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Sex Pistols › Never mind the bollocks, here's the Sex Pistols

cd • 12 titres

  • 1Holidays in the sun
  • 2Bodies
  • 3No feelings
  • 4Liar
  • 5God save the queen
  • 6Problems
  • 7Seventeen
  • 8Anarchy in the UK
  • 9Submission
  • 10Pretty vacant
  • 11New York
  • 12EMI

informations

line up

Paul Cook (batterie), Steve Jones (guitare, basse), Glen Matlock (basse), Johnny Rotten (chant), Sid Vicious (basse)

chronique

Pour l’Angleterre et le monde, il y a eu l’avant et l’après Sex Pistols. En l’an 1977, en pleine explosion punk, sort un album mythique dont la pochette aux couleurs criardes et le titre résument à eux seuls l’état d’esprit qui règne dans la capitale britannique. Quatre gamins hirsutes, grossiers et mal habillés viennent donner un bon coup de pied dans la fourmilière et réclamer le chaos : Sex Pistols est dans la place ! Non, la vie n’est pas un rêve, le chômage frappe la jeunesse qui en a marre des carcans sociaux et musicaux. À la suite d’Iggy et ses Stooges, des New-York Dolls, les Sex Pistols déclarent la guerre aux guitar-heroes pour jouer des mélodies sur trois accords avec des guitares au son sale ; une nouvelle mentalité est née qui porte ses fruits aujourd’hui encore : pas besoin d’être musicien pour faire des disques. Cette maxime profitera aux légions de groupes qui s’engouffreront dans la brèche du punk rock et du post punk. Peu subtile, urgente et brute, la musique des Sex Pistols a pourtant les qualités presque pop de ces mélodies simples que l’on retient tout de suite et qu’on ne peut s’empêcher de fredonner sans cesse. Ajoutez à cela une rythmique musclée, et à l’envie de chantonner s’ajoute celle de pogoter frénétiquement. Pour corser le tout, des textes prônant le chaos et l’effondrement des valeurs morales établies portés par la voix nasillarde d’un Johnny Rotten aux allures de psychopathe feront de ‘Anarchy in the UK’ ou ‘God save the queen’ des hymnes punk éternels. Une carrière plus qu’éphémère, un seul album, la mort de son bassiste par overdose, un mouvement aussitôt récupéré par les majors et surtout le cri d’une jeunesse : ‘There is no future for you !’ qui n’en a pas fini de mourir depuis plus de 20 ans... Même s’ils n’ont pas eu le talent des Clash ou d’Iggy Pop, ni la carrière des Damned ou la sincérité des Ramones, Sex pistols a su incarner l’essence et l’image du punk primal comme aucun groupe avant ou après lui.

Très bon
      
Publiée le mardi 10 décembre 2002

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commentaires

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Indusfreak › Envoyez un message privé à Indusfreak

Assez d'accord, ce disque, c'est de l'énergie, point. Si on ne cherche pas autre-chose, il fait parfaitement le taf' et c'est déjà pas mal en soi. Il y a plus raffiné en punk, c'est sûr. Je préfère les Buzzcocks ou les Wire, (mais est-ce encore du punk ?) En fait on s'en fout finalement, tant que ça glisse bien !

ashara › Envoyez un message privé à ashara

Je ne l'écoute pas souvent, mais à chaque fois cet album m'embarque d'un bout à l'autre, sans temps mort, et me remplis d'une belle énergie. J'adore.

SpikeyD › Envoyez un message privé à SpikeyD

1976-2026. En septembre de cette année, on fêtera (?) ou on commémorera (?) le cinquantième anniversaire du fameux festival punk, organisé par Malcom McLaren, un événement qui s'était tenu deux soirs d'affilée dans un club au sous-sol d'un immeuble sur Oxford Street, situé au numéro 100, d'où son nom le '100 Club'.

Sur ce, dans le monde de l'édition hexagonal, les marchands du temple battent déjà le pavet. L'inénarrable Francis Dordor, ex-journaliste au magazine Best, va en faire rire plus d'un, à la lecture d'un de ses articles, dans un énième nouveau numéro spécial Punk des Inrocks. Il y écrit, que personne ne crachait en concert sur Siouxsie! alors qu'il y a des photos de presse de la demoiselle avec un look capitaine crochet, portant un cache à un oeil, précisément parce qu'elle avait essuyé un tir fourni de mollards lancé par des kids lors d'un gig. Si tous les autres écrits de Francis Dordor sur le punk sont du même acabit (il vient de publier un livre sur le même sujet avec Jean-Eric Perrin - un autre ancien de Best), cela promet de grande choses. De toute façon, le livre de Jon Savage sur le punk, England's Dreaming, reste la référence absolue.

Finalement, ce premier Never mind de l'histoire est sorti bien tardivement, en octobre'77, quand certains étaient déjà passés à autre chose.

Message édité le 11-07-2026 à 01:57 par SpikeyD

Pielle › Envoyez un message privé à Pielle

Décrassage de printemps...

louis › Envoyez un message privé à louis

c'est avec ce disque que tout a commencé,un classique jamais egalé dans ce style de musique...................