitares sifflantes. La véritable surprise débute avec un ‘King Volcano’ entonné comme un chant rituel primitif qui pourrait tout à fait servir de prélude à un sacrifice. ‘Who killed Mr Moonlight ?' avec ses quelques touches de piano et quelques bribes de saxo mourantes dégage une mélancolie nocturne assez terrifiante. ‘Slice of life’, ballade énergique rassure sous certains aspects mais ne dissipe nullement l’étrange et sulfureuse atmosphère qui semble s’être installée. Difficile de se poser trop de questions, ‘Honeymoon croon ‘reprend des structures plus rock, plus électriques avant que la touche d’étrangeté ne ressuscite avec une autre étrange ballade décalée, ‘Kingdom ‘s coming’. Les titres supplémentaires de la version cd livrent quelques chansons plus classiques mais très réussies comme les superbes et possédés ‘Sanity assassin’ et ‘Lagartja Nick’. En résumé, un album étrange et envoûtant, moins noir mais empli d’un charme sulfureux et maladif, sans être pour autant aussi décousu que 'Sky's gone out'.

Très bon
      
Publiée le mardi 24 décembre 2002

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Note moyenne        22 votes

commentaires

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Pielle Envoyez un message privé à Pielle

Un autre essentiel, un de plus, écouté il y a bien longtemps, jusqu'à plus soif...

TribalCrow Envoyez un message privé à TribalCrow

"Bauhaus semble expérimenter davantage pour créer des climats malsains, surprenants, peut-être même dérangeants." Le message essentiel. Des chansons basées sur la guitare acoustique ("Kingdom's Coming", "Slice Of Life", "King Of Volcano" avec sa rytmique paienne) propice à nous emmener dans un monde étrange, du Dub et du Reggae dévorés et digérés à la noirceur ("Honey Moon..." "She's In Parties" et sa guitare sifflante de génie !) et toujours des morceaux de pure folie et puissants ("Antonin Artaud","The Saniry Assassin"). Sans oublier la balade sous le clair de Lune gelée...

Solvant Envoyez un message privé à Solvant

J'en vois qui hésitent entre 5 & 6/6 c'est uniquement parcequ'il y existe les albums-étalons : "In the flat field" & "Mask" que l'on reste humblement à 5.

Gaylord Envoyez un message privé à Gaylord
Peut-être leur meilleur album.
Aiwass Envoyez un message privé à Aiwass
(...) "Who Killed Mr Moonlight ?", quand à lui, n'est ni plus ni moins que le plus désenchanté des titres de Bauhaus. Cette violence sourde, qui monte, monte, puis redescend sans cesse... ces crescendos pianistiques et synthétiques, fesant monter le frisson, puis le trahissant coup après coup en se laissant retomber, un peu comme un ivrogne vautré corps et saoûl dans le canal, qui essaierait à chaque tentative d'atteindre le bord, mais, une fois arrivé au but, retomberait comme une merde à l'eau, car les parois sont trop glissantes. Dans l'eau, le reflet de la Lune bien sûr... Et que dire du frissonant "Honeymoon Croon", aux accents amers, aux accélérations soudaines, comme les coups de bitte effrénés d'un puceau le premier soir, couplés à l'impuissance d'un vieillard. Le spleen sous un réverbère, sous acides... Cet album n'est pas seulement la quintescence, c'est un ultime poème arraché aux ténèbres de la rue, recraché sur le pavé, tel quel, déchiqueté par les rats, piétiné par les catins, tutoyant la syphilis et l'absinthe. Une poésie des plus sombres... un tissu de velours noir et de perles sales.